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Transports Équateur

Les routes 

L'état des routes

Le réseau s'améliore d'année en année. Presque toutes les routes sont neuves ou en chantier. L'axe principal est la Panaméricaine, en excellent état de la frontière colombienne jusqu'à Riobamba. Au-delà, ça se dégrade. Autres bonnes voies de circulation : l'autoroute à péage Guayaquil-Salinas, les axes Cuenca-Loja, Guayaquil-Pérou... D'une manière générale, les grands axes reliant les villes entre elles sont bitumés.
Pour le reste (trajets village-village), le goudron gagne chaque année du terrain sur la piste, mais l'entretien ne suit pas toujours.
Côté Amazonie, ça bitume pas mal aussi.
- Par temps de pluie dans les régions montagneuses et volcaniques, ainsi que sur les versants ouest et est de la cordillère, il y a des risques d'affaissement ou d'effondrement de pierres et de rochers. Des éruptions peuvent aussi causer des dégâts.
- En principe, disposer d'un véhicule 4x4 est recommandé pour voyager à travers le pays, sauf si on se limite aux grands axes comme la Panaméricaine et aux routes nouvellement bitumées.
- Conseils : si vous apercevez un véhicule venant vers vous en faisant d'importants zigzags, ne pensez pas que le conducteur a forcé sur l'alcool. Il tente seulement d'éviter les nombreux nids-de-poule, et dans certains nids on peut mettre bien plus qu'une seule poule. Pour cette raison, évitez de conduire la nuit.
- Dans les villes, même à Quito sur les boulevards, les nids-de-poule sont parfois remplacés par une plaque d'égout manquante... On peut imaginer le résultat si l'on est distrait !

La signalisation 

Elle s'améliore elle aussi. Désormais, les panneaux indicateurs se sont multipliés, et même les noms des villages sont indiqués. Dans les grandes villes, les noms des rues sont presque toujours indiqués aux carrefours.
- Sens unique, sens interdit : on trouve des panneaux soit Una vía avec une seule flèche, soit Doble vía avec une flèche à chaque bout. Ces indications sont encore parfois complétées ou remplacées, avec le même système de flèches, par Principal ou Secundaria. Selon que l'on se trouve sur l'une ou l'autre (il faut s'en souvenir), on a priorité ou non.
- Le panneau octogonal rouge STOP tel que nous le connaissons est présent comme ailleurs, à cette différence qu'il porte l'inscription « Pare », du verbe parar, s'arrêter.
- « Peligro » signifie « danger »... et cette indication apparaît fréquemment sur les routes.
- Les feux de signalisation sont fréquents à Quito et Guayaquil, beaucoup moins ailleurs. Ils sont parfois perchés assez haut au milieu du carrefour ou placés de l'autre côté de l'intersection à franchir.

Le camion

Certains prennent parfois des passagers moyennant participation aux frais ; se renseigner sur le tarif du bus et accepter de payer entre 50 et 70 % de ce tarif. Tout dépendra de la rapidité présumée du camion.
Si vous voyagez de nuit, essayez d'occuper la cabine car, en juin ou en juillet, les nuits dans la cordillère sont fraîches.
- Dans toutes les villes des Andes, le plus souvent près des marchés, on trouve des camions qui partent à toute heure du jour ou de la nuit en direction des régions les plus perdues.
- Attention ! Évitez de voyager en camion pendant la saison des pluies (de fin décembre à mai dans la Sierra et de janvier à avril sur la côte).

Le bus

Hormis l'avion dans certains cas, c'est le moyen le plus pratique pour voyager. Les bus vont partout, sont bon marché et les fréquences des départs nombreuses. L'état des véhicules se révèle souvent correct, voire confortable. Les chauffeurs ont tendance à conduire « sportivement ».
- Les différents types de bus : la plupart des véhicules sont des bus ordinaires, sans grandes commodités à bord (si ce n'est des toilettes). Sur certains trajets cependant, il existe des bus ejecutivos, plus confortables et pas beaucoup plus chers.
Pour les petites distances, vous prendrez plutôt des bus moyens (souvent des bus Hino d'une trentaine de places).
Pour les banlieues et environs des villes, vous trouverez généralement un bus bringuebalant et à l'horaire fantaisiste.
- Vitesse : les bus couvrent en moyenne 45-50 km/h. Ils partent bien souvent à l'heure.
- Tarifs : ils sont alignés. Les bus ejecutivos sont un peu plus chers. Compter 1 US$ par heure de trajet.
- Se renseigner sur les conditions climatiques, notamment l'hiver en altitude, et sur les possibilités d'inondation qui peuvent vous bloquer et gâcher un parcours.
- Les gares routières : presque toutes les villes possèdent un terminal de bus dit « terrestre » unique.

Quelques conseils pour le bus

- Évitez les places du fond : ca remue plus et les sièges ne s'inclinent pas.
- Si vous roulez de nuit, prévoyez une couverture, un poncho ou un duvet.
- Conservez tous les objets de valeur sur vous, sur vos genoux (pas sur le sol ni dans les casiers).
- Munissez-vous de boules Quies. Bien souvent, même la nuit, le chauffeur met la radio ou une cassette de musique traditionnelle.

La voiture

À moins d'être à plusieurs ou d'avoir vraiment les moyens, il ne nous paraît pas indispensable de louer une voiture pour visiter le pays : le service de bus fonctionne très bien. Mais si vous y tenez, préférez la location d'un 4x4. Il existe quelques routes à péage, mais le prix est modéré : compter 1 US$ pour 50 km.

Location de 4x4

L'état de certaines routes et l'accès souvent difficile à certains sites naturels et historiques justifient la location d'un 4x4.
Il faut aussi choisir entre louer le véhicule avec ou sans chauffeur. Vu l'amélioration du réseau routier et de la signalisation, il est parfaitement possible de circuler sans chauffeur. Avec un chauffeur en revanche, pas de franchise (élevée pour un 4x4 !) à payer en cas de dommage ou d'accident.
- Si vous ne louez pas avec chauffeur, faites très attention aux vols. Les sociétés de location prévoient une franchise pouvant aller jusqu'à 2 500 US$ en cas de non-restitution du véhicule.

Le train 

Il ne fonctionne plus que sur deux ou trois tronçons de l'ancienne ligne Guayaquil-Quito. Seules les liaisons ci-dessous ont donc repris du service, et encore, seulement pour les touristes :
- Tambillo-Boliche-Tambillo (petite ville au sud de Quito) : train touristique qui passe par le parc Boliche avec de belles vues sur le Cotopaxi. Départ le dimanche, à 8 h.
- Riobamba-Nariz del Diablo-Alausi : train touristique là aussi.
- Ne pas manquer non plus l'autoferro entre Ibarra et Salinas.

L'avion

Les lignes intérieures sont assez bon marché et fiables. Plusieurs compagnies nationales se partagent le marché local : Tame, Aerogal, Icaro, Saereo, Air & Express et Vipsa. Elles relient toutes les villes principales du pays.La compagnie chilienne LAN assure aussi des vols internes.
- Pour les vols internationaux, n'oubliez pas de confirmer votre place parfois jusqu'à 72 h à l'avance (sauf sur KLM et Iberia-LAN qui confirment systématiquement dès que vous avez effectué le voyage aller), et de vous présenter au moins 2h avant l'embarquement.
- La taxe d'aéroport sur les vols internationaux est à payer à l'embarquement et s'élevait en 2008 à 41 US$ à l'aéroport de Quito et à 29 US$ à celui de Guayaquil.
- Pour les Galápagos, pensez à réserver le plus tôt possible : les places sont limitées et très chères (presque 400 US$). 


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