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Transport Equateur

Les routes

- État des routes : jusqu’à un passé récent, seule la Panaméricaine, véritable dorsale du pays, pouvait vaguement ressembler à une route nationale de chez nous. Maintenant, la Côte possède aussi une route asphaltée qui part d’Esmeraldas et arrive à Salinas au sud ainsi que la route reliant Esmeraldas à San Lorenzo. Il manque encore quelques tronçons, et les ponts ne sont pas encore tous construits. Certains tronçons de la Panaméricaine sont en bon état, d’autres moins.
Dans la partie amazonienne, bonne route asphaltée entre Baños et Puyo, mais, par exemple, ce sont des routes de terre (et de cailloux) entre Puyo et Macas et Puyo et Tenas. Renseignez-vous auprès des pompistes sur l’état des routes. Par temps de pluie, dans les régions montagneuses et volcaniques, ainsi que sur les versants ouest et est de la Cordillère, il y a pas mal d’affaissements ou d’effondrements de pierres et de rochers. Des éruptions peuvent aussi causer des dégâts.
Conseil : si vous apercevez un véhicule faisant d’importants zigzags, ne pensez pas que le conducteur a forcé sur l’alcool. Il tente seulement d’éviter les nombreux nids-de-poule, et dans certains nids, on peut mettre plus d’une poule. Pour cette raison, évitez de conduire la nuit.
- Signalisation : elle est quasiment absente, même à l’approche des grandes villes. D’importantes bifurcations ne présentent aucun panneau indicateur. Les noms des villages sont très rarement indiqués.
- Sens unique, sens interdit : on trouve des panneaux « Una vía » avec une seule flèche, soit « Doble vía » avec une flèche à chaque bout. Pas besoin de traduire. Ces indications sont parfois complétées ou remplacées, avec le même système de flèches, par Principal ou Secundaria. Selon que l’on se trouve sur l’une ou l’autre, mais il faut s’en souvenir, on a priorité ou non.
Le panneau octogonal rouge « stop » tel que nous le connaissons est plus fréquent, à cette différence qu’il porte l’inscription « Pare » du verbe parar, s’arrêter.
Les feux de signalisation sont fréquents à Quito, beaucoup moins ailleurs. Ils sont souvent perchés assez haut au milieu du carrefour ou placés de l’autre côté de l’intersection à franchir, ce qui implique une certaine vigilance.
- Cartes routières : il faut oublier les trop bonnes habitudes prises avec nos cartes Michelin. Rien d'équivalent n'existe ici. La moins mauvaise des cartes, on ne peut pas dire la meilleure, est celle des éditions International Travel Maps à l’échelle 1/700 000e, ainsi que les cartes Nelson Gomez au 1/625 000e, sur laquelle 1,6 cm représente 10 km sur le terrain. C’est peu détaillé !
Carte de Quito : la meilleure est celle éditée par International Travel Maps à l’échelle 1/12 500e avec un index alphabétique des rues.

L'auto-stop

Pour ceux qui aiment le sport ! Car vu le prix des bus, seuls les vrais aventuriers tendront le pouce. Les Equatoriens, très sympas n’hésiteront pas à prendre les étrangers qui voyagent a dedo.

Les camions

C’est le faux stop. Si dans certains pays, et notamment au Pérou et en Bolivie, on voyage en camion en payant le chauffeur, c’est moins courant en Équateur. Ils prennent cependant des passagers moyennant participation aux frais ; se renseigner sur le tarif des bus et accepter de payer entre 50 et 70 % de ce tarif. Tout dépendra de la rapidité présumée du camion. Prix à la tête du client, mais rarement au-dessus de la moitié du tarif du bus pour le même trajet.
Le camion est le moyen de transport le plus économique mais aussi le plus inconfortable : profitez de la vue panoramique en voyageant à l’arrière du véhicule où l’on installe, tant bien que mal, au milieu des autres passagers, des bouteilles, des moutons et des cochons.

Les bus

En règle générale, c'est le moyen le plus intéressant pour voyager. Les tarifs varient suivant les compagnies et suivant les types de bus. Les moyennes horaires des bus ne dépassent pas les 45 à 50 km/h. Ils sont nombreux et partent bien souvent à l’heure. Les gares routières : presque toutes les villes possèdent un terminal de bus dit « terrestre » unique. Très pratique car on retrouve toutes les compagnies dans un même lieu, ainsi que les horaires. Conseils : évitez les places du fond, ça remue plus et les sièges ne s’inclinent pas. Évitez également d’être près de la porte si vous voyagez de nuit. Les joints laissent passer une petite brise la première heure, mais après, on gèle littéralement. Si vous roulez de nuit, prévoyez une couverture, un poncho ou un duvet. Conservez tous vos objets de valeur sur vous. Réservez vos places la veille ou le matin pour le soir, cela vous permettra de choisir votre siège. Attention, les veilles de marché, les bus sont souvent pleins.

Le train

Les trains sont très insolites mais de moins en moins nombreux. Ils ont l’habitude de s’arrêter n’importe où, même en plein désert, à la demande du voyageur. Très fréquentés, ils sont toujours pleins.
Une seule ligne : Quito-Boliche-Quito : train touristique qui fonctionne uniquement le dimanche. Belles vues sur le Cotopaxi. Départ à 8h.
La ligne Riobamba-Alausi : elle fonctionne régulièrement au départ de la gare de Riobamba.
Une mention particulière pour le petit train des Andes. On peut admirer le paysage perché sur le toit.

L'avion

En gros, les lignes internationales sont relativement chères. Très utile et pratique si vous désirez visiter plusieurs pays (voir la Lloyd Aereo Boliviano, qui a de bons réseaux en Amérique)… Les lignes intérieures sont assez bon marché et fiables. Pour les vols internationaux, n’oubliez pas de confirmer votre place parfois jusqu’à 72 h à l’avance et de vous présenter 2 h, voire 3 h avant l’embarquement.
Si vous avez le budget, faites en avion le trajet Quito-Cuenca. On survole la prodigieuse « avenue des volcans ». Pour les Galápagos, pensez à réserver le plus tôt possible : les places sont limitées. Très, très cher (presque 400 US$).

Transports maritimes

L'activité maritime est très grande. Les principaux ports sont Guayaquil, Manta, Bahía de Caráquez, Esmeraldas, Salinas, Puerto Bolívar et Puerto San Lorenzo. Des caboteurs ou des petits bateaux à vapeur longent ces différents ports. On peut s'embarquer à bord de l'un d'eux. De même, si vous voulez vous rendre en Colombie, au Pérou ou au Chili, prenez un des cargos mixtes réguliers qui desservent les villes côtières de la côte Pacifique.





 



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