- Statut : fédération de sept émirats comprenant, par
ordre de taille, l’immense Abu Dhabi (67 340 km²), Dubaï (3 885 km²),
Sharjah (2 590 km²), Ras el Khaïma (1 683 km²), Fujaïrah (1 166 km²),
Umm al Qaïwain (777 km²) et Ajman (460 km²).
- Superficie : environ 82 880 km². De nombreuses zones frontalières avec
l’Arabie Saoudite sont contestées.
- Capitale : Abu Dhabi.
- Population : 4,6 millions d’habitants (estimation 2008), soit plus de deux fois plus qu’au début
de la décennie 2000 !
- Forme de l'État : Émirat ou État fédéral.
- Régime : État fédéral composé de 7 émirats. Monarchie héréditaire dans chaque émirat.
- Chef de l’État : Khalifa ben Zayed al-Nahyan, émir d’Abu
Dhabi, est président des Émirats arabes unis depuis novembre 2004 (réélu en novembre
2009). Il a succédé à son père.
- Premier ministre : Mohammed ben Rachid al Maktoum est Premier ministre et aussi vice-président (depuis janvier 2006). Il est
issu de la famille régnante de Dubaï. Lui a succédé
à son frère...
- Politique : les Émirats ne sont pas à proprement parler ce
que l’on pourrait appeler une démocratie... Les partis politiques
sont même carrément interdits ! Le président est nommé
par le Conseil suprême, composé des sept
émirs. Deux seulement disposent d’un droit de veto : celui d’Abu
Dhabi et celui de Dubaï qui, de fait, dominent la politique
du pays. Les ministres sont désignés par le président.
Instauré en 2006, le Conseil national fédéral est composé
de 40 membres, pour moitié nommés par les émirs,
pour moitié élus par un collège réduit de 6 689
Émiriens triés sur le volet. Eux seuls ont le droit de se présenter.
Le CNF ne sert à rien démocratiquement
parlant, dans le sens où il ne peut ni amender ni refuser la législation concoctée
par les sept (deux) grands chefs sioux... Les juges sont aussi nommés
par le président !
- Ethnies : avec seulement 21,9 % de la population, les Émiriens sont
depuis longtemps minoritaires dans leur propre pays. Le reste est composé
d’immigrants attirés par l’économie florissante :
Indiens, Pakistanais et Bangladeshis, Arabes et Iraniens, Africains, Philippins
et Chinois, Occidentaux. L’immigration étant davantage masculine,
le pays compte deux fois plus d’hommes que de femmes ! C’est encore
pire à Dubaï : 75 % d’hommes et seulement 5 % d’Émiriens...
- Religion : islam à 96 % (83 % de sunnites, 17 % de chiites).
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : les sites culturels d'Al Aïn (Hafit, Hili, Bidaa Bint Saud et les oasis), inscrits en 2011.
Économie
Le dynamisme des Émirats a longtemps reposé
sur une unique source de revenus, le pétrole, exploité massivement
à partir des années 1970.
La répartition inégale
de la ressource entre les émirats (près de 95 % des réserves sont localisées
à Abu Dhabi), la chute des cours au milieu des années 1980 et l'épuisement des réserves ont toutefois obligé certains à chercher des revenus alternatifs. C’est ainsi que Dubaï a débuté très tôt
sa reconversion en développant les industries de services (place portuaire,
aérienne et financière), les travaux publics et l’immobilier, ainsi que le tourisme.
Abu Dhabi, malgré la richesse de son sous-sol, a pris le parti de copier le modèle de Dubaï.
Depuis l'indépendance en 1971, les Émirats arabes unis ont connu une
forte croissance et le PIB par habitant a connu une forte augmentation,
notamment grâce au pétrole et au gaz naturel. La croissance s'est
stabilisée mais reste l'une des plus fortes de la planète. Les priorités nouvelles, basées sur un crédit peu cher,
une main-d’œuvre étrangère exploitée et un engouement pour les destinations shopping exotiques, ont permis d’atteindre ces taux de croissance exceptionnels.
Cependant, la surchauffe de l’économie,
mise à mal par la crise financière mondiale, a fait éclater
la bulle immobilière et ramené les Émirats a davantage
de réalisme. Après une période de croissance soutenue avoisinant les 10 %, l'économie des émirats connaît actuellement un ralentissement.
Aujourd'hui, les services (commerce, tourisme, finance) représentent près de 40 % du PIB. La part du pétrole et des hydrocarbures a été ramenée à près de 30 %.