Drapeau Égypte

Carte d'identité Égypte

- Superficie : 1 001 449 km² (le territoire est composé à 97 % de désert !).
- Population : 85 millions d’habitants (estimation 2013).
- Densité : 74,10 hab./km².
- Capitale : Le Caire (presque 20 millions d’habitants en 2012).
- Langue : arabe.
- Monnaie : livre égyptienne.
- Régime politique : présidentiel.
- Chef de l’État : Adli Mansour, président par intérim depuis juillet 2013, après la destitution de Mohamed Morsi.
- Indice de développement humain (espérance de vie, éducation, niveau de vie) : 0,662. Rang mondial : 112 sur 187 pays.
- Revenu mensuel moyen : environ 600 LE (70 €).
- Sites classés au Patrimoine de l’Unesco : le Caire islamique, Memphis et la région des pyramides de Guizèh à Dahchour, la vallée des Baleines (Wadi al Hitan), Thèbes antique et sa nécropole, les monuments de Nubie d'Abou Simbel à Philae et la zone de Sainte-Catherine.

Économie

Les premiers revenus du pays sont fournis par le tourisme. Il représentait 13 % du PIB. Certaines estimations annoncent que les revenus du tourisme auraient diminué de 90 % en 2011 suite à la révolution, entraînant des dizaines de milliers de licenciements économiques.
Viennent ensuite les transferts des Égyptiens émigrés, les ressources énergétiques et les droits de passage du canal de Suez, sans oublier la précieuse aide américaine (essentiellement de nature militaire). La crise économique mondiale a réduit les transferts des Égyptiens émigrés.
L'Égypte assure globalement son autosuffisance énergétique. La découverte de gisements de gaz en Méditerranée devrait la mettre à l'abri jusqu'en 2080 (2025 pour le pétrole).
Ces ressources, primordiales, représentaient près de 20 % du PIB et permettaient de maintenir un taux de croissance parmi les plus élevés de la région. Mais cette tendance dynamique s’est nettement ralentie avec la révolution de 2011, la croissance a peiné à atteindre 1 % en 2011 et environ 2 % en 2012 (même tendance prévue pour 2013). L’inflation s’envole (13,7 % prévus pour 2013-2014) et la dévaluation de la monnaie locale devrait accentuer ce mouvement.

La place de l'agriculture...

L'agriculture est un des piliers de l'économie égyptienne, puisque le tiers de la population vit de cette activité, qui ne représente toutefois que 14 % du PIB. On cultive principalement le coton, le blé, le maïs et le riz encore de façon traditionnelle. Il est aujourd'hui question d'introduire plus de mécanisation dans le cadre d'un développement durable.
Aujourd'hui, les spécialistes soulignent que l'Égypte a certes développé son agriculture mais n'a pas mis en place de politique alimentaire, prenant en compte son explosion démographique.
De plus, au niveau de l’irrigation, le gaspillage est colossal. Or tous les pays du bassin du Nil font pression pour réduire la quote-part de l’Égypte.
En 2008, le pays a souffert d’une pénurie de pain dans les boulangeries d’État, provoquant grèves et manifestations.
Le problème du pain est crucial et hautement symbolique. Aussi, mi-2013, un projet d’augmentation du prix du pain était à l’étude. Pis : on parlait de limiter l’achat de galettes de pain à trois par personne et par jour, afin de ne pas alourdir la dette de l’État.

... et celle de l'armée

L'armée pèse aussi de tout son poids sur l'économie. Elle détient de nombreuses entreprises publiques (eau, industrie pétrolière, construction, hôtellerie). D'autre part, les multiples guerres qui ont secoué l'histoire récente et les investissements massifs dans l'appareil sécuritaire ont largement grevé les finances. Depuis les accords de Camp David en 1978 scellant la paix avec Israël, les USA fournissent 2 milliards de dollars par an à l'Égypte.

Vers une modernisation de l'économie

Depuis la présidence d'Anouar el-Sadate (1970-1981), le pouvoir égyptien s'est engagé dans une libéralisation de l'économie, détricotant le modèle socialiste imposé par Nasser.
Le chantier de la modernisation de l’économie apparaît encore bien vaste... et devra impérativement passer par une stabilisation politique.

Une croissance à deux vitesses

Au bas de l'échelle sociale, on continue à utiliser le système des cartes d'approvisionnement dans les magasins d'État subventionnés. Quant aux soins médicaux, ils sont toujours réglés selon le revenu des malades.
Ces inégalités flagrantes favorisent le développement des organisations religieuses, comme les Frères musulmans.
Plus que jamais, le pays fonctionne à deux vitesses. Une caste de parvenus accapare les richesses nées des politiques de libéralisation, quand la majorité de la population voit sa situation économique stagner, voire se détériorer. Ainsi, par-delà les aspirations politiques, les revendications sociales ont été au cœur de la révolution de janvier-février 2011.

2011-2013 – révolution, incompétence d’État
et crise économique : les conséquences

Avec un appareil d’État moribond, aucun des clignotants économiques ne repassera au vert. La chute du tourisme - estimée entre 60 et 80 % en moyenne - en chiffre d’affaires (l’un des trois premiers revenus nationaux) touche 30 % de la population égyptienne.
La fuite des capitaux a été importante. L’émigration est en forte hausse. Depuis le début de l’année 2013, la livre égyptienne a déjà perdu 25 % de sa valeur par rapport au billet vert, au marché noir. Les Égyptiens ne peuvent quasi plus obtenir de devises dans les banques, et les cours flambent sur le marché parallèle. Les réserves en devises de l’État fondent comme neige au soleil.
De 13,2 milliards de dollars en 2008, les investissements étrangers sont tombés à 2,1 milliards en 2012. Sans ces liquidités, le pays ne va bientôt plus pouvoir acheter d’essence, mais surtout de blé, base de toute la nourriture.
Le FMI conditionne son prêt à la réduction des subventions publiques sur l’essence et les produits alimentaires de base, ainsi qu’à l’augmentation des impôts.
L’économie égyptienne est au bord du gouffre.

Droits de l'homme

Le renversement le 3 juillet 2013 du président islamiste Mohammed Morsi - par un « soulèvement populaire » selon les uns, un « coup d’État militaire » pour les autres -, a abouti à une suspension de la constitution et à la nomination d’un président par intérim, Adly Mansour (jusqu’alors président de la Cour suprême).
Ces événements ne se sont pas déroulés sans heurts : l’armée est accusée d’avoir fait tirer sur une manifestation organisée par les Frères musulmans, favorables au président déchu. D’autres exactions ont été commises par des manifestants de part et d’autres, à commencer par de nombreuses agressions sexuelles à l’encontre de femmes, ainsi que des passages à tabac et des lynchages.
Ces événements ne sont que le énième soubresaut des événements de ces dernières années, qui, s’ils ont permis la chute de Moubarak, ont considérablement attisé les clivages qui déchirent la société égyptienne.
Des conflits très durs entre musulmans et chrétiens coptes (qui représentent encore officiellement 10 % de la population) ont eu lieu et il y a fort à craindre que les extrémismes ne se renforcent.
Rappelons enfin que durant toute la période post-Moubarak, les cours militaires ont fonctionné à plein régime, emprisonnant tous ceux qui contestaient le régime.
Ce qui fait dire aux plus optimistes - mais ils sont rares - que cette période trouble et violente peut être le prémice à la naissance d’une nouvelle Égypte, peut-être plus tolérante et respectueuse des libertés... à terme.




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