- Population : 83 millions d’habitants (estimation 2010).
- Superficie : 1 001 449 km² (le territoire est composé à 97 % de désert !).
- Densité : 74,10 hab./km².
- Capitale : Le Caire (presque 20 millions d’habitants en 2011).
- Langue : arabe.
- Monnaie : livre égyptienne.
- Régime : présidentiel.
- Chef de l’État par intérim : le maréchal Mohammed Hussein Tantawi est le chef du Conseil militaire suprême (Conseil suprême des forces armées) de la République arabe d'Égypte depuis février 2011. Il a annoncé qu'une élection présidentielle se tiendra « avant la fin juin 2012 ».
- Revenu mensuel moyen : autour de 600 LE (70 €).
- Sites classés au Patrimoine de l’Unesco : lle Caire islamique, Memphis et la région des pyramides de Guizèh à Dahchour, la vallée des Baleines (wadi al Hitan), Thèbes antique et sa nécropole, les monuments de Nubie d'Abou Simbel à Philae et la zone de Sainte-Catherine.
Économie
Les premiers revenus du pays sont le tourisme. Viennent ensuite les transferts des Égyptiens émigrés, le pétrole et les droits de passage du canal de Suez, sans oublier la précieuse aide américaine. L'Égypte assure son autosuffisance énergétique, et la découverte récente de gisements de gaz en Méditerranée devrait la mettre à l'abri jusqu'en 2080 (2025 pour le pétrole).
Ces ressources, primordiales, représentent près de 20 % du PIB et permettent de maintenir un taux de croissance parmi les plus élevés de la région.
L'agriculture est un des piliers de l'économie égyptienne, puisque le tiers de la population vit de cette activité, qui ne représente toutefois que 13 % du PIB. On cultive principalement le coton, le blé, le maïs et le riz encore de façon traditionnelle. Il est aujourd'hui question d'introduire plus de mécanisation dans le cadre d'un développement durable.
Aujourd'hui, les spécialistes soulignent que l'Égypte a certes développé son agriculture mais n'a pas mis en place de politique alimentaire, prenant en compte son explosion démographique.
L'armée pèse aussi de tout son poids sur l'économie. Elle détient de nombreuses entreprises publiques (eau, industrie pétrolière, construction, hôtellerie). D'autre part, les multiples guerres qui ont secoué l'histoire récente et les investissements massifs dans l'appareil sécuritaire ont largement grevé les finances. Depuis les accords de Camp David en 1978 scellant la paix avec Israël, les USA fournissent 2 milliards de dollars par an à l'Égypte.
Depuis la présidence d'Anouar El-Sadate (1970-1981), le pouvoir égyptien s'est engagé dans une libéralisation de l'économie, détricotant le modèle socialiste imposé par Nasser.
Plus que jamais, le pays fonctionne à deux vitesses. Par ailleurs, la fuite des capitaux pendant et après la révolution a été importante.
Droits de l'homme
Après 18 jours de manifestations et d'occupation quasi-ininterrompue de la place Tahrir, l'ancien raïs a accepté de se retirer en février 2011. Mais nombreux sont ceux qui craignent une confiscation du pouvoir par l'armée. Celle-ci, très puissante politiquement et économiquement, a en effet observé une relative neutralité pendant les événements et est devenue l'un des acteurs clefs de la transition politique.
Le peuple Égyptien a repris le chemin de la place Tahrir en juillet pour réclamer une accélération des réformes démocratiques, la fin de la corruption et le jugement des caciques du régime. De nombreux défenseurs des droits de l'Homme demandent la fin de la justice expéditive rendue par les cours militaires.
En outre, la révolution n'a pour le moment pas répondu aux problèmes de fond. Faute de protections policières, des tensions communautaires entre coptes et musulmans sont même réapparues, plus violentes encore.
Les plus grandes perdantes de la révolution auront été les femmes, toujours totalement exclues de la vie publique. Selon le centre égyptien pour les Droits des femmes, 83 % des Égyptiennes subiraient une forme de harcèlement sexuel à un moment de leur vie, et le pays connaît l'un des taux les plus importants au monde en matière d'excision.
Enfin, des milliers d'Éthiopiens et d'Érythréens sont chaque année kidnappés par des Bédouins du nord Sinaï. Il ne s'agit là que d'une des nombreuses violations des droits des migrants en Egypte, régulièrement maltraités, voire assassinés par la police des frontières.