Le sport en Grande-Bretagne est invariablement associé aux paris. Les Écossais sont prêts à parier n'importe quoi sur tout. Les bookmakers - une institution privée britannique - prennent même des paris sur le pays qui accueillera les prochains Jeux olympiques, ou tout simplement sur le temps qu'il fera demain.
Golf
On dit du golf qu'il fut inventé par des bergers qui s'ennuyaient au milieu de leurs moutons et qui, un jour, imaginèrent un passe-temps pas bien malin : à l'aide de leur crosse de berger, ils expédiaient des cailloux ou des crottes de mouton séchées dans les terriers de lapins. Marie Stuart était une fana de golf et scandalisa les Écossais puritains en s'adonnant à son jeu favori peu de temps après la mort de son mari. Les prestigieux golf clubs d'Édimbourg et de Saint Andrews ont été fondés dès le milieu du XVIIIe s par des gentlemen qui se côtoyaient assidûment dans les loges maçonniques. En 1868, enfin, les dames furent autorisées à arpenter les greens.
L'Écosse compte plus de 450 terrains de golf et, contrairement à la perception que l'on en a sur le continent, ce n'est nullement un sport élitiste. Les droits d'entrée sont vraiment modiques et vous verrez souvent des gamins, sac de clubs sur l'épaule, aller faire quelques trous à la sortie des cours. Les greens les plus anciens et les plus sélects entretiennent une tradition rigoureuse et exigent un parrainage, mais vous trouverez des terrains municipaux où un parcours ne vous coûtera que quelques livres. Jetez donc vos préjugés aux orties (ou plutôt aux chardons), et si l'on vous invite pour un parcours sur un des links côtiers, n'hésitez pas ! Le « 19e trou » (au clubhouse) n'en sera que plus chaleureux.
Rugby
L'origine de ce sport remonte au XIXe s, lorsqu'un lycéen (futur pasteur) prit la balle dans ses bras au cours d'un match de balle au pied dans la ville anglaise de... Rugby ! L'Écosse participe au tournoi des Six Nations. Les matchs à domicile de l'équipe du Chardon se jouent au stade de Murrayfield, à Édimbourg.
Randonnées
Des promenades familiales aux longues marches de chevronnés, les Highlands font le bonheur de tous les randonneurs. Les chemins sont praticables d'avril à octobre, avec parfois encore de la neige en début de saison. Les Munros, baptisés du nom de leur compilateur (à la fin du XIXe s), désignent quelque 284 sommets d'une altitude supérieure à 3 000 pieds (soit 914 m), que tout montagnard écossais se fait un devoir de gravir au cours de son existence. Celui qui s'attaque à ces montagnes pratique donc le munro bagging !
Signalons quelques itinéraires bien balisés (comme les GR chez nous)
:
- Le West Highland Way (152 km) : accessible d'avril
à octobre. Facile à suivre à ses débuts, il se complique ensuite. Les possibilités
d'hébergement en route ne manquent pas sur ce parcours : campings, B & B mais
en haute saison, pensez à réserver. Itinéraire complètement couvert par la carte
Harveys au 1/25 000. Internet : www.west-highland-way.co.uk.
- Great Glen Way (117 km) : suit le canal Calédonien, de Fort William à Inverness. Prévoir de 4 à 6 jours. Les plus costauds peuvent donc prolonger l'itinéraire précédent. Certains tronçons empruntent des anciens chemins de halage, d'autres sinuent en pleine forêt. Nombreuses écluses en route. Parcours doublé d'une piste cyclable sur presque toute sa longueur. Internet : www.greatglenway.com.
- Le Southern Upland Way (341 km) : c'est le plus long d'Écosse. D'ouest en est, il va de Portpatrick, près de Stranraer, à Cockburnspath dans les Borders. Vallées, forêts et collines sans trop de difficultés jalonnent l'itinéraire qui nécessite pourtant une préparation soignée dans les tronçons où l'hébergement n'est pas assuré. Internet : www.southernuplandway.com.
- Le Speyside Way (104 km) :. au cœur des Grampians, part de Buckie sur la côte et remonte le cours de la Spey jusqu'à Aviemore. Variantes vers Tomintoul et Dufftown. Pas de difficulté particulière. Sentiers campagnards en bordure des monts Cairngorm avec des possibilités d'arrêt pour visiter les distilleries avant de repartir d'un pas allègre.
Internet : www.speysideway.org.
Quelques conseils
- Depuis le printemps 2005, le Parlement écossais a fait entrer en vigueur une nouvelle législation, le Scottish Outdoor Access Code. Il permet à chacun de fréquenter la quasi-totalité du territoire écossais, dans la mesure où ce droit d'accès s'exerce de façon responsable, dans le respect d'autrui, des activités agricoles, forestières ou de pêche et chasse, et sans endommager le milieu naturel. Internet : www.outdooraccess-scotland.com.
- Attention à la période de chasse, du 1er juillet au 20 octobre pour les cerfs (dimanche excepté), et du 21 octobre au 15 février pour les biches. Le mieux consiste à appeler l'estate (le proprio) qui pourra vous suggérer des alternatives pour contourner les zones de chasse. Internet : www.snh.org.uk/hillphones. Dans le doute, se cantonner aux sentiers et chemins, aux crêtes et arêtes, particulièrement à la descente, et suivre les cours d'eau les plus importants en descendant les versants découverts.
- Les randonnées dans les Highlands nécessitent des aptitudes sportives. Si les montagnes écossaises ont l'air de simples collines, gardez à l'esprit que la latitude n'est pas la même qu'en France et que les changements de temps y sont très brusques. Consultez les bulletins météo avant de partir.
Cyclotourisme et VTT
Les possibilités de circuits en Écosse ne font que s'améliorer. Les petites routes sinueuses des Highlands invitent les amateurs de cyclotourisme à découvrir les quatre coins de l'Écosse. Reste que croiser des véhicules n'est pas toujours simple, surtout lorsqu'il s'agit de camping-cars étrangers peu civils...
- Les routes se divisent en différentes catégories : les A sont les principales et les B les secondaires (M pour les autoroutes, à proscrire). Ensuite, le nombre indique leur degré d'importance. Les moins importantes sont les B suivies d'un maximum de chiffres. Quant aux autres (non classées), elles restent des valeurs sûres.
- Il existe un bon réseau de pistes cyclables à l'échelle nationale. Idéales pour basculer d'une région à une autre. Infos sur l sustrans.org.uk l Pour les questions pratiques, consulter le site Internet http://international.visitscotland.com/fr.
Quelques itinéraires classiques
- Great Glen Cycle Route, 81 miles (130 km) : entre Fort William et Inverness, dans le Great Glen. C'est la balade rêvée, avec pistes forestières et chemins de halage le long du canal. Mais il faut partager l'itinéraire avec les randonneurs.
- Barra à Butt of Lewis : dans les Hébrides extérieures. Bien choisir sa saison car le vent est redoutable ! C'est un classique, sur près de 124 miles (200 km). Il existe des passes pour se rendre d'une île à l'autre. Internet : www.cyclehebrides.com.
- North Sea Cycle Route : sur sa section écossaise, l'itinéraire emprunte la piste numéro 1 du National Cycle Network, d'Aberdeen à John O'Groats. Pour les plus entraînés, il se poursuit en boucle, sur près de 3 800 miles (plus de 6 000 km), joignant les sept pays de la mer du Nord et les îles Féroé. Internet : www.northsea-cycle.com.
Ski
Les Écossais font de leur mieux pour faire croire qu'il est possible de skier dans leur montagne. Et c'est vrai, pour les plus courageux de nos lecteurs visitant l'Écosse en hiver, qu'il est possible de skier dans cinq centres de sports d'hiver. Activité assez onéreuse. Internet : ski.visitscotland.com.
- Cairngorm (près d'Aviemore) : très fréquenté, avec un funiculaire !
- Glencoe : station pionnière d'Écosse, avec les pistes les plus raides.
- Glenshie : la plus grande station, centre de ski de fond à proximité.
- Lecht : petite station idéale pour les débutants, dans le Nord-Est.
- Nevis Range : face au Ben Nevis ; équipement ultra-moderne.