Figures de la littérature
- Hans Christian Andersen (1805-1875) : né à Odense, ce fils d'un cordonnier et d'une paysanne monte à Copenhaque à 14 ans pour devenir comédien. Découvrant qu'il sait à peine lire, le directeur du théâtre royal le prend sous sa protection. Il étudie le latin, écrit une première pièce puis publie des poèmes dont certains, mis en musique, deviendront très populaires au Danemark sans qu'on en connaisse l'auteur. La gloire viendra grâce à ses fameux contes Renouvelant le genre après Perrault et les frères Grimm, l'auteur du Vilan Petit Canard et de Le Petite Sirène devient l'ami de Wagner et de Dickens, ainsi qu'un familier de la cour danoise. Son nom est donné à un prix qui récompense les meilleurs livres pour enfants.
- Karen Blixen (1885-1962) : née à Rungstedlung, elle épouse son cousin suédois, le baron Blixen-Finecke, et part vivre au Kenya où il possède une plantation de café. De retour en Europe, ruinée, divorcée et rongée par la siphyllis, elle écrit de nombreux recueils de contes (plutôt obscurs) sous des pseudonymes masculins, puis ses mémoires. Parmi ses livres les plus renommés, citons La Ferme américaine, redécouvert grâce au film Out of Africa. Elle frôla à plusieurs reprises le Nobel de littérature au point même qu'Hemingway, lauréat en 1954 et parfait gentleman, déclara que le prix aurait dû échoir à la baronne.
Figures du cinéma
Formidable, tous les films au Danemark sont en v.o. ! Voilà, avec les voyages,
ce qui ouvre les jeunes Danois aux langues étrangères. Si vous voulez entendre
parler français, allez voir le dernier film de Catherine Deneuve. Certains films
danois ont des sous-titres anglais. Voir les programmes dans les journaux. Idem
pour les films à la télé.
- Carl Theodor Dreyer (1889-1968) : un monument
du panthéon danois, mais surtout un monument du cinéma mondial, car le pauvre
Carl inquiétait la société danoise plus qu'il ne suscitait une fascination aveugle.
Il faut dire qu'il n'était pas toujours très gai... Rappelons sa filmographie
essentielle : La Passion de Jeanne d'Arc (1928 ; muet ; avec Falconetti,
Michel Simon et Antonin Artaud), qu'un jury désigna en 1958 comme l'un des 10
meilleurs films mondiaux ; Dies Irae (« Jour de colère » ; 1943) ; Ordet
(« La Parole » ; 1955) ; Gertrud (1964), son dernier film, qu'il mit
9 ans à tourner, et qui montre, dans un style très épuré, la solitude d'une
femme (la superbe Nina Pens Rode) face au conformisme de la société et à l'égocentrisme
des hommes.
- Lars Von Trier (né en 1956) : l'autre nom du cinéma danois, le cinéaste qui
monte et connaît aujourd'hui une reconnaissance internationale, le cinéaste
de l'étrange et du surnaturel. C'est un catholique converti et tout ça se sent
dans les films qu'il a réalisés : Element of Crime (1984 ; primé à Cannes)
; Epidemic (1987 ; primé à Cannes) ; Europa (1991) ; The Kingdom
(1994 ; série TV sortie en vidéo) ; Breaking the Waves (1996), Grand
Prix du Jury à Cannes, César du meilleur film étranger, film européen de l'année…
Après des premières œuvres assez noires, voire vraiment glauques, Lars Von Trier
est parvenu à toucher un public plus large. Et encore dernièrement, avec son
film Les Idiots (1998), film produit selon les règles austères du Dogme
95. En 2000, avec Dancer in the Dark, il gagne la Palme d'Or de Cannes
et le prix d'interprétation féminine va à la chanteuse islandaise Björk. En 2003, il réalise Dogville, puis, en
2005, Manderlay, les deux premiers volets d’une trilogie expérimentale.
- Bille August (né en 1948) : réalisateur nettement plus académique que le
précédent, il fut découvert grâce à Pelle le Conquérant, palme d'Or à
Cannes en 1988. Avec Max von Sydow, un des acteurs fétiches de Bergman, que
Bille August fit jouer également dans Les Meilleures Intentions sur un
scénario autobiographique du maître Bergman, également Palme d'Or en 1992. Que
de prix pour les cinéastes danois !... Derniers films en date : Smilla
(1997), d'après le best-seller de Peter Hoeg, écrivain danois, et Les Misérables
en 1998.
- Gabriel Axel (né en 1918) : le film qu'il tira de la nouvelle de Karen Blixen,
intitulé Le Festin de Babette (1987), raconte l'histoire d'une Française
(Stéphane Audran) qui fuit la Commune et arrive dans une communauté luthérienne
du Jutland à laquelle Martine et Filippa ont voué leur vie. Babette gagne à
la loterie et décide d'offrir un vrai repas français à la communauté... Vous
vous en souvenez sûrement ! Un bijou. Les scènes extérieures ont été tournées
dans la région de Skagen, au nord du Jutland, et le film reçut l'Oscar du meilleur
film étranger en 1988.
- Ne pas oublier non plus le réalisateur de Festen, Thomas Vinterberg,
primé à Cannes et qui a rencontré un grand succès en France.
Musées
Les musées sont désormais souvent gratuits. Sinon, les grandes villes proposent un système de cartes valables 1, 2 ou 3 jours, que l'on achète dans les offices du tourisme et qui donnent accès aux musées et aux transports. Quand on veut visiter beaucoup de sites, cette carte peut être amortie.
Sinon, il existe pratiquement dans tous les musées des réductions pour les étudiants, les retraités, les enfants ou les familles. Avoir une carte d'étudiant internationale peut limiter les dépenses. Enfin, certains musées sont gratuits un jour de la semaine (exemple : la Glyptotek à Copenhague).