Les spécialités
Une cuisine riche et délicieuse à base d'huile d'olive, d'herbes odorantes,
d'ail et de divers aromates. À signaler : à part ceux de la bouillabaisse et
quelques variétés locales, les poissons que vous mangerez ne proviennent pas
de la Méditerranée (ce qui ne les empêche pas d'être fort bien accommodés).
Voici les spécialités les plus savoureuses dont les effluves viendront sans
cesse titiller vos narines :
- L'ail rouge : un miracle d'arôme que ce petit ail du Pays niçois,
qui relève la purée d'anchois et la pissaladière.
- L'aïoli : plat complet à base de poisson, de pommes de terre et de
légumes, accompagnés de mayonnaise à l'ail (et sans moutarde), plutôt épaisse
et parfumée. Se fait exclusivement à l'huile d'olive, mais était-il besoin de
le préciser ? On est en Provence.
- L'anchoïade : purée d'anchois, mélangée à de l'huile d'olive et à des
câpres, très onctueuse au goût.
- Les barbajouans : beignets délicieusement fourrés, selon les recettes, d’une farce de blettes, de riz, de fromage, de courge, d’ail et d’oignons.
- Le bœuf en daube : morceaux de bœuf cuits à l'huile d'olive avec du
lard et des oignons, de l'ail et des aromates, servis avec une sauce au vin
rouge.
- La brousse de la Vésuvie : fromage de brebis, compact et crémeux, qui ne se mange que très frais (ou conservé dans l’huile d’olive).
- Les courgettes niçoises : petites courgettes que l’on fait cuire dans un coulis de tomates, relevé d’une pointe de basilic.
- L’estocaficada : du poisson (de la morue ou de l’aiglefin) séché au soleil puis trempé 5 à 6 jours dans de l’eau. On le cuit ensuite en ragoût avec quelques pommes de terre, tomates, poivrons, oignons, olives...
- Les farcis niçois : aubergines, poivrons, tomates, tout y passe ! Mais
les meilleurs sont sans doute les fleurs de courgette...
- La fougasse : galette parfumée, à l’origine, à la fleur d’oranger.
- Les ganses : minces beignets sucrés qu’on ne mange qu’à l’occasion du Carnaval.
- Les gnocchi : ces délicieux chaussons de pommes de terre avec de la
béchamel, couverts de fromage râpé et gratinés au four, sont d'origine niçoise,
via l'Italie.
- Le loup au fenouil : un des rois de la table provençale. Appelé « bar » dans d'autres régions. Se prépare principalement grillé avec du fenouil ou
farci.
- Le mesclun : mélange de salades, à base de jeunes pousses de laitue, de roquette, de pissenlits auquel on ajoute un peu de cerfeuil.
- Les olives et l'huile : Nice est la patrie de la cailletier,
une délicieuse olive noire qui donne tout son parfum aux recettes du pays. Quant
à l'huile locale, elle est réputée dans tout le Sud pour sa finesse, son arôme
et sa suavité.
- Le pan-bagnat : typiquement niçois. Gros sandwich bourré d'anchois,
de tomates et de câpres. Le tout arrosé d'huile d'olive.
- La panisse : galette à base de farine de pois chiches, qui se découpe en tranches et se fait frire.
- La pissaladière : spécialité niçoise, genre de tarte couverte d’un
mélange d'oignons et de pissalat (purée de petits anchois au sel), garnie également
d'anchois et d'olives.
- La porchetta : cochon de lait farci avec plein de bonnes choses
(ail, oignons, herbes).
- Le poulet à la niçoise : poulet cuit avec de l’ail, des tomates et des olives noires, au vin blanc ou au bouillon.
- La poutina (ou poutine) : alevins que l'on mange en omelette (spécialité niçoise),
et uniquement au printemps, car la pêche est réglementée.
- La ratatouille niçoise : un plat sain, léger, parfumé et économique.
Courgettes, aubergines, tomates, parfois poivrons et ail ou oignons, herbes
de Provence, le tout cuit à l'eau et revenu à l'huile... d'olive évidemment.
Les légumes doivent avoir cuit séparément
- Les raviolis : on les croit italiens, ils sont niçois aussi. Genre de gros
carrés de pâte farcis à la viande ou aux légumes et qu'on fait cuire à l'eau. Encore meilleurs fabriqués maison et vendus frais dans certaines boutiques spécialisées.
- La salade niçoise : à savourer quand il fait trop chaud et qu'on veut
manger bon et léger. Salade de poivrons verts effilés, quartiers de tomates,
filets d'anchois, radis, œufs, feuilles de salade, etc. Le tout est arrosé d'huile
d'olive et d’un trait de citron.
- Les sardines : à Nice, on les mange farcies, grillées, sautées, frites ou en tian avec des blettes ou des épinards.
- La socca : galette à base de farine de pois chiches, d'eau et d'huile
d'olive, cuite au charbon de bois.
- La soupe au pistou : un des temps forts de la cuisine provençale. Soupe
aux légumes parfumée avec une pâte composée de basilic et d'ail pilés dans de
l'huile d'olive.
- La soupe au pistou : typique de l’arrière-pays niçois. Soupe de légumes parfumée avec une sauce épaisse composée de basilic et d’ail, pilés dans de l’huile d’olive, de la sauce tomate et du parmesan râpé.
- La tapenade : purée d'olives noires, d'anchois et de câpres mélangée
à l'huile d'olive. Délicieuse sur des tartines grillées.
- La tourte de blettes : grosse tourte garnie de feuilles de blettes hachées puis mélangées avec des œufs battus, des raisins secs, des pignons de pins et parfois des quartiers de pommes. Dessert typiquement niçois.
- Les tripes à la niçoise : tripes et gras-doubles cuits avec de l’huile d’olive, de l’ail, de l’oignon et des tomates, plus une rasade de vin blanc.
Le pastis
Invité privilégié des tables de la Méditerranée, le « pastaga » fait
toujours son effet. Synonyme de convivialité, le « petit jaune » flirte
avec le soleil et n'en reste pas moins délicieusement rafraîchissant.
Goûtez à
certains mélanges harmonieux : avec du sirop de menthe (un « perroquet
»), avec de la grenadine (une « tomate ») et avec du sirop d'orgeat
(une « mauresque »).
Le pastis est obtenu par triple distillation d'alcool pur et neutre,
mélange de sucre et de divers arômes naturels provenant de la
macération de plantes comme la réglisse. Son parfum anisé est dû à
l'éthanol, substance extraite de l'anis vert, de la badiane ou du
fenouil.
S'il est largement consommé sur la Côte d'Azur, fidèle
allié d'une partie de pétanque, d'un apéro à l'ombre d'un olivier, la recette
magique reste enfouie dans les antres de Marseille,
sa patrie.