Transports et déplacements Costa Rica

En voiture

- Un véhicule tout-terrain 4x4 est indispensable au Costa Rica où les pistes de terre sont plus nombreuses que les routes bitumées. Le réseau des routes bitumées est par endroits en mauvais état. Les agences de voyages recommandent donc toutes de louer un 4x4. Il n’est pas nécessaire d’être un pilote du Paris-Dakar pour conduire, il suffit de bien maîtriser le véhicule et de rester prudent sur les pistes. Certaines pistes de montagne sont poussiéreuses en saison sèche ; humides, glissantes et souvent boueuses en saison des pluies. Il est bon de savoir aussi que certaines pistes sont tout simplement impraticables en période pluvieuse. Dans ce cas, toujours demander aux locaux si le véhicule passe ou pas. Ils connaissent le terrain mieux que vous et pourront vous renseigner. Si vous avez un doute sur l’état de la piste, n’y allez pas. Faites un détour plutôt que de vous engager sur un chemin douteux où vous aurez plusieurs gués de rivière à passer.

- Les routes à quatre voies sont rares hormis la Carretera Interamericana (route Interaméricaine) qui traverse une bonne partie du pays, en alternant des tronçons à deux voies et des tronçons à quatre voies. Cette route Interaméricaine est peut-être en bon état mais son étroitesse et la circulation intense des poids lourds la rendent très dangereuse. Ces énormes camions roulent vite et occupent une grande partie de la chaussée. Redoublez de prudence sur cette grande route qui n’est pas une autoroute sur toute sa longueur !

- Pour connaître l’état des routes :consulter le site officiel (en espagnol) l transito.go.cr.estadorutas l 

- Un GPS est très utile. La plupart des loueurs l’incluent dans le prix de la location. On recommande néanmoins d’emporter une bonne carte routière du Costa Rica. Prenez la plus détaillée, et la plus à jour.

- Stations-service (bomba ou gasolinera) : dans les villes importantes, il n’est pas difficile de trouver une station-service. En revanche, dès que vous sortez des grands axes, sur des routes secondaires ou des pistes, pensez immédiatement à faire le plein d’essence, pour avoir l’esprit tranquille. Il arrive aussi que la pompe soit vide. Soyez vigilant et prévoyant ! Par ailleurs, il est possible de régler l’essence avec une carte de paiement mais on conseille d’utiliser des espèces (CRC). Un employé de la station est chargé de servir le carburant. Si vous voulez le plein, demandez « lleno ». Un autre se charge parfois de nettoyer votre pare-brise, donnez-leur un petit pourboire.

- Essence (gasolina) : à la pompe, on trouve de l’essence ordinaire (regular), du super ou du diesel. Prix d’un litre (en 2016) : environ 440-450 CRC (soit 0,70 €) le regular, 460 CRC (0,80 €) le super, et 350-360 CRC (0,60 €) le diesel.

Location de voitures

- La location d’un véhicule tout-terrain 4x4 est facile mais coûte plus cher qu’une voiture de tourisme ordinaire. Compter entre 50 et 100 € par jour selon le type de véhicule. Choisir l’option kilométrage illimité. Le permis de conduire national doit obligatoirement être présenté au loueur, c’est suffisant. Le permis international est une précaution supplémentaire mais n’est absolument pas obligatoire et ne remplace en aucun cas votre permis national.

- Lors de la remise des clefs par le loueur, une empreinte de votre carte bancaire vous sera demandée. Parfois cela suffit. Dans d’autres cas, il se peut que l’agence vous demande une caution en dollars (depósito) ; c’est une somme de garantie qui n’est pas débitée. Cette pratique est courante et normale. La caution peut être prélevée en cas de manque d’essence dans le réservoir au moment de la restitution du véhicule, ou en cas d’accrochage/accident non déclaré, ou aussi en cas de perte du GPS, de disparition de l’autoradio, ou des clés.

- Les grandes compagnies sont représentées aux aéroports et dans la plupart des villes touristiques : Hertz, Avis, Budget, Alamo... On trouve aussi des agences de location locales parfois moins onéreuses.

Règles de conduite, conseils de sécurité

- Au Costa Rica la conduite est à droite.

- Les limitations de vitesse sont de 60 km/h, 80 km/h ou 90 km/h sur les grandes routes, et de 20 à 40 km/h dans les villes et villages. Dans beaucoup d’endroits, on est obligé de ralentir en raison des dos d’âne qui coupent la chaussée. Attention, ces ralentisseurs ne sont pas toujours bien indiqués. Au niveau des écoles, le mot « Escuela » est peint sur la chaussée avec un panneau sur le côté indiquant qu’il faut faire attention. Par ailleurs, sur les pistes qui traversent les hameaux et les villages, il n’est pas rare de voir des enfants qui jouent sur les bas-côtés, des animaux qui gambadent, des poules et des cochons, des vaches ou des chevaux en liberté...

- Pour doubler : attention ! Si la voiture de devant actionne son clignotant gauche cela ne veut pas dire qu’elle va tourner à gauche. Cela signifie que cet automobiliste souhaite que vous le dépassiez. C’est très trompeur et équivoque. Le mieux consiste à klaxonner, pour ne pas avoir de doute ! Et surtout, n’imitez pas les Costariciens qui doublent indifféremment par la droite ou par la gauche. On double par la gauche, un point c’est tout !

- Panneaux, signalisation :la signalisation est correcte à San José, moyenne ou quasi nulle ailleurs.

- En cas de pluie : ralentissez car la chaussée devient vite très glissante. Gare à l’aquaplaning !

- Essayez d’arriver à votre étape avant la nuit, c’est-à-dire avant 17h, car les pistes sont sans signalisation, et les éclairages souvent inexistants.

- Conduite en état d’ivresse :pour les véhicules de location, la conduite sous l’emprise d’alcool est strictement interdite. Au-dessus de 0,5 g/l dans le sang, le conducteur risque des peines sévères, et l’amende est de 530 $. Si vous conduisez avec un taux d’alcool supérieur à 0,64 g/l, l’amende sera de 550 $, vous passerez au tribunal, et vous ne pourrez pas quitter le territoire !

Précautions à prendre

Ne rien laisser dans le véhicule, de jour comme de nuit, ni affaires, ni bagages. Si possible, garer son véhicule dans les parkings publics surveillés (Parqueo Público) et éviter de laisser la voiture dans un endroit isolé, pour ne pas tenter les voleurs. Toujours garder sur soi les papiers et les documents de la voiture, et emporter les appareils électroniques (GPS).

En taxi

Les taxis au Costa Rica ne sont pas chers et sont faciles à repérer : les véhicules sont tous peints en rouge avec un triangle jaune sur les portières avant. Ceux de l’aéroport international sont orange. Les voitures ont toutes un compteur que les chauffeurs appellent « la María ». Rares sont les chauffeurs qui parlent l’anglais, mieux vaut s’essayer à l’espagnol. Si vous êtes à l’hôtel, prenez la carte de visite de cet établissement et montrez-la au chauffeur pour lui indiquer l’adresse, cela évite toute confusion. Compter environ 600 CRC par kilomètre.

En bus

Au Costa Rica, le bus (ou autocar, pour nos cousins du Québec !) est une bonne option de transport pour un routard à petit budget. Pour donner un ordre d’idée des tarifs (qui varient parfois selon la saison), on dit qu’on parcourt 30 mn de trajet pour 1 $. Il s’agit d’une estimation et non d’une règle infaillible. Vu la taille du pays, les trajets durent rarement plus de 5h et sont facilement supportables. Les compagnies sont nombreuses, les bus modernes et bien équipés. Certaines compagnies ont même des bus climatisés. Les fréquences sont nombreuses et les prix très intéressants. Les places sont numérotées et les sièges sont souvent inclinables. Dans les gares routières, il n’y a pas de bousculade, puisque chacun a son numéro. Le respect des places est effectif.

Les billets s’achètent à l’avance si possible ou le jour même à la gare routière (Estación Terminal de Autobuses) ou bien aussi directement auprès du conducteur. Tout dépend en fait de la compagnie, de l’importance de la ligne et de la destination. Aucun frais supplémentaire pour les bagages n’est demandé mais les plus gros sont placés en soute. Les chauffeurs sont en général aimables, prêts à donner des renseignements, plus facilement en espagnol, bien sûr, mais aussi en anglais dans certains cas.

- Les gares routières (Estación Terminal de Autobuses) : à San José, chaque compagnie possède sa propre gare routière. On en dénombrait une quinzaine en 2016 et autant de terminaux. Autant être prévenu, dans la capitale c’est un véritable micmac pour trouver le bon terminal correspondant à la bonne compagnie. Même les Ticos s’y perdent ! Pour arranger le tout, ces gares routières privées ne sont pas toujours bien indiquées et peuvent changer d’emplacement sans prévenir. Il faut parfois s’armer de patience. Le mieux est de demander à l’office de tourisme de San José ou à un chauffeur de bus. En province, les gares routières sont bien plus petites et possèdent généralement un ou deux guichets pour vendre les billets. On trouve souvent sur place des snacks et un distributeur d’argent.

- Les bus sur les routes et les pistes :voyager en bus sur des routes bitumées, en plaine ou en montagne, reste une aventure facile et peu fatigante. En revanche, sur les pistes rocailleuses et poussiéreuses, à force d’être remué par les cahots de la route pendant des heures, la fatigue peut vite arriver.

- Conseils : ne jamais laisser votre argent ni vos papiers dans votre sac à dos ou votre valise. Il y a des vols, pas très fréquents certes, mais cela arrive. Ne laisser dans votre sac en soute que des choses sans valeur. Ayez toujours un œil sur vos affaires, où que vous alliez.

Les services de minibus privés (shuttles)

C’est une autre option intéressante, plus chère mais aussi plus confortable que le bus public. Les tarifs sont trois à quatre fois plus élevés. L’idéal consiste à se regrouper pour partager le prix global du transport car ces minibus privés n’assurent la navette que si le véhicule embarque un minimum de passagers. Le service est assuré « de porte à porte » sans devoir aller à la gare routière. Le chauffeur passe vous pendre là où vous logez. Il suffit de choisir sa destination, puis de réserver en ligne ou par téléphone (toujours mieux de confirmer la réservation par téléphone). On vous indique deux compagnies importantes, mais certains tour-opérateurs proposent aussi ce service.

En bateau

Peu de touristes arrivent au Costa Rica en bateau, sauf les passagers des paquebots de croisière.

Quand on parle de transport en bateau au Costa Rica, on pense d’abord aux ferries publics entre Puntarenas et le sud de la péninsule de Nicoya (Paquera et Playa Naranjo) qui embarquent piétons, vélos, motos, voitures et camions. Quant à celui reliant Golfito à Puerto Jimenez, sur la péninsule d’Osa, il est abusivement appelé ferry mais n’embarque que les piétons.

Il existe aussi une liaison de bateau-taxi entre Montezuma (sud de la péninsule de Nicoya) et Jacó, ce qui permet de rejoindre facilement Quepos et le Parque Nacional Manuel Antonio. Ces bateaux-taxis n’embarquent que les piétons, pas les voitures.

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