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![]() Culture et traditions CorseLangue corseLe corse serait « un faisceau de parlers du groupe italien ». La langue corse n’est régulièrement parlée que par les personnes pagées et une poignée de jeunes. Pourtant, on estime à 70 % le nombre d’habitants sachant la parler ! PrononciationLes Corses « avalent » généralement les terminaisons des noms. Ainsi, Bonifacio se prononce « Bounifatch’ », Porto-Vecchio « Porto-Vek’ ». De même, le « i » qui termine généralement les noms propres est presque effacé, comme prononcé dans un souffle. Quelques règles courantes : le « e » n'est jamais muet, le « ci » se prononce « tchi », le « che » donne « ké », les « r » sont roulés (légèrement, pas comme en espagnol) et les voyelles qui se suivent sont prononcées séparément (forêt d'« A-ï-tone »). Vendetta Ce phénomène a été un véritable fléau des siècles durant, dans le sens où pas mal de monde restait sur le carreau : ainsi, on estime qu’à la fin du XVIIe siècle, la vendetta faisait chaque année en Corse plus de 900 victimes ! Les derniers cas remontent à l’après-guerre, puis le phénomène a disparu. Mais n’y a-t-il pas un fond de vendetta dans les règlements de compte observés au sein des mouvements nationalistes ces dernières années ? LittératureIl n'y a pas à proprement parler de littérature corse avant une époque récente. Car dans cette île, ce qui ailleurs a été transmis par l'écriture, a été véhiculé au fil des siècles par la tradition orale. Seuls demeurent aujourd'hui quelques survivants d'une civilisation de la mémoire supplantée par celle de l'écrit. Les premiers « romans corses » ont été écrits au XIXe siècle... par des Parisiens : Prosper Mérimée alimenta le mythe corse avec Colomba, Alexandre Dumas a écrit Les Frères corses, Maupassant évoque avec force la beauté de la Corse dans Une vie. Parmi les ouvrages historiques contemporains, on peut citer La Tragique Histoire des Corses de Don Jean-Baptiste Gaï, L’Histoire de la Corse de Robert Colonna d’Istria et celle de Pierre Antonetti. Coup de cœur pour une autre historienne, Dorothy Carrington, dont La Corse, île de granit est un chef-d’œuvre de recherche et de sensibilité. Quels magnifiques portraits dans cet ouvrage ! Quelques bouquins de gastronomie : Carnet de Cucina corsa, de Vincent Tabarini, et, de François Poli, Tutta a Cucina corsa. Enfin et surtout, Batti, dont les dessins de presse et les savoureux albums bilingues de B.D., reflètent l’humour, la tendresse, l’autodérision et le génie de tout un peuple. Musique corseChants profonds : les archétypesLa musique corse est certainement avant tout une affaire de voix, de chant.
De chants profonds, sans âge, transmis de mère en fille, de père en fils. Renaissance et reconnaissance Au début des années 1970, parallèlement au mouvement nationaliste, survint Canta u Populu corsu, bousculant les idées reçues grâces
à ses polyphonies immémoriales et aux chansons de Jean-Paul Poletti.
Ce groupe rendait au chant une des fonctions qui en Corse était sienne : faire
redécouvrir son histoire, sa culture, son âme à ce peuple. Où écouter de la musique corse ?À la radio (Alta ou Bleu RCFM) ou dans les lieux publics, cafés ou restaurants... Il est aussi conseillé d’entrer chez un disquaire. Pour les concerts, il y a les festivals, les tournées estivales, les fêtes patronales et les cérémonies religieuses. Figures
- Napoléon est traité à part (voir la rubrique « Un peu d’histoire »). On en parle sur le forum Corse
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