Des routes de l’encens à celles de l’or noir, l’histoire du sultanat d’Oman
est jalonnée d’échanges maritimes et terrestres. Selon la légende, Sindbad le
marin aurait vécu vers le Xe siècle à Sohar, un port du Nord
omanais. Pendant des siècles, les dhows, ces boutres en teck imputrescible
qui sillonnaient les océans assurèrent le transport des épices et de l’encens
entre l’Est et l’Ouest, entre l’Asie et l’Afrique.
Véritable trait d’union entre l’Inde et l’Afrique, Oman est une contrée montagneuse
entourée de sable et d’eau : éclats d’azur de l’océan Indien sous le soleil
d’Arabie, variations d’émeraude dans la fraîcheur des wadis, ces oueds
qui irriguent les luxuriantes palmeraies. Et le désert inexpugnable, ponctué
de djebels escarpés et de dunes rouges et blondes. Ce trésor caché entre la
mer de sable et l’océan Indien possède une culture d’échanges datant du IIIe millénaire
avant J.-C. Oman a toujours été à la croisée des routes maritimes entre l’Asie,
l’Afrique de l’Est et l’Europe. Dans le désert, les Bédouins font encore vivre
la grande tradition caravanière.
Attaché à un passé prestigieux dans un milieu naturel préservé, le pays a su
garder son identité, ses valeurs et son mode de vie. Si le nord du pays (Moussandam,
Bâtinah) est proche de la culture des pays du Golfe, les villes portuaires (Sour,
Mirbat) portent l’empreinte des échanges avec l’Afrique de l’Est, comme en témoignent
les kumma, les chapeaux brodées de Zanzibar. On remarque les influences
indiennes, très présentes dans la nourriture et l’habillement, en particulier
à Mascate et dans les maisons sur la corniche de Mouttrah.
Le climat humide
du Dhofar (le Sud) proche du Yémen, favorise la culture des cocoteraies, des
bananeraies et des fruits tropicaux que l’on trouve dans la cuisine locale.