S'étendant grâce à son réseau tentaculaire de freeways, Los Angeles dévore tout sur son passage. Métropole riche et bouillonnante, et pourtant inégalitaire (plus de 22 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté) et travaillée de l'intérieur par une foule de problèmes sociaux et de conflits ethniques, voilà une agglomération sans centre véritable, sorte d'immense puzzle de quartiers vivant chacun de façon autonome, avec sa splendeur et sa misère.
Los Angeles frappe par son horizontalité verdoyante, ses espaces verts, l'omniprésence de la nature : proximité du désert, abondance des arbres, des taillis. Hormis les tours de Downtown où les gens travaillent mais n'habitent pas, Los Angeles ressemble à une banlieue à perte de vue, où les maisons en bois entourées de jardins coquets témoignent d’une réelle qualité de vie.
Côté circulation (difficile, en effet, de se passer de la voiture), mieux vaut éviter les heures de pointe (rush hours), mais en dehors de ces périodes embouteillées, la ville devient presque facile à dompter, à condition de se munir d’un GPS ou de bien étudier la carte avant de s’y lancer.
Avec plus de 18 millions d'habitants pour le grand Los Angeles, elle est la deuxième ville américaine après New York, et le troisième pôle économique mondial. On peut même affirmer sans grand risque qu’elle sera la capitale de l’empire économique du Pacifique. En moins d'un siècle, elle est devenue le berceau d'une culture capable de s'exporter dans le monde entier. Tout a commencé avec l'usine à rêves d'Hollywood. Puis ont été inventés des objets et des modes de vie qui ont fait le tour du monde : le roller, le body-building, le jogging.
Point d'aboutissement de la conquête de l'Ouest, point d'arrivée de la fameuse Route 66 qui commence à Chicago et s'achève à Santa Monica face au Pacifique, Los Angeles continue, en dépit de la pollution qui la gangrène et de la mise au ban de ses laissés-pour-compte, à porter le rêve américain à bout de bras.