Avec 672 km du Sud au Nord, 536 km d'Est en Ouest, le Ghana offre mille et un visages. Une palette de sensations, d'odeurs, de couleurs ; des découvertes visuelles, gustatives, humaines… Les qualificatifs pourraient être démultipliés et filés à l'envi.
Au sud, les constructions ont laissé des traces indélébiles. Les forts érigés dès le XVe siècle par les colonisateurs européens bordent la côte ghanéenne. Dans un style plus moderne, le barrage d'Akosombo, construit à l'instigation de N'Krumah, a lui aussi bouleversé définitivement le visage du Ghana. De nombreuses terres englouties, des populations déplacées sont au nombre des conséquences notables de cette édification.
Au Nord, le paysage n'a pas autant souffert des affres de la construction. Et la savane s'étend à perte de vue vers son voisin sahélien, le Burkina Faso.
Anciennement dénommé « Côte d'or », le Ghana prend son nom actuel en 1958, peu de temps après son indépendance. Le nom fut choisi par le Dr Kwame N'Krumah, leader indépendantiste, qui voulait battre en brèche la terminologie coloniale et voir dans son peuple une filiation avec l'empire antique des Ghana. Pays doté d'une forte identité culturelle et berceau du panafricanisme, le Ghana fut le premier pays africain à obtenir son indépendance, montrant ainsi la voie de la décolonisation à ses voisins. L'étoile noire au centre du drapeau ghanéen renvoie directement à Marcus Garvey et à son combat pour l'émancipation de l'homme noir.
L'accueil réservé aux voyageurs est chaleureux. À votre passage ou à votre arrivée, les enfants ne manquent pas de vous interpeller en scandant « Yovu, yovu ! » (ce qui signifie « le blanc » en ewe ; en pays Akan, le terme utilisé est « obruni »). Les adultes, quant à eux, vous lancent, avec un large sourire, le bienvenue traditionnel (en langue akan) : « Akwaaba ! ».