Drapeau Chypre

Carte d'identité Chypre

- Superficie : 9 251 km², dont plus d’un tiers du territoire (au nord) sous occupation de l’armée turque depuis 1974. C’est la 3e île de la Méditerranée après la Sicile et la Sardaigne.
- Population : 1 130 071 habitants (estimation 2012), résidant essentiellement dans la zone sud. La population est majoritairement d’origine grecque (83 %) et turque (12 %).
- Capitale : Nicosie.
- République turque de Chypre du Nord : son autonomie autoproclamée en 1983 n'est pas reconnue internationalement. Elle fait donc officiellement partie du territoire de la République de Chypre, membre de l'Union européenne.
- Monnaie : l'euro.
- Langues : les langues officielles de l'ensemble de l'île sont le grec (dans la partie sud) et le turc (dans la partie nord). L'anglais reste néanmoins très pratiqué du fait du tourisme.
- Régime : la République de Chypre, reconnue internationalement, est une république parlementaire depuis 1960.
La Constitution de 1960 (incorporant une participation minoritaire turque) n'est plus appliquée du fait de la création arbitraire en 1983 d'une République turque de Chypre du Nord, qui n'est reconnue que par la Turquie. Les Grecs veulent un État unitaire avec retrait des forces turques, tandis que les Turcs veulent une confédération bizonale.
- Chef de l'État : Níkos Anastasiádis, conservateur (depuis février 2013).
- Religion dominante : grecque orthodoxe au sud, musulmane au nord. D’autres croyances religieuses sont également représentées dans l’île, y compris les Arméniens, les maronites, les catholiques romains et les anglicans. L’église grecque orthodoxe est autocéphale et l’archevêque demeure indépendant du patriarcat d’Antioche.
- Principales activités : tourisme, produits manufacturés, chaussures, vêtements, agriculture, armement naval.
- Chômage : 14 % (estimation novembre 2012).
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : Paphos (1980) ; les églises peintes de la région de Troodos (1985) ; Choirokoitia (1998).

Économie

Chypre a fait son entrée dans l'Union européenne en 2004.
La balance commerciale de Chypre reste déficitaire, sa dette publique et son déficit budgétaire ont été trop élevés.
Le secteur primaire reste faible en raison des conditions climatiques : la sécheresse limite en effet le développement de l'agriculture. L'industrie légère tire son épingle du jeu avec des exportations de produtis textiles.
C'est principalement le secteur tertiaire qui dynamise l'économie, bien que le tourisme nécessite encore de nombreux investissements pour devenir pleinement compétitif. Depuis quelques années, le secteur financier est en plein développement, avec des services offshore.
La partie grecque de Chypre est plus aisée, grâce aux services (le tourisme notamment), et surtout à la flotte de commerce.
La situation s’est largement compliquée lorsque le pays est frappé par la crise grecque. Chypre enregistre une récession de - 2,3% en 2012, chiffre qui devrait passer à deux chiffres en 2013. En juin 2012, Chypre demande une aide financière à l’Union Européenne. L’Eurogroupe finit par agir le 25 mars 2013 en prenant des mesures radicales. Le FMI et le mécanisme européen de stabilité débloquent 11 milliards d’euros, le secteur bancaire est restructuré, et le gouvernement signe un accord prévoyant le gel des salaires des fonctionnaires, des retraites, des privatisations et une augmentation de l’impôt sur les sociétés.
Heureusement, le fort potentiel gazier du pays pourrait, d’ici quelques années, relancer l’économie.


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