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Carte d’identité Chili

- Population : 16,9 millions d'habitants. La population urbaine est d'environ 89 %. Les métis (Indiens et Européens) représentent 66 % de la population chilienne totale, les Européens 26 %, les Indiens 6 %, les autres 2 %.
- Superficie : 756 102 km² (et plus de 6 300 km de côtes).
- Capitale : Santiago (environ 6 millions d'habitants).
- Langues : l'espagnol est la langue officielle.
- Religion : catholiques (70 %), évangélistes (15,1 %).
- Espérance de vie : 74,5 ans pour les hommes, 81 ans pour les femmes.
- Monnaie : peso chilien.
- Régime politique : démocratie présidentielle.
- Chef d'État : Sebastián Piñera, premier président de droite depuis la chute de Pinochet, homme d'affaires et milliardaire surnommé le « Berlusconi chilien » (depuis mars 2010).
- Ressources : le cuivre (1er producteur mondial) et les produits miniers (or, argent, fer), l'agriculture et l'industrie agroalimentaire, la pêche (3e rang mondial, 2e pour le saumon), et également le bois et la cellulose.
- Taux de chômage : autour de 7,3 %.
- Taux de croissance : 4 %.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco : le parc de Rapa Nui (1995) sur l'île de Pâques, les églises de l'île de Chiloé (2000), le quartier historique de la ville portuaire de Valparaíso (2003), les usines de salpêtre de Humberstone et Santa Laura (2005) près d'Iquique, et la ville minière de Sewell (2006).

Économie

Depuis une vingtaine d'années, l'économie chilienne affiche des résultats très performants. Dans les années 1990, sa croissance annuelle gravitait autour de 8 %. À partir de 2000, elle s'est mise à osciller entre 2 et 6 % par an, atteignant près de 5 % en 2010. La balance commerciale est largement excédentaire.
Les causes de cette « exception chilienne » remontent, en partie, au coup d'État de 1973, quand le pays s'est lancé dans une politique d'ultralibéralisme, privatisant et ouvrant le pays à la concurrence internationale.
Le Chili, 1er producteur mondial de cuivre, a aussi bénéficié d'une conjoncture très favorable, avec la forte augmentation de la demande mondiale en minerai et la flambée des cours. Parallèlement, le pays a développé une politique d'« entente commerciale tous azimuts » (accords de libre-échange). Il tire aujourd'hui un quart de son PIB des exportations.
Plus de 20 milliards de dollars ont ainsi été placés dans un fonds souverain, dans lequel il a été possible de puiser pour affronter la crise économique mondiale : le plan de relance chilien a ainsi pu être l'un des plus importants au monde.
L'économie chilienne est très sensible à la demande et à la conjoncture internationales.
La forte croissance économique, si elle a permis de réduire le chômage, ne s'est accompagnée d'aucune réduction des inégalités sociales. Bien au contraire : le taux de répartition de revenu au Chili est parmi les plus mauvais des pays émergents. Une situation potentiellement explosive.
Les piliers de l'économie sont l'industrie minière, l'agriculture et l'agro-industrie, la pêche, le bois et la cellulose.

Droits de l'homme

Mort le 10 décembre 2006, Augusto Pinochet n'aura pas connu la prison pour les crimes qu'il a commis durant sa dictature. La longue procédure judiciaire, qui avait abouti à la levée de son immunité peu avant son décès, aura toutefois aidé le Chili à s'affranchir des vestiges du système politique hérité de la dictature militaire. Certes, les questions des réparations et du jugement des tortionnaires et donneurs d'ordres demeurent toujours épineuses.
Le Chili contemporain est aussi confronté aux discriminations dont sont victimes les peuples amérindiens, à l'image des Mapuches. Victimes d'expropriations de la part de propriétaires terriens et d'entreprises, ceux-ci doivent faire face à un harcèlement judiciaire constant, ainsi qu'à une répression des forces de l'ordre lors de leurs manifestations. 



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