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![]() Châteaux de la LoireUn peu d’histoireQuelques dates - 51 apr. J.-C. : la tribu gauloise des Andes (sic !)
est écrasée par les Romains près de Saumur. Les débuts de la colonisation romaine
rattachent la région à la Gaule lyonnaise. Création de Nantes et Angers sur
d'anciens sites celtes. La région exporte dans tout l'empire : blé, vins, salaisons,
poteries d'Angers, etc. La vallée des rois Quoique Paris soit naturellement la capitale, c'est à Versailles que Louis XIV a sa cour. C'est que Paris est un séjour à risques : il y a eu la Fronde, et, avant ça, l'insurrection d'Étienne Marcel et le choix du parti anglais, sans parler de la guerre de Cent Ans, quand les Anglais n'étaient qu'à quelques jours de marche de Paris. C'est ainsi que, privé de la moitié de son royaume, le futur Charles VII s'était donc replié sur la Loire. Un doux fleuve de bons Français paisibles, entouré de forêts giboyeuses. Le noyau dur du pays. Aussi va-t-il du château de Loches - qui abrite ses amours avec Agnès Sorel, la Dame de Beauté - à celui de Chinon. C'est là, dans la salle d'audience, qu'incognito, caché parmi ses courtisans, il reçoit Jeanne la Lorraine. Miracle : elle le reconnaît. Son fils Louis XI, « l'universelle araignée », campe prudemment sur Loches et Plessis-lès-Tours, près de Tours, où il mourra. Le cardinal La Balue cesse de lui plaire ? Il l'enferme au château de Loches, dans une petite cage en fer pendue en l'air à une chaîne et vient souvent le narguer pour se délasser. Même mort, Louis XI s'accroche au fleuve en s'offrant un tombeau à Notre-Dame-de-Cléry. Voilà que Charles VIII, son fils, revient de sa campagne d'Italie, avec la Renaissance dans ses bagages. Bonne raison d'embellir le château d'Amboise. On connaît le miracle. Ce château, qui avait vu naître Charles VIII, finira par le tuer d'un traumatisme crânien, après qu'il se fut cogné le front au linteau d'une porte. Refroidi, son successeur Louis XII prend Blois pour résidence. Il rebâtit le château, y installe Anne de Bretagne et lui fait quatre enfants. François Ier, lui, inaugure le siècle des rois voyageurs. Les derniers Valois étaient des SDF de luxe, qui passaient d'un château à l'autre au gré des saisons et des invitations, traînant derrière eux leurs meubles, leur vaisselle et leur cour. François Ier embellit donc au passage Amboise et Blois, en attendant la réalisation de son grand projet, Chambord, pour lequel il a convoqué artisans et maîtres italiens sous la direction d'un génial architecte : Léonard de Vinci. Même Charles Quint, qui passait par là, en reste baba. Mais François Ier meurt et Chambord n'est pas achevé. Alors, tout s'accélère. Son successeur Henri II, qui avait installé Diane de Poitiers dans le délicieux Chenonceau, reçoit une lance dans l'œil au cours d'un tournoi. Sous l'influence des Guise et de Catherine de Médicis, son successeur Charles IX ordonne le massacre des Protestants lors de la Saint-Barthélemy (24 août 1572). Il meurt deux années plus tard. Le nouveau roi, Henri III, craint les Guise. C'est au château de Blois qu'il les fait trucider : il savoure la scène depuis la pièce voisine. À tout seigneur tout honneur, il meurt lui-même assassiné. Le dernier Valois est aussi le dernier roi de la Loire. Henri IV de Bourbon, son successeur, s'établira dans la capitale sur cette phrase historique : « Paris vaut bien une messe. » |
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