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Les Inuits (les « hommes» en langue inuktitut)

Les Inuits sont les autochtones du nord du Canada. Ils vivent au Nunavut, ainsi que dans le nord du Québec, du Labrador et dans les territoires du Nord-Ouest. Au recensement de 2001, environ 45 000 personnes se sont identifiées comme Inuits, soit presque un tiers des Inuits du monde. Les deux tiers vivent dans leur région d'origine, l'autre tiers étant disséminé dans les principales agglomérations du pays.
Les Inuits sont apparus dans le nord-est du Canada il y a 4 500 ans, ce qui est relativement récent, comparé aux quelques dizaines de milliers d'années des Amérindiens. Jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle, les Inuits de l'Est canadien n'ont guère connu des Blancs que les apparitions occasionnelles des navires baleiniers et des commerçants de fourrures venant d'Europe. Armée canadienne en repérages, ethnologues, explorateurs et missionnaires chrétiens complètent le tableau.
Le véritable choc des cultures n'est intervenu que dans les années 1940-1950 avec l'implantation permanente de bases militaires, de services gouvernementaux, comme l'éducation et la santé, et un programme de logements pour encourager les Inuits à abandonner leur mode de vie nomade.
Aujourd'hui, si la chasse reste pour beaucoup un revenu d'appoint, les Inuits travaillent surtout dans les mines, les activités liées aux hydrocarbures, le bâtiment et les services (gouvernementaux, notamment). Le tourisme, quant à lui, est un secteur dynamique en plein développement. Environ 30 % de la population tire par ailleurs des subsides de l'art traditionnel inuit.

Renouveau politique et culturel

C'est avec les acquis de la convention de la baie James et du Nord québécois, signée en 1975, que les Inuits entament la reprise en main de leur destinée. Les apports financiers de l'entente leur permettent un développement autogéré.
En 1999, une révolution secoue le Grand Nord canadien : répondant enfin aux revendications des Inuits, le gouvernement fédéral promeut la création d'un nouveau territoire, le Nunavut (« notre terre »).
Comme les autres provinces canadiennes, le Nunavut dispose d'une grande autonomie de gestion. Il élit son propre parlement, très différent des autres dans le sens où il fonctionne uniquement par consensus et qu'aucun des élus n'affiche d'étiquette politique ! Le budget annuel reste toutefois presque entièrement dépendant du gouvernement fédéral.
Les institutions locales veillent à l'administration et au développement de la région. Les acquis administratifs et politiques lui permettent de prendre en charge l'éducation en langue inuktitut, ainsi que le contrôle du développement et de la mise en valeur de tout le territoire.
La culture inuit regagne même une partie du terrain perdu. Les anciens sont sollicités par les plus jeunes afin d'enseigner leur savoir ancestral. On écrit soi-même ses livres d'histoire et ses dictionnaires, on rapatrie les objets traditionnels qui avaient été emportés vers les musées du Sud, on revalorise l'art traditionnel, et on prend en main sa commercialisation.

Cinéma

Le Canada anglophone, aux portes du géant américain, tient à sa spécificité culturelle, notamment en ce qui concerne le cinéma. En 1939 fut créé l'Office national du film, qui permit à de jeunes cinéastes québécois de créer un style direct de reportage.
Du côté anglophone, Norman McLaren compte parmi les pionniers du film d'animation expérimental, avec de multiples procédés d'impression directe sur pellicule (peinture, grattage...), qui s'apparentent aux techniques des arts plastiques plus qu'à celles du cinéma industriel.
Jusqu'à récemment, le cinéma canadien se résumait aux films québécois. Par exemple, le plus grand succès en salles a été (est toujours !) Porky's (1976), l'ancêtre des comédies grasses de campus avec un humour pipi-caca de bas étage et que rien ne distingue des niaiseries américaines de type Police Academy ou American Pie.
Aujourd'hui, David Cronenberg est incontestablement le cinéaste canadien le plus reconnu à travers le monde. Son style inimitable sait allier, dans le genre fantastique, créativité et spectacle, pour créer un univers des plus personnels : ses films les plus connus sont Dead Zone, Faux semblants, Crash et A Historu of Violence.
Atom Egoyan connaît lui aussi une audience internationale surtout depuis De beaux lendemains, Prix du jury au festival de Cannes en 1997.

Les chutes du Niagara

Les chutes sont au centre de la ville, elle-même transformée en véritable fête foraine : énormes enseignes lumineuses, attractions diverses et variées, Niagara Falls est un petit Las Vegas. Une fois la surprise passée, et en faisant abstraction des lumières et de l'activité grouillante, on est subjugué par les chutes, gigantesques, fascinantes.
Pour en profiter pleinement, préférez les visites tôt le matin. Loin des ruées des touristes, vous apprécierez toute la majesté du lieu.


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