- Superficie : 181 035 km².
- Population : 14,8 millions d'habitants (dont 33 % ont entre 1 et 14 ans).
- Capitale : Phnom Penh.
- Religion : bouddhisme.
- Régime politique : monarchie constitutionnelle à tendance autoritaire.
- Roi : Norodom Sihamoni (depuis 2005).
- Premier ministre : Hun Sen.
- Langues : khmer, français (langue de l'écrit administratif),
anglais et vietnamien.
- Monnaie : le riel.
- Espérance de vie : 62 ans.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : Angkor (1992), et le temple de Preah Vihear, situé à la frontière du Cambodge et de la Thaïlande, classé depuis le 7 juillet 2008. Ce classement a d'ailleurs ravivé les tensions entre Cambodge et Thaïlande, qui se disputent ce temple depuis des décennies.
Saigné par le génocide khmer rouge qui, entre 1975 et 1979, a tué près de 2 millions de Khmers, surtout les élites, le Cambodge est comme un convalescent : sous perfusion.
Depuis le retour au calme il y a une vingtaine d'années, la situation s'est nettement améliorée dans de nombreux domaines (législation, de réseau routier, de déminage, de relations internationales, etc.). Jusqu'en 2007, le Cambodge a connu une décennie de forte croissance avec un taux gravitant autour de 8-10 %. Très fortement « dollarisé », le pays bénéficie d'une bonne stabilité monétaire. Ces dernières années, l'économie du Cambodge s'est imposée comme l'une des plus dynamiques de la région.
Malgré tout, le Cambodge est l'un des pays les plus pauvres du monde. Ce chiffre masque de fortes inégalités entre un très petit nombre de riches à belles villas et landcruisers, et la population rurale qui représente près de 80 % du total. Le marché du travail n'offre que peu d'emplois aux jeunes et le pays souffre de corruption, à toutes les échelles de l'Administration.
L'aide internationale reste essentielle.
- L'agriculture : près de 80 % des Cambodgiens vivent de la culture du riz. Les exportations de riz s'avèrent d'ailleurs très prometteuses. Mais il faut diversifier.
- L'industrie : elle repose essentiellement sur le textile et la confection de chaussures.
- Le tourisme : l'essor est spectaculaire, surtout parmi les visiteurs asiatiques. L'augmentation, sauf accident, devrait se poursuivre. Ce qu'il faut maintenant, c'est que les recettes du tourisme profitent aussi au reste du pays.
Corruption, impunité et pouvoir autoritaire constituent toujours les principaux attributs du régime de Phnom Penh. Les confiscations et expropriations forcées se sont poursuivies à une grande échelle ces dernières années, où plusieurs dizaines de milliers de personnes ont dû quitter leur logement sans pouvoir espérer recevoir une protection judiciaire adéquate. Ceux qui tentent de s'opposer à ces expulsions paient souvent leur engagement de leur liberté.
La FIDH souligne les « activités à haut risque » des défenseurs des droits économiques et sociaux au Cambodge ; l'absence d'indépendance et la corruption du système judiciaire bénéficiant la plupart du temps aux plus puissants. Les mesures législatives sans cesse plus contraignantes empêchent en outre les associations de travailler dans de bonnes conditions, et les atteintes à la liberté de la presse et aux droits de l'opposition freinent la mise en place d'un réel multipartisme.
Terre de tous les trafics (bois précieux, drogue, etc.), le Cambodge l'est aussi en matière d'êtres humains, sans que ces pratiques ne donnent lieu à de réelles investigations. Enfin, la lente mise en place des Chambres extraordinaires, mêlant juges internationaux et cambodgiens, a fini par aboutir, et les premiers procès des chefs khmers rouges ont pu débuter en février 2009.
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