Fêtes et jours fériés
Fêtes
En plus des jours nationaux, dans les grandes villes de Californie et à Seattle, chaque communauté a sa parade. Les Américains en raffolent, alors, dès que l'occasion se présente, on parade en toute fanfare. Pour connaître les dates exactes de ces parades, voir le Visitors' Bureau de chaque ville.
- Chinese New Year et Golden Parade (Los Angeles et San Francisco) : mi-février-début mars. Parades, feux d'artifice, dragons à Chinatown. La plus grande fête pour la communauté asiatique, également célébrée à Seattle.
- Saint Patrick's Day (San Francisco) : le dimanche le plus près du 17 mars. La bière coule à flots dans les bars irlandais.
- Cherry Blossom (San Francisco et Seattle) : début avril. Japantown fête les cerisiers en fleur.
- Cinco de Mayo (Los Angeles et San Francisco) : le 5 mai. La plus grande fête mexicaine. On chante et on danse dans la rue jusqu'au petit matin.
- Northwest Folklife Festival : le week-end de Memorial Day. Une centaine de pays représentés par leur musique, leurs danses, leur artisanat. À Seattle, on l'appelle Freedom Day Celebration.
- Gay Pride Day (San Francisco) : fin juin. C'est la fête homosexuelle par excellence, avec des défilés et des chars délirants. Convivialité et musique techno assurées.
- International Surf Festival (Los Angeles) : fin juillet. Démonstrations des beaux surfeurs body-buildés de la côte ouest.
- Seafair : de la mi-juillet à début août. Parades dans les rues, courses d'hydroglisseurs...
- California State Fair (Sacramento) : de mi-août à début septembre. Bovidés, porcins et chevaux sont à l'honneur. Concours de rodéos, spectacles.
- Wine & Craft (Napa Valley) : début septembre. Démonstration du savoir-faire des vignerons californiens et dégustation gratuite des meilleurs crus.
- Oktoberfest (Torrance) : septembre-octobre. L'équivalent de la fête de la Bière à Munich.
- International Festival of Masks (Los Angeles) : le dernier dimanche d'octobre. Manifestation en l'honneur de toutes les communautés de la ville. Parades et défilés gais, colorés et bon enfant.
- Dia de los Muertos (San Francisco et Los Angeles) : le 2 novembre. Fête mexicaine de la Toussaint, assez flippante car les morts viennent rendre visite (on a un peu de mal à imaginer) à leurs familles (toujours en vie)...
- Hollywood Christmas Parade : le 1er jeudi après Thanksgiving. Sur Hollywood Boulevard et Sunset Boulevard : visiteurs, autochtones et stars du showbiz se côtoient pour la parade médiatique de l'année.
- Impossible de clore une rubrique sur les fêtes sans évoquer celle d'Halloween, la nuit du 31 octobre au 1er novembre. Cette tradition druidique importée par les Écossais et les Irlandais, est aujourd'hui célébrée avec une grande ferveur aux États-Unis. Sorcières ébouriffantes, fantômes et morts-vivants envahissent les rues, tandis que les gamins, déguisés eux aussi, font du porte-à-porte chez les voisins en demandant « Trick or treat » (« Une farce ou un bonbon ? »), dans l'espoir de repartir avec plein de bonbecs dans les poches.
Jours fériés
Ils varient suivant les États. Mais voici dix jours fériés sur
l'ensemble du territoire. Attention, presque toutes les boutiques sont
fermées ces jours-là.
- New Year Day : le 1er janvier.
- Martin Luther King Jr Birthday : vers le 3e lundi
de janvier, celui le plus près de son anniversaire, le 15 janvier.
- Presidents' Day : le 3e lundi de février,
pour honorer la naissance du président Washington, le 22 février 1732.
- Easter (Pâques) : les boutiques
sont généralement fermées dès le dimanche et certaines aussi le lundi.
- Memorial Day : le dernier lundi de mai. En souvenir de
tous les morts au combat. Correspond au début de la saison touristique.
- Independence Day : le 4 juillet, fête nationale.
- Labor Day : le 1er lundi de septembre,
la fête du Travail. Marque la fin de la saison touristique.
- Colombus Day : le 2e lundi d'octobre, en
souvenir de la « découverte » de l'Amérique par Christophe Colomb.
- Veteran's Day : le 11 novembre.
- Thanksgiving Day : le 4e jeudi de novembre.
Fête typiquement américaine commémorant le repas donné par les premiers immigrants
(les Pères Pèlerins) en remerciement à Dieu et aux Indiens de leur avoir permis
de survivre à leur premier hiver dans le Nouveau Monde.
- Christmas Day : le 25 décembre.
Les Indiens
Quand vous êtes arrivés, dit le vieil homme, vous aviez la Bible, nous avions la terre. Vous avez dit : « Fermons les yeux, prions ensemble. » Quand nous avons ouvert les yeux, nous avions la Bible, vous aviez la terre.
Malgré la croissance de leur population, les Indiens demeurent aujourd'hui le groupe ethnique disposant du plus bas revenu par habitant. Ils détiennent encore d'autres tristes records. Ainsi, jusqu'à 40 % des individus de certaines tribus sont alcooliques, et la tribu des Pinas en Arizona est l'ethnie la plus touchée au monde par le diabète : plus de 50 % en est atteinte. Les 700 avocats de race indienne sont continuellement en procès avec le gouvernement pour parfois des questions aussi choquantes que la violation de cimetières indiens...
Les Indiens sont aussi la communauté qui, aux États-Unis, souffre le plus du racisme tout en étant, contrairement aux idées reçues, celle qui commet le moins d'homicides...
Les religions
La religion est intimement liée à l’histoire des États-Unis. En 1620, ce sont les Pères pèlerins du Mayflower (les fameux Pilgrim Fathers) qui, fuyant les persécutions religieuses en Angleterre, ont formé la première grande famille religieuse et fondé, avec d’autres bien sûr, le Nouveau Monde.
La référence à Dieu est d’ailleurs partout aux États-Unis. Sur les billets de banque, dans les écoles, et jusque dans les discours du président Bush, émaillés d’une rhétorique biblique et clos par le rituel God bless you.
Plus de la moitié des Américains sont pratiquants, contre seulement 15 % des Français par exemple. L’église catholique, nourrie par l’immigration irlandaise, italienne et hispanique (du Mexique et de Cuba), caracole en tête du hit-parade des religions, avec au moins 60 millions d’adeptes, soit un Américain sur quatre.
Au coude à coude avec le catholicisme, la grande famille des protestants, fractionnée en de multiples Églises, dont les baptistes, les Amish, les méthodistes, les mormons et surtout les évangélistes, dont fait d’ailleurs partie George W. Bush, et qui représentent un gros quart de la population. Les évangélistes fondent leur mouvement sur une interprétation littérale de la Bible et disent tisser des liens personnels avec Jésus-Christ. Ils figurent parmi les plus actifs, et les plus virulents aussi (contre l’avortement, l’homosexualité, l’athéisme, etc.). Leurs lieux de culte sont d’un nouveau genre : des giga-paroisses (megachurches) de plusieurs milliers de fidèles, avec office à grand spectacle, parking et club de fitness intégré, qui fleurissent un peu partout aux États-Unis, particulièrement dans le Sud et le Middle West.
Les juifs sont environ 6 millions, suivis de près par les musulmans, de plus en plus nombreux avec les récentes immigrations (entre 4 et 6 millions). Enfin, viennent les religions asiatiques comme le bouddhisme, arrivées avec les mouvements contestataires datant des années 1960, les chrétiens orthodoxes, sans oublier toutes les religions Made in America.
Car aux États-Unis, tout le monde a le droit de fonder une église. Et la liberté des cultes est totale. D’où la possibilité de développer un nombre insensé d’églises, pas toujours faciles à différencier des sectes. L’administration américaine a par exemple agréé l’Église de Scientologie, qui compte de nombreux adeptes parmi les people, ainsi que celle des Mormons (les saints des derniers jours). Ces deux églises forment en même temps de richissimes entreprises économiques possédant des propriétés foncières, des banques, des compagnies d’assurances, des hôtels...
La Route 66
Un mythe indissociable de la culture américaine ! Surnommée « The Mother Road » (la Route Mère) par John Steinbeck dans Les Raisins de la colère, « route de la Gloire » par les Okies (les fermiers de l’Oklahoma), elle est aussi la Main Street of America (Grande Rue de l’Amérique) dans le cœur des Américains.
Débutée en 1926, sa construction s’achève en 1937. C’est la première voie qui permet de relier les rives du lac Michigan (à Chicago) au rivage du Pacifique à Santa Monica en Californie, après un périple de 2 448 miles à travers 7 États (Illinois, Missouri, Kansas Oklahoma, Texas, Nouveau-Mexique, Arizona et Californie).
Tout le long de la route 66 s’est vite développée une nouvelle culture , celle des motels, des stations-service, des enseignes de néons tapageuses, des serveuses qui s’affairent avec le sourire. Sous la pression d’associations de défense, la Road 66 retrouve aujourd’hui une deuxième jeunesse. Le long du tracé, des musées se sont créés, des panneaux retraçant l’histoire de cette voie ont fleuri, des festivals très vivants rassemblent tous les adeptes lors de grand-messes pétaradantes et chromées. Mieux : une nouvelle loi pour la protection de la route 66 a été promulguée !
Pour en savoir plus, consulter notre dossier « Routes mythiques ».