Religions et croyances
Les Burkinabés se partagent entre 3 religions : l'animisme, l'islam et le christianisme. Les proportions donnent à peu près 52 % de musulmans, 26 % d'animistes et 20 % de chrétiens (catholiques, protestants et de plus en plus de sectes parachrétiennes). En vérité, on peut dire que la plupart des Burkinabés, même convertis à une autre religion, continuent à pratiquer un certain nombre de rites animistes (au début des années 1960, deux tiers des Burkinabés étaient animistes).
L'animisme recouvre l'ensemble des religions traditionnelles pratiquées par les paysans. On parle parfois aussi de fétichisme. Les principales ethnies qui pratiquent l'animisme sont les Mossis, les Gourmantchés, les Gourounsis, les Bobos, les Sénoufos, les Lobis, les Bissas... Ces 3 dernières se plaignent de l'intrusion dans leur région des sectes parachrétiennes qui « prennent » leurs jeunes et détruisent les valeurs ancestrales comme le respect porté à la sagesse des vieillards ou aux règles de la vie communautaire.
La région où l'animisme est faible est le Nord, la zone comprise au-dessus d'un axe Djibo-Dori (moins de 10 % de pratiquants). C'est aussi la région la plus fortement islamisée (de 80 à 100 %), ceci expliquant cela !
Animisme
Cette croyance reconnaît l'existence d'une force vitale dans les êtres
naturels, que ce soit l'homme, l'animal, un arbre ou une rivière. Les
rites animistes cherchent à capter ces forces vitales qui habitent
l'univers.
Bien qu'il existe un Dieu tout-puissant, mais finalement
peu préoccupé du sort des humains, les animistes lui préfèrent des
divinités secondaires, en général les forces de la nature personnifiées
et les esprits (parmi lesquels ceux des ancêtres). Dans les grands
moments de la vie, elles sont consultées, et des animaux leur sont
sacrifiés pour assurer la force, la richesse et la fécondité du groupe.
La
notion judéo-chrétienne de péché n'existe pas, mieux vaudrait parler de
transgression d'interdits. La maladie, la sécheresse, la faim sont
toujours ressenties dans l'esprit des animistes comme les conséquences
d'une faute grave.
L'attachement aux croyances traditionnelles est
encore très vif dans la population. Même les fidèles musulmans ou
chrétiens sont nombreux à perpétuer des rites animistes ancestraux.
Savoir-vivre et coutumes
Larges sont les possibilités, pour le routard, d'aventures personnelles et de rencontres intéressantes.
Pour
les touristes sensibles à l'humanitaire au Burkina : savoir que les
autorités se sont dotées d'un cadre stratégique pour lutter contre la
pauvreté dans tous les secteurs. Il est donc important, avant de donner
à tort et à travers, de s'informer auprès de l'ambassade de France, qui
a créé un poste de coordonnateur des projets des ONG, afin que l'action
envisagée s'intègre efficacement dans les projets en cours. Le
développement est une affaire sérieuse, et il ne faut pas le prendre à
la légère en se disant que « de toute façon, c'est mieux que rien »,
car il s'avère que rien peut parfois être un moindre mal !