Fêtes et jours fériés
Les jours indiqués ci-dessous sont chômés, ce qui signifie que tout
ce qui est bureau, banque, poste est fermé. Prenez vos précautions.
- 1er janvier : Nouvel an.
- 3 janvier : fête de la Révolution, commémoration du soulèvement populaire.
- 8 mars : fête internationale de la Femme.
- 30 mars : journée nationale du Pardon.
- Pâques.
- 1er mai (ou 2 mai si le 1er tombe un dimanche).
- Ascension.
- 5 août : commémoration de l'Indépendance (qui a eu lieu en fait
un mois auparavant).
- 15 août : Assomption.
- 11 décembre (ou 12 décembre si le 11 tombe un dimanche) : fête nationale, anniversaire de la proclamation de la République
de Haute-Volta (1958).
- 25 décembre : Noël.
Les fêtes religieuses musulmanes suivent le calendrier lunaire.
- La Korité ou l’Aïd El Fitr : célèbre la fin du ramadan débuté un mois plus tôt.
- Le Maouloud : célèbre la naissance et le baptême (7 jours après) du Prophète.
- La Tabaski (ou fête du Mouton ou Aïd el Kébir) :
fête très populaire qui commémore le sacrifice d’Abraham. Les
festivités peuvent durer plusieurs jours si la date est proche du
week-end.
Animisme
En gros, l'animisme reconnaît l'existence d'une force vitale présente chez
tous les hommes. Les animistes croient en des divinités secondaires, en général
les forces de la nature personnifiées et les esprits (parmi lesquels ceux des
ancêtres). Dans les grands moments de la vie du paysan et de son groupe (naissance,
initiation, mariage, funérailles, etc.), elles sont consultées, et des animaux
leur sont sacrifiés. Les prières animistes visent essentiellement à assurer
la force, la richesse et la fécondité du groupe. Même les fidèles musulmans
ou chrétiens sont nombreux à perpétuer des rites animistes ancestraux.
Religions et croyances
Les Burkinabés se partagent entre 3 religions : l'animisme, l'islam et le christianisme. Les proportions donnent à peu près 52 % de musulmans, 26 % d'animistes et 20 % de chrétiens (catholiques, protestants et de plus en plus de sectes parachrétiennes). En vérité, on peut dire que la plupart des Burkinabés, même convertis à une autre religion, continuent à pratiquer un certain nombre de rites animistes (au début des années 1960, deux tiers des Burkinabés étaient animistes).
L'animisme recouvre l'ensemble des religions traditionnelles pratiquées par les paysans. On parle parfois aussi de fétichisme. Les principales ethnies qui pratiquent l'animisme sont les Mossis, les Gourmantchés, les Gourounsis, les Bobos, les Sénoufos, les Lobis, les Bissas... Ces 3 dernières se plaignent de l'intrusion dans leur région des sectes parachrétiennes qui « prennent » leurs jeunes et détruisent les valeurs ancestrales comme le respect porté à la sagesse des vieillards ou aux règles de la vie communautaire.
La région où l'animisme est faible est le Nord, la zone comprise au-dessus d'un axe Djibo-Dori (moins de 10 % de pratiquants). C'est aussi la région la plus fortement islamisée (de 80 à 100 %), ceci expliquant cela !
Savoir-vivre et coutumes
Larges sont les possibilités, pour le routard, d'aventures personnelles et de rencontres intéressantes.
Pour
les touristes sensibles à l'humanitaire au Burkina : savoir que les
autorités se sont dotées d'un cadre stratégique pour lutter contre la
pauvreté dans tous les secteurs. Il est donc important, avant de donner
à tort et à travers, de s'informer auprès de l'ambassade de France, qui
a créé un poste de coordonnateur des projets des ONG, afin que l'action
envisagée s'intègre efficacement dans les projets en cours. Le
développement est une affaire sérieuse, et il ne faut pas le prendre à
la légère en se disant que « de toute façon, c'est mieux que rien »,
car il s'avère que rien peut parfois être un moindre mal !
Un site Internet recense les ONG au Burkina : www.faso-ong.org.
La tontine
Pratique symbolisant bien l'esprit d'entraide des Africains, la tontine
est une sorte de caisse d'épargne entre amis ou voisins. Depuis longtemps, les
paysans se mettaient ensemble pour défricher les champs ; celui dont c'était
le tour offrait le vin de palme. Aujourd'hui, elle est surtout très pratiquée
dans les pays d'émigration.
Les membres d'une tontine mettent en commun une
certaine somme d'argent et chacun à son tour en fin de mois en empoche la totalité.
Cet argent sert en général à monter ou à renflouer une affaire. Aucun papier
n'est signé, toutes les relations sont basées sur la confiance. Et puis on se
connaît : on appartient à la même famille, au même village ou quartier.
Tonti,
le banquier italien du XVIIe siècle qui lui a donné son nom, ne pensait pas
qu'un jour son « invention » se retrouverait en Afrique, à une grande échelle.
Ce qui est intéressant dans cette pratique, c'est que, plus qu'une épargne forcée,
c'est avant tout un état d'esprit, l'occasion de se retrouver, de s'épauler.
La tontine peut aussi prendre en charge des initiatives à caractère social,
comme l'école d'un village. Elle remplit également le rôle de la Sécurité sociale
: aucun membre ne sera laissé seul en cas de maladie ou d'accident.
Cette entraide est fondamentale. Il est fréquent de voir la famille
des malades faire la cuisine dans les cours des hôpitaux publics où les
repas ne sont pas pris en charge. Elle les assiste, elle reste proche.
Les Africains ne comprennent pas les Européens qui confient leurs
parents à l'hospice ou à la maison de retraite.