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Culture et traditions Bourgogne

Traditions viticoles

Les Trois Glorieuses

Le 3e week-end de novembre fait la part belle aux traditions viticoles.

Samedi : chapitre de la confrérie des Chevaliers du Tastevin

Dans les années 1930, la mévente des vins ruinait toute la région, d'où cette idée lancée par quelques vignerons visionnaires : on invita le monde entier à venir le déguster au château du Clos de Vougeot, autour de la confrérie des Chevaliers du Tastevin.
Elle se réunit au clos de Vougeot lors de banquets nommés « chapitres ». La confrérie est habillée de pourpre et d'or à la mode rabelaisienne, et reçoit diverses personnalités d'honneur des mondes politique, littéraire, artistique et scientifique. Celles-ci sont intronisées après une cérémonie rituelle et burlesque au cours de laquelle elles prennent connaissance de leurs devoirs en tant que futurs chevaliers.
En 1950, la confrérie crée le tastevinage : il s'agit d'accorder l'estampille de la confrérie à une sélection de vins de Bourgogne.

Dimanche : vente des Hospices de Beaune

Mondialement connus, les Hospices de Beaune représentent l'une des premières fortunes hospitalières de France. La vente des vins provenant de ce domaine d'exception permit durant des siècles de soigner gratuitement les malades et d'accueillir les personnes âgées.
Aujourd'hui, les fonds recueillis permettent l'entretien et la modernisation des installations hospitalières. C'est pourquoi on peut encore parler de « vente de charité ».
La dégustation, qui a lieu le samedi, est ouverte au public. Issues de la récolte de l'année, les cuvées mises en vente le lendemain portent le nom des généreux donateurs.

Lundi : Paulée de Meursault

L'origine du mot « paulée » provient vraisemblablement du patois paule, qui signifie « pelle ». Il s'agirait de la dernière pelle de raisins versée dans le pressoir symbolisant la fin des vendanges. À midi, se déroule le banquet de la Paulée de Meursault, où chacun apporte à déguster ses meilleures bouteilles. Au cours du repas, on décerne un prix littéraire à un écrivain connu. L'heureux veinard repart avec 100 bouteilles de meursault.

La Saint-Vincent tournante

Autrefois, dans chaque village existait une confrérie des Vignerons, compagnie d'entraide de la corporation. Chaque confrérie fêtait le saint patron des vignerons, saint Vincent.
En 1938, les Chevaliers du Tastevin donnent un nouveau souffle à ces fêtes en réunissant l'ensemble des confréries des Côtes de Nuits et de Beaune. La Saint-Vincent tourne chaque année, le dernier week-end de janvier, de village en village. Elle revient dans chaque commune à peu près une fois par génération. L'événement est donc d'importance pour le village organisateur.

Architecture

L'art roman bourguignon

L'art roman s'est particulièrement bien développé aux XIe et XIIe siècles en Bourgogne du Sud, où les églises romanes, d'une grande richesse architecturale et sculpturale, sont pour la plupart bien conservées. C'est surtout dans le Brionnais et le Mâconnais que le visiteur de passage sera frappé par le nombre et la beauté des églises.

L'art gothique

Le passage à un nouveau type d'architecture se fait à partir de la seconde moitié du XIIe siècle. L'intégration de verrières, la suppression des chapiteaux et l'allègement des voûtes sont de mise. Les croisées d'ogives font le bonheur des cisterciens qui intègrent à leurs constructions le système des arcs diagonaux brisés (Pontigny).
C'est à Sens que sera construite la première grande cathédrale gothique (achevée en 1176).

De la Renaissance au contemporain

Dès le XVIe siècle, un changement s'opère dans le paysage bourguignon sous l'influence de l'Italie. On revient aux formes antiques et aux canons classiques d'architecture gréco-romaine. Les lignes horizontales et les arcs en plein cintre sont à l'honneur. Les sujets religieux sont remplacés par des sujets profanes.

Les grandes abbayes

Si, dans le domaine artistique, Cîteaux conserve le goût de Cluny pour les livres ornés de merveilleuses enluminures, l'austérité des cisterciens se traduit aussi dans l'architecture. Pas de sculptures ni de fioritures, plus d'histoires ni de légendes à raconter. Le dépouillement doit conduire à la prière. Cette nudité des bâtiments n'est pas vraiment totale, la règle d'austérité est parfois légèrement trahie : ainsi, le cloître de l'abbaye de Fontenay n'est pas tout à fait symétrique.

Les toits bourguignons

Les toits en tuiles vernissées aux motifs géométriques font partie intégrante du paysage bourguignon au même titre que la vigne ou les riches pâturages du Charolais. Ces tuiles coiffent aussi bien des édifices religieux que des bâtiments civils de la grande époque des ducs de Bourgogne.
Les plus célèbres d'entre eux est l'hôtel-Dieu de Beaune, construit par Nicolas Rolin, chancelier de Philippe le Bon, l'hôtel de Vogüé à Dijon et le château de La Rochepot.
Ce type de décoration, présente sur les toitures, permettait d'indiquer par le biais de messages symboliques, politiques ou religieux, le statut social, voire la réputation, d'un homme ou d'une communauté.


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