- Superficie : 51 200 km².
- Population : 4 622 000 (estimation 2011). On les nomme Bosniens, et non Bosniaques -
ce nom désignant les seuls Bosniens de confession musulmane.
- Statut : république fédérale formée de 2 entités
politiques à taille quasi égale. D’une part la Fédération
de Bosnie-Herzégovine, qui regroupe les territoires à majorité
bosniaque et croate (51 %) ; d’autre part la République serbe de Bosnie (Republika Srpska) (49 %),
à population majoritairement serbe. La première est située
au centre et à l’ouest du pays, la seconde en écharpe au
nord et à l’est - le Sud étant partagé.
- Capitale : Sarajevo.
- Monnaie : le mark convertible.
- Régime : démocratie parlementaire régie par une Constitution
définie dans les accords de paix de Dayton-Paris signés fin 1995.
Chaque entité territoriale possède sa propre constitution et son
propre Parlement.
- Présidence collégiale
et tournante : la présidence de la Bosnie-Herzégovine voit alterner tous les 8 mois des présidents serbes,
croates et bosniaques. Leur mandat est de 4 ans renouvelable. Chacune des entités
territoriales possède donc son propre président : Nebojša Radmanović côté serbe, Željko Komšić côté croate, et Bakir Izetbegović côté bosnien (depuis octobre 2010).
- Haut représentant international international : en vertu des accords de Dayton-Paris (1995) mettant fin aux combats interethniques en Bosnie-Herzégovine, la
communauté internationale dépêche sur place un haut représentant
aux pouvoirs étendus. Le diplomate autrichien Valentin Inzko, nommé
à ce poste en mars 2009, peut ainsi, à titre exceptionnel, destituer
des élus et imposer des lois que le Parlement national ne réussirait
pas à voter. Ce haut représentant restera en poste
tant que la Fédération croato-bosniaque et la Republika Srpska
ne se seront pas engagées sur la voie d’une véritable cohésion
« nationale ».
- Ethnies : les
Bosniaques seraient les plus nombreux (48 %), suivis des Serbes (37,1 %) et
des Croates (14,3 %). Ces chiffres recoupent plus ou moins ceux des divisions
religieuses : musulmans 40 %, orthodoxes 31 %, catholiques 15 %. Reste environ
un Bosnien sur 6 qui ne se réclame d’aucune confession.
- Force de la paix : la Bosnie-Herzégovine est encore « encadrée » par quelque 1 400 soldats de l'EUFOR, la force militaire de l'Union européenne, concentrés dans la région de Sarajevo. Cette force doit être réduite de moitié. Par ailleurs, une mission de police européenne assiste et conseille la police locale.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : le quartier du vieux pont de la vieille ville de Mostar (2005) ; le pont Mehmed Pacha Sokolović de Višegrad (2007).
Économie
Massivement industrialisée sous l’ère
titiste, la Bosnie a d’abord souffert de l’éclatement du
bloc de l’Est, puis de celui de la Yougoslavie. Elle a vu un grand nombre de ses infrastructures réduites à néant
pendant la guerre civile.
La nécessité de reconstruction, l’introduction en 1998 du mark convertible, la privatisation des banques, l’introduction plus récente d’une
TVA à 17 % et la garantie de libre-échange avec l’Union européenne ont contribué à la reprise économique.
Depuis quelques années, le taux de croissance dépasse 6 %. Cependant, le chômage (20 à 40 %
selon les chiffres), l’économie informelle et la lourdeur des dépenses publiques, conséquence
de la complexité des institutions, restent des sujets de préoccupation et de discorde.
L’industrie occupe encore près d’un tiers de la population et l’agriculture un
cinquième. Un habitant sur 5 vit en dessous du seuil national de pauvreté.