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![]() Transports BolivieLe point le plus épineux de tout voyage dans l'autre pays des cactus ! Beaucoup de pistes, peu d'asphalte, ça a son charme... et ses inconvénients. Si vous le pouvez, préférez - et de loin - la saison sèche pour circuler, les pluies rendant les routes très glissantes et les pistes impraticables. Toutefois, le réseau s'améliore d'année en année même si le va-et-vient des vieux camions existe encore et que bientôt on pourra regretter que le pays améliore ses structures trop vite... Les camions Le système du stop avec participation aux frais est courant. Mais vérifiez bien les circuits (et les altitudes !) que vous aurez à emprunter (sinon, transformation en Peau-Rouge en 10 mn chrono et bonne crève en perspective). C'est sûrement la façon la moins chère (environ la moitié du prix du bus) et la plus inconfortable de visiter le pays. La location de voitures Permis de conduire international exigé. Le choix d'un véhicule tout-terrain est absolument indispensable, à moins de vouloir se limiter aux seules routes asphaltées du pays (environ 1 500 km). Le stop C'est un peu comme les chasse-neige en Afrique, le stop gratuit en voiture, en Bolivie, on ne connaît pas tellement. Les bus Les bus ou flotas sont nombreux et très bon marché, à défaut d'être particulièrement rapides et sûrs. Bien faire la différence entre un bus (semblable aux autocars européens, certains sont même équipés d'AC/chauffage et de toilettes pour les longs trajets) et un micro, plus petit (vous êtes perspicace !) mais pas forcément moins cher ; une sorte de véhicule brinquebalant entre le camion et le transport scolaire. Étant donné l'espace intérieur réduit, les bagages voyagent toujours sur le toit. Mais pas les plantes, ni les animaux, ni les objets fragiles... c'est donc vite encombré. À cela, ajoutez les fenêtres qui ne ferment plus et les pneus souvent crevés... En règle générale, beaucoup de départs sont groupés tôt le matin et en fin d'après-midi afin de ne pas trop chauffer moteurs et pneus (déjà assez fatigués). On ne trouve pas de panneaux d'affichage des départs. Sans parler des annulations à cause des pluies, des changements d'horaires fréquents, etc. (gardez votre calme et surtout prévoyez très large si vous avez un avion à prendre !). Les compagnies appliquent toutes à peu près les mêmes tarifs, c'est-à-dire qu'elles se valent toutes sauf en matière de confort et de sécurité. Bien se renseigner donc sur les flotas les plus modernes et sûres car cela change tout le temps. Les rachats sont courants et les changements de nom aussi. La concurrence est si rude que les vendeurs de chaque compagnie se ruent aux abords du terminal pour vous vendre un billet dans le prétendu prochain bus prêt à partir. Mais en fait, une ou deux autres flotas risquent de partir avant la vôtre. Il faut donc arriver un peu à l'avance, et se livrer à un petit comparatif d'horaires. Autre différence entre les compagnies, certaines ne proposent que des bus « normaux », d'autres des bus normaux, « bus semi-cama » et « bus cama », ces derniers étant pourvus de sièges fortement inclinables. Ils sont bien plus chers que les bus ordinaires. Il fait parfois frais dans les bus de nuit. Pendant la saison des pluies, certaines liaisons (surtout dans les parties basses du pays) sont rendues très difficiles (voire carrément impossibles) à cause des inondations. Les pistes deviennent alors très glissantes. Bien se renseigner car les annulations sont fréquentes. Enfin, les trajets Potosí-Tarija, Tarija-Tupiza, Sucre-Cochabamba et La Paz-Coroico (par l'ancienne route) sont fortement déconseillés à ceux qui ont le vertige. Un dernier conseil pour la route : dans les villes petites et moyennes, réservez vos billets dès que possible. En haute saison la spéculation va bon train et les revendeurs plus ou moins « agréés » vous feront attendre jusqu'au dernier moment pour vous rendre service en faisant payer plus que de raison. Les avions Bon marché et bien pratiques lorsque l'on a un programme serré. En effet, le gain de temps par rapport au bus est considérable. Toutefois, il serait dommage, dans un pays comme la Bolivie, d'abuser de ces petits engins car, bien sûr, les paysages vous passent alors sous le nez... Quatre compagnies se partagent actuellement le marché. Aerosur est pour l'heure la plus fiable de toutes. Viennent ensuite la TAM (Transporte Aéreo Militar, à ne pas confondre avec TAM Mercosur, la compagnie brésilienne basée à Asunción), Amaszonas et une nouvelle arrivée, celle d'Aerocon. La LAB, qui assurait aussi beaucoup de liaisons internationales, était moribonde à la fin de l'année 2008. Dernières recommandations : toujours confirmer son vol et arriver à temps dans les aéroports (1 h 30 au moins avant le décollage, pour les vols intérieurs), en particulier dans les zones humides (Rurrenabaque, Trinidad, Pantanal) et à Sucre où, en cas de brouillard ou de fortes pluies, les avions ne décollent pas. Les trains Assez lents, parfois encombrés, mais ils marchent de mieux en mieux. Les deux premières lignes sont gérées par la compagnie Empresa Andina (Internet : www.fca.com.bo), les deux autres par Ferroviaria Oriental (Internet : www.ferroviariaoriental.com). Toutes ces lignes n'ont qu'une seule voie ! Il n'y a donc, dans chaque sens, que quelques départs par semaine. Les tarifs sont à peu près équivalents à ceux du bus... si vous voyagez en classe économique. Autrement, service clase ejecutivo sur l'Expreso del Sur et le Wara-Wara (Oruro-Uyuni-Tupiza-Villazón) puis service Ferrobus avec cama et semi-cama (sièges inclinables très confortables) et repas à bord, sur les lignes Santa Cruz-Yacuiba et Santa Cruz-Quijarro. Avertissement : les billets sont vendus à la gare seulement le jour même du départ. Les guichets ouvrent entre 7 h et 8 h du matin selon les gares, mais la queue se forme dès l'aube. Il vous faudra donc vous armer de beaucoup de patience ou bien passer par une agence de voyages qui peut réserver au préalable moyennant une commission. Et plus le trajet est demandé, plus les enchères montent et les revendeurs des fausses agences font leur apparition. Attention, il peut faire froid dans les trains de l'Altiplano, surtout en juillet et août ! Les passages de frontièresAvertissement : que vous entriez en Bolivie par le Brésil ou le Pérou, plusieurs lecteurs nous ont signalé des abus des douaniers et autres « passeurs ». En général, ils vous demandent 10 à 20 Bs (1 à 2 €) pour mettre le tampon sous peine de vous laisser poireauter jusqu'à ce que vous perdiez patience. Dans ce cas-là, expliquez que vous connaissez la loi, refusez poliment et attendez quelques instants que la situation se désamorce. On en parle sur le forum Bolivie |
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