Transports et déplacements Bolivie

Même si le réseau se développe, le ripio (pistes) reste plus fréquent que l’asphalte en Bolivie dès que l’on quitte les grands axes.
Si vous le pouvez, préférez la saison sèche pour circuler : les pluies rendent les routes très glissantes et certaines pistes impraticables.
Au final, armez-vous de patience et concoctez-vous un itinéraire ménageant à la fois votre budget et vos reins...

L'avion

Relativement bon marché et bien pratique, l’avion permet un sacré gain de temps par rapport au bus. Exemple : La Paz-Rurrenabaque : 45 mn de vol contre 18h de route ! Faites vos comptes. Il serait dommage de ne pas prendre aussi le bus, partie intégrante de l’expérience du voyage en Bolivie... Et puis, ainsi, on se rend mieux compte des changements de paysages entre Altiplano et terres basses.

- Les vols internationaux arrivant soit à Santa Cruz (Viru-Viru), soit à La Paz (El Alto), on vous conseille plutôt de commencer par la première, histoire de vous acclimater en douceur à l’altitude. En effet, Santa Cruz n’est qu’à 500 m. De là, on rejoint facilement Cochabamba, à 2 500 m (via Samaipata, à 1 650 m), puis Sucre à 2 700 m, et enfin, l’Altiplano, avec La Paz, le Salar, Potosí... qui oscillent entre 3 500 et 4 000 m.

Les différentes compagnies

Quatre compagnies se partagent le marché intérieur.

  • La principale, BoA (Boliviana de Aviación), assure des vols fréquents entre les principales villes du pays.
  • Amaszonas, également basée à La Paz, dessert à la fois Rurrenabaque en Amazonie (le plus souvent à bord de petits avions de 19 places), Uyuni, Sucre, Santa Cruz et Cochabamba, ainsi que Cusco au Pérou et Iquique au Chili.
  • Ecojet couvre un peu tout le territoire, notamment Trinidad et le nord de l’Amazonie.
  • La TAM (Transporte Aéreo Militar) dépend, elle, de l’armée bolivienne. Chargée de garantir la continuité du territoire national, elle dessert près d’une trentaine d’aéroports à travers le pays, certains tout petits. Sestarifs sont bas, mais les vols ne sont pas très fréquents, souvent en retard, voire annulés ou... avancés, et la TAM n’est pas réputée pour son souci de la sécurité.

Sachez, de toute façon, que les retards sont assez fréquents et les annulations possibles en cas de fortes pluies (Amazonie) ou de brouillard (Altiplano), quelles que soient les compagnies.

Autre info essentielle : réservez bien à l’avance en haute saison.

Les trains

Le réseau ferré bolivien marche plutôt bien, mais il est réduit à peau de chagrin. Ferroviaria Andina dessert l’itinéraire Oruro-Uyuni-Tupiza- Villazón quatre fois par semaine avec les trains Expreso del Sur (un peu plus rapide) et Wara-Wara, ainsi que la ligne Uyuni-Avaroa (frontière chilienne) deux fois par semaine.
Ajoutons une ligne locale dans la haute vallée de Cochabamba et une autre entre Sucre et Potosí (trois trains par semaine), qui était toutefois suspendue à l’été 2016 suite à un glissement de terrain.
Plus à l’est, Ferroviaria Oriental relie Santa Cruz à Yacuiba (frontière argentine) une fois par semaine et à Quijarro (frontière brésilienne) tous les jours sauf samedi, avec sièges cama et semi-cama (inclinables) et repas à bord. Cette dernière ligne s’est vu affublée du surnom charmant de « train de la mort » - en souvenir des nombreux ouvriers morts durant sa construction.

Lents et souvent encombrés, les trains sont d’assez bonne qualité et peuvent être préférables au bus (tarifs équivalents), ne serait-ce que pour des raisons de (meilleure) sécurité. Cela dit, vous n’aurez pas moins froid à bord en traversant l’Altiplano en juillet-août ! Prévoyez impérativement un duvet ou une couverture !

- Avertissement : sur la ligne Oruro-Uyuni-Tupiza-Villazón, on choisit entre les classes ejecutivo, salón et popular. La première peut se réserver 1 mois à l’avance, la deuxième 1 semaine avant, la troisième seulement la veille ou le jour même, à la gare. Les queues sont souvent longues, et il vous faudra vous armer de patience ou passer par une agence de voyages, moyennant une commission.
Sur les trajets très demandés, les revendeurs des fausses agences font aussi leur apparition... Pour les départs de nuit (Uyuni), les guichets ouvrent 1h avant.

Le bus

Les bus sont nombreux et bon marché, à défaut d’être particulièrement rapides et sûrs ! La presse fait régulièrement état d’accidents dus au mauvais état de certains véhicules ou des routes, aux intempéries, au manque d’attention des chauffeurs, à leur état de fatigue ou... d’ébriété. Les pannes ne sont pas rares non plus.
Autant certaines compagnies disposent de bus récents et confortables (avec AC, chauffage et toilettes à bord), autant d’autres roulent-elles dans des quasi-épaves !

Il faut dire que les pistes ne sont pas tendres et qu’une compagnie récente a vite fait de se retrouver avec des bus déglingués... Parmi les meilleures, citons Bolivar et Trans Copacabana. Mais attention, les rachats sont courants et les changements de nom aussi (sans compter les compagnies qui portent presque le même nom !).

Outre les pannes, les imprévus sont multiples : barrages « citoyens », grèves, travaux, inondations pendant la saison des pluies (surtout dans les parties basses du pays)... On a vu des bus mettre 1 semaine pour relier Rurrenabaque à Guayaramerín ! Bref, s’ils partent généralement à l’heure, les horaires d’arrivée sont bien aléatoires... Gardez votre calme et, surtout, prévoyez très large si vous avez un avion à prendre !

- En règle générale, sur les longs trajets, les départs des différentes compagnies sont groupés en fin d’après-midi ou le soir, et le voyage se fait de nuit pour arriver au matin.

- La concurrence est si rude que les vendeurs de cetaines compagnies se ruent aux abords du terminal pour vous vendre un billet dans le prétendu prochain bus prêt à partir. Mais en fait, une ou deux autres flotas risquent de partir avant... Ne vous précipitez pas et comparez les horaires.

- Les tarifs sont pour la plupart réglementés et affichés dans les gares routières. Les compagnies appliquent donc toutes peu ou prou les mêmes, alors qu’elles n’offrent pas toutes le même niveau de confort ni de sécurité.
Tout en bas de l’échelle, les bus « standard » auront vite fait de vous user les reins sur les longs trajets. Pour espérer dormir un peu, mieux vaut privilégier les « semi-cama » ou « cama », ces derniers étant pourvus de sièges fortement inclinables. On parle aussi parfois de semi-leito et leito, comme au Brésil. Attention, ils sont en général deux fois plus chers que les bus ordinaires, mais l’investissement peut en valoir la peine. Il existe même quelques bus « suite » avec couchettes intégrales.

- Toutes les compagnies vous diront que leurs véhicules sont chauffés pendant les trajets de nuit.

- Avant le départ, dans tous les terminaux, une taxe de 1,50 à 3 Bs est imposée pour accéder aux quais.

Les micros, minibus et camions

Micros et minibus

Il convient de différencier le bus du micro et du minibus (combi). Là où le premier dispose d’une cinquantaine de places, le second (pas si micro que ça) en a généralement une grosse trentaine et le troisième une quinzaine (mais en poussant un peu...). Les micros, souvent vieillots et poussifs, circulent surtout en ville et sur les courtes distances.
Les minibus, généralement plus rapides que les bus, offrent une option intéressante sur les trajets de quelques heures. Les bagages voyagent toujours sur le toit. Généralement, on les couvre avec un plastique pour les protéger de la poussière et de la pluie mais, avec les cahots, vous risquez fort de récupérer vos affaires teintées d’ocre rouge.  
Ajoutez à cela les fenêtres qui ferment mal et les pneus usés par les pierres des caminos de ripio... l’aventure, quoi !
Bref, le minibus, ce n’est pas le grand confort mais le moyen de transport idéal pour rencontrer les locaux. Assis les uns sur les autres, on discute plus facilement...

Le camion

Encore moins cher que les autres moyens de transport, le camion prend généralement le relais là où les bus s’arrêtent. C’est sûrement la façon la plus typique, mais aussi la plus inconfortable et la plus lente de voyager (10-20 km/h en montagne)...

Le stop

Le stop gratuit, en Bolivie, on ne connaît pas tellement ! En revanche, le système du stop avec participation aux frais est assez courant.

La location de voitures

À moins de vouloir se limiter aux seules routes asphaltées (environ 2 000 km), un 4x4 est indispensable pour explorer le pays.
On peut louer un petit 4x4 sans chauffeur à partir de 50-60 $ par jour, hors assurances, avec 100 km inclus. Pour un plus gros, voire un très gros 4x4, multipliez ces prix par deux ou trois.
Plusieurs compagnies internationales sont représentées en Bolivie : Avis (à La Paz et Santa Cruz), Budget (idem), Europcar (idem) et Hertz (Santa Cruz), mais on trouve aussi des loueurs locaux sérieux, comme Barbol. Certaines agences permettent de louer le véhicule dans une ville et de le rendre dans une autre, moyennant un supplément, évidemment. Dans tous les cas, il faut avoir plus de 25 ans pour conduire soi-même.

Soyons clairs : mieux vaut avoir l’expérience de la conduite dans les pays en voie de développement. Nombre de Boliviens achètent leur permis sans jamais le passer et les modes de conduite locaux sont assez offensifs...

Les difficultés majeures tiennent surtout à l’orientation. Les panneaux sont rares et les cartes routières assez sommaires. Sortir de La Paz la première fois tient de la course d’orientation. Là où la location devient risquée, c’est au salar d'Uyuni. En revanche, aucun souci pour emprunter la route de la Mort si vous êtes habitué au 4x4.

- Important : au volant, prenez garde à tout ce qui pourrait croiser votre route au détour d’un virage ou d’une côte, tels chiens, ânes, moutons, piétons, vaches et autres lamas, sans oublier les bus à contresens ou les camions en rade en pleine montée !

Gardez une conduite très prudente en toutes circonstances et tâchez de rester zen si un policier vous arrête pour une infraction plus ou moins imaginaire... Restez ferme - mais courtois - et il devrait vous laisser repartir.

N’oubliez pas de faire le plein dès que vous le pouvez : les stations-service sont assez éparses et pas toujours approvisionnées. Dans certains secteurs (Amazonie), on peut en être réduit à acheter le gazole au litre, en bouteille...

Le bateau

On le signale plus qu’on le conseille : des barges circulent sur les rivières Beni et Mamoré en direction du nord de l’Amazonie. Le voyage peut être long, d’une durée incertaine et l’expérience se révéler dangereuse (état des rafiots, trafics, etc.). En revanche, il peut être bien sympa de descendre le río Beni depuis Guanay en traversant le parc national de Madidi (consultez nos informations dans la section consacrée à Rurrenabaque).

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