Santé
Pour les vaccinations recommandées, se reporter en début de guide à la rubrique « Avant le départ ».
- L'eau du robinet n'est pas potable pour nous. Ou alors il faut la porter à ébullition. Le plus simple, pour la consommation courante, est d'acheter de l'eau en bouteille. Sinon, utilisez les habituelles pastilles de Micropur® DCCNa. Encore mieux (pour les séjours longs et/ou fréquents) : la filtration microbienne de l'eau, qui a fait de grands progrès de miniaturisation (filtres de type Katadyn®). Si vous sentez un point faible de votre organisme de ce côté-là, évitez aussi glaces, glaçons (sauf dans les établissements de standing international, où ils sont faits avec de l'eau purifiée) et l'abus de sodas de mauvaise qualité. Par ailleurs, il est tout à fait déconseillé de se baigner dans les rivières.
- Il n'est pas rare d'attraper une de ces diarrhées du voyageur qui vous épuisent en quelques heures. Ajouté à la fatigue du voyage et au manque de confort, ce genre de colite peut tout simplement vous gâcher votre séjour. Le régime riz, bananes et thé peut alors suffire à vous remettre sur pied, mais mieux vaut prévoir un antibiotique en une prise, allié à un ralentisseur du transit intestinal, le lopéramide. Attention, si une diarrhée s'accompagne de fièvre, d'émissions de pus, de glaires ou de sang, il est urgent et indispensable de consulter un médecin.
Renseignez-vous auprès de votre médecin avant de partir, ce n'est pas inutile.
- Attention aux maux de gorge ou angines, parfois redoutables. Prévoir pastilles, atomiseur, etc.
- Autre désagrément, les moustiques. Les spirales ne sont pas l'arme absolue (ne pas oublier de les stocker dans une boîte en fer, pour éviter qu'elles se brisent). Munissez-vous d'une BONNE lotion antimoustique (repellent), active pendant 3 ou 4 h. En effet, de nombreux atomiseurs, crèmes, lotions vendus en grande surface et même en pharmacie sont peu efficaces. Il faut aussi savoir que les moustiques aiment le parfum. Évitez donc de les tenter, y compris avec des lotions corporelles parfumées.
Dans tous les cas, s'enduire les parties découvertes du corps toutes les 4h au maximum. Dormir sous une moustiquaire (au mieux, imprégnée d'insecticides) est également très recommandé.
- Il y a du paludisme en Birmanie, mais pas partout. Renseignez-vous, avant votre départ, dans un centre de médecine de voyage pour savoir s'il est sage ou non de suivre un traitement (cela dépendra beaucoup de votre itinéraire) et, si oui, lequel. Notez que tous les antipaludiques sont délivrés uniquement sur prescription médicale.
Parmi ces médicaments, la Malarone est l'un des plus actifs et des plus efficaces. Pour certaines zones du Myanmar, la Doxycycline 100 mg peut être prescrite.
- La dengue, également transmise par les moustiques, est une maladie en pleine expansion, notamment dans l'État d'Arakan.
- Le sida se moque évidemment des frontières. La junte a longtemps nié l'évidence, jusqu'au jour où elle a constaté les ravages du virus au sein de l'armée. Depuis, elle a lancé des programmes de lutte contre la maladie et d'information auprès de la population. Le sida entraîne par ailleurs une recrudescence de la tuberculose.
Quelques conseils
- Au Myanmar, vous ne trouverez guère vos médicaments habituels. Les pharmacies, même dans les grandes villes, sont pauvres et les contrefaçons fréquentes. Prévoir un antibiotique à large spectre, du lopéramide, des analgésiques et la petite trousse à pharmacie habituelle de voyage (désinfectant, petits ciseaux, sparadrap, etc.).
- Achetez sur place des grands foulards légers et des longgyi (sarongs), toujours pratiques contre la chaleur, la sueur et la poussière ; ils servent d'oreillers dans un train, de nattes sur le pont d'un bateau, de « chèche » pour se protéger du soleil sur le lac Inle, ou à s'éponger quand on s'est fait bien arroser par une de ces averses tropicales !
- Les oreilles sensibles prévoiront des bâtonnets PVC : dans les trains « privés » et les bus climatisés, on est parfois matraqué sans interruption de musique et de films vidéo, y compris la nuit !
- Prévoir aussi un masque de sommeil si vous comptez prendre le train (la lumière reste allumée toute la nuit) ; et pourquoi pas un coussin gonflable pour la tête, voire le postérieur (pour les sièges en bois des trains économiques).
- Surtout, achetez des tongs dès votre arrivée (on en trouve de très sympas sur place) ou des sandales, à cause de l'obligation de se déchausser en permanence (dans tous les temples, pagodes, chez les gens, etc.). Mais attention alors où vous mettez les pieds : les serpents sont partout (ou presque) ! Ne pas s'aventurer, légèrement chaussé, dans des endroits à risques.
- Emportez aussi un K-way ou un poncho imperméable (voire un petit parapluie, souvent très pratique). Même en saison sèche, il peut pleuvoir pendant plusieurs jours.
Dangers et enquiquinements
Évitez de vous balader avec le livre d'Aung San Suu Kyi ou un T-shirt de U2 (interdit depuis leur chanson en faveur de la chef de file de l'opposition) : au pire, vous risquez l'expulsion.
Discuter dans la rue avec un Birman de sujets « sensibles » sera la plupart du temps sans danger pour vous, mais, lui, peut être sérieusement inquiété, voire emprisonné. Si, néanmoins, il entame la conversation, soit il décide de prendre ce risque et votre discussion doit rester confidentielle, les espions étant partout (voisins, amis, parents...), soit il fait partie des services de renseignements (cela peut même être un moine). À vous, dans ce cas, d'être vigilant.
Sécurité générale
Le Myanmar est un pays sûr pour les touristes, et ce n'est pas seulement dû aux militaires et à la police secrète, omniprésents. Le peuple birman est surtout l'un des plus accueillants du monde.
La seule précaution à prendre, c'est d'éviter les zones interdites aux étrangers. Elles se situent souvent dans les régions frontalières rendues instables par les revendications ethniques et les trafics. C'est également dans ces zones qu'ont lieu les plus flagrantes violations des Droits de l'homme, ce qui explique aussi pourquoi elles sont inaccessibles aux étrangers.
Le pays est sûr pour les touristes, à condition d'éviter les zones
interdites aux étrangers. Elles se situent souvent dans les régions
frontalières rendues instables par les revendications ethniques et les
trafics. C'est également dans cette partie du pays qu'ont lieu les
atteintes les plus flagrantes aux Droits de l'homme et où sévissent les
bandits de grand chemin.
Le ministère des Affaires étrangères déconseille formellement tout voyage dans la région de Tachilek, les États Kayin, Kayah et Zo.
La
situation évoluant vite, il est vivement conseillé de consulter le site
du Quai d'Orsay et, une fois sur place, de consulter le tableau
régulièrement mis à jour à l'ambassade de France à Yangon. Ceci dit,
étant donné le nombre de barrages que vous rencontrerez sur la route,
vous ne risquez pas de vous aventurer en terrain dangereux.
Drogue
Le vrai point sensible est la drogue. Le Myanmar est aujourd'hui le second producteur mondial d'opium. Tout consommateur ou détenteur de drogue encourt de très lourdes peines, parfois à la suite de dénonciation. Et pour autant qu'on le sache, les prisons birmanes sont peu recommandables.