Santé
- Pour les vaccinations recommandées, se reporter en début de guide à la rubrique « Avant le départ ».
- L'eau du robinet n'est pas potable. Il faut la filtrer (type Katadyn), la désinfecter chimiquement (Micropur®DCCNa) ou la faire bouillir. Évitez glaces, glaçons (sauf dans les établissements de standing international) et l'abus de sodas de mauvaise qualité. Il est tout à fait déconseillé de se baigner dans les rivières.
- Les diarrhées ne sont pas rares. Mieux vaut prévoir un antibiotique en une prise, allié à un ralentisseur du transit intestinal, le lopéramide (Imodium ou ses génériques).
Attention, si une diarrhée s'accompagne de fièvre, d'émissions de pus, de glaires ou de sang, il est urgent et indispensable de consulter un médecin.
Renseignez-vous auprès de votre médecin avant de partir.
- Attention aux maux de gorge ou angines, parfois redoutables. Prévoir pastilles, atomiseur, etc.
- Autre désagrément, les moustiques. Les spirales ne sont pas l'arme absolue (ne pas oublier de les stocker dans une boîte en fer, pour éviter qu'elles ne se brisent). Munissez-vous d'une BONNE lotion antimoustique (type Insect Ecran). Les moustiques aiment le parfum. Évitez donc de les tenter.
S'enduire les parties découvertes du corps toutes les 4 h au maximum. Dormir sous une moustiquaire (au mieux, imprégnée d'insecticides) est très recommandé.
- Il y a du paludisme en Birmanie, mais pas partout et pas tout le temps (surtout mai-décembre). Tout dépend de votre itinéraire. Renseignez-vous, avant votre départ, auprès de votre médecin ou dans un centre de médecine de voyage.
Parmi les médicaments, la Malarone est actuellement le plus efficace et le mieux toléré.
Beaucoup moins chère, la doxycycline est une alternative possible.
- La dengue, également transmise par les moustiques, est une maladie en pleine expansion !
- Le sida se moque évidemment des frontières. Le sida entraîne par ailleurs une recrudescence de la tuberculose, avec près de 100 000 nouveaux cas recensés chaque année.
Quelques conseils
- Au Myanmar, vous ne trouverez guère vos médicaments habituels. Les pharmacies, même dans les grandes villes, sont pauvres et les contrefaçons fréquentes. Prévoir un antibiotique à large spectre, du lopéramide (Imodium ou ses génériques), des analgésiques et la petite trousse à pharmacie habituelle de voyage (désinfectant, petits ciseaux, sparadrap, etc.).
- Achetez sur place des grands foulards légers et des longgyi (sarongs), toujours pratiques contre la chaleur, la sueur et la poussière ; ils servent d'oreillers dans un train, de nattes sur le pont d'un bateau, de « chèche » pour se protéger du soleil sur le lac Inle, ou à s'éponger quand on s'est fait bien arroser par une de ces averses tropicales !
- Les oreilles sensibles prévoiront des bouchons d'oreilles : dans les trains « privés » et les bus climatisés, on est parfois matraqué sans interruption de musique et de films vidéo, y compris la nuit !
- Prévoir aussi un masque de sommeil si vous comptez prendre le train (la lumière reste allumée toute la nuit).
- Achetez des tongs dès votre arrivée ou des sandales, à cause de l'obligation de se déchausser en permanence (dans tous les temples, pagodes, chez les gens, etc.). Mais attention alors où vous mettez les pieds : il peut y avoir des serpents un peu partout, notamment dans les temples où l'on doit se déchausser...
- Emportez aussi un K-way ou un poncho imperméable. Même en saison sèche, il peut pleuvoir pendant plusieurs jours.
Dangers et enquiquinements
Si le Myanmar est un pays sûr pour les touristes, ce n'est pas seulement dû aux militaires et à la police secrète, mais au peuple birman, l'un des plus honnêtes et accueillants du monde.
En revanche, il ne faut absolument pas jouer à l'aventurier en pénétrant dans les zones interdites aux étrangers, si tant est que vous parveniez à franchir les barrages et check-points... La situation évoluant vite, il faut consulter la liste des régions ouvertes, régulièrement mise à jour par l'ambassade de France de Yangon. Elles se situent souvent dans les zones frontalières, instables pour cause de revendications ethniques doublées de trafics et honteuses pour le gouvernement car c'est là qu'ont lieu les plus flagrantes violations des Droits de l'homme (déplacements de populations, etc.).
Le vrai point sensible : la drogue. Tout consommateur ou détenteur de drogue encourt de très lourdes peines, parfois à la suite de dénonciation.
Tracas d'ordre politique
Discuter dans la rue de sujets « sensibles » avec un Birman est la plupart du temps sans danger pour vous. Au pire, vous risquez l'expulsion tandis que votre interlocuteur peut être sérieusement inquiété, voire emprisonné. Alors si un autochtone entame ce genre de conversation, soit il décide de prendre ce risque et la discussion devra rester confidentielle (les espions peuvent être partout), soit il fait partie des services de renseignements (cela peut même être un moine). Les guides ont parfois une plus grande liberté de parole. Mais ça n'est pas systématique. Sans verser dans la parano, il convient donc d'être prudent.
Précisons également qu'il faut éviter de se balader de manière trop ostensible avec des livres d'Aung San Suu Kyi ou un T-shirt de U2 sur le dos, groupe interdit depuis leur chanson en faveur de la « Dame de Rangoon ».
Sécurité générale
Le ministère des Affaires étrangères déconseille liste des zones interdites et à éviter, notamment les zones frontalières. Il est conseillé de se tenir régulièrement informé de la situation.