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Traditions Birmanie

Fêtes et jours fériés

Si vous en avez l'occasion, allez assister à une fête birmane, ça vaut le coup !

Petit calendrier

- 4 janvier (pyatha) : jour de l'Indépendance.
- Décembre-janvier : Nouvel An karen. Jour national môn : fêté à Mergui (sud du pays).
- 12 février (tabodwe) : jour de l'Union.
- Mars, avril, mai : grandes vacances scolaires.
- Début mars : pleine lune de Tabaung. On fait des dons aux moines.
- Du 13 au 16 avril : thingyan est le premier mois de l'année dans le calendrier birman. À cette période, on célèbre la fête de l'Eau, c'est-à-dire le Nouvel An bouddhique.
- Avril-mai (kason) : fête de la Naissance, de l'Eveil et de la Mort de Bouddha dans toutes ses vies. Belles processions dans les temples et on arrose le bodhitree sacré.
- En juin (nayon) : fête du Sa-Pyai Poué. Concours de joutes oratoires entre pongyi (moines).
- Juillet : pleine lune de waso. Fête de la Commémoration du premier sermon de Bouddha et début du carême qui dure 3 mois.
- 19 juillet : jour férié, fête des Martyrs assassinés en 1947 (premiers leaders de l'indépendance).
- Août (wagaung) : fête des Nat Pwe à Taungbyon (30 km au nord de Mandalay) autour de la pleine lune. Quelques jours après, autre fête des Nat à Amarapura.
- Septembre-octobre : festival Phaung Daw U. Se déroule au lac Inle. Très belle fête bouddhique et foire aux orchidées. Fabuleuses courses de rameurs.
- Octobre (thadingyut) : fin du carême bouddhique et première fête des Lumières. C'est aussi la fin de la mousson.
- Fin octobre - début novembre (fin thadingyut-début tazaungmon) : festival de la Colline Mandalay ou Pagoda Festival, localement appelé : pwe Kyauktawgyi.
- Mi-novembre (tazaungmon) : deuxième fête des Lumières accompagnée de pwe, de zat et de danses. Grande fête à la pagode Shwedagon de Yangon. Concours de tissage des robes monastiques devant les parvis des plus grandes pagodes, et ce, à la lumière de la lune.
- Novembre : Nouvel An shan.
- Décembre : fête Nadaw. Au moment de la pleine lune. Festivals de Nat dans un certain nombre d'endroits du pays.

Les pwe et les zat

Le pwe, c'est la fête en birman. Religieuse ou populaire, elle donne lieu parfois à des grands festins, à des festivals de danse, de théâtre. Les zat, ce sont des fêtes de théâtre avec pour thème la mythologie birmane.

Religions et croyances

Vous le constaterez, le bouddhisme est omniprésent dans la vie quotidienne des Birmans qui consacrent, paraît-il, plus de 10 % de leurs revenus à l'entretien des pagodes et des prêtres. Ici, la religion est restée un fait social total. Les militaires ne sont pas les derniers à l'avoir compris. Ils sont aux petits soins avec le clergé par crainte de l'autorité morale et de l'influence qu'il a dans le pays.

Au Myanmar, le bouddhisme se réclame de la branche Theravada, dite du Petit Véhicule. Les moines s'astreignent à suivre 227 règles contenues dans leur texte canonique : le Vinaya. Plus de 85 % de la population est bouddhiste. Cela ne les empêche cependant pas de croire aux nat (les esprits). Les autres habitants se partagent entre chrétiens, souvent protestants (6 %), musulmans (3,5 %), hindous, animistes, etc.

Le bouddhisme

Le prince Siddharta Gautama (dit le Sage, l'Illuminé, le Bouddha) naquit au Népal au VIe siècle avant J.-C. À l'origine, le bouddhisme est une réforme religieuse du brahmanisme indien, trop rigide avec son système de castes. Avec Bouddha, “ chacun doit assumer son propre salut avec diligence ”. Sa philosophie permet à chacun de sacrifier aux rites, contrairement aux brahmanes, seuls autorisés dans l'ancienne religion à pratiquer les rites.

Chaque Birman a passé au moins une semaine, un mois ou une année dans un monastère (kyaung, prononcer “ tchong ”). En général, les enfants deviennent novices pour au moins une semaine, vers l'âge de 10-12 ans, et reviennent au monastère vers 20 ans pour une période plus longue (beaucoup y restent à vie). Pour beaucoup d'enfants pauvres, le monastère est le seul moyen d'accès à l'éducation.

Le Myanmar est le royaume de l'irrationnel. Bien plus que dans d'autres pays d'Asie, tout peut avoir un pouvoir surnaturel : l'eau, la terre, le feu, l'air, la nature, les êtres humains (vivants ou morts), les chiffres et, surtout, le temps et l'espace. Tous les actes de la vie d'un Birman sont conditionnés par son jour de naissance.
De plus, les noms et prénoms des Birmans sont fixés d'après le jour de la naissance et non en fonction du nom du père. Ainsi beaucoup de citoyens de ce pays portent-ils exactement le même nom. Au Myanmar, il n'y a donc pas de nom de famille mais des prénoms ou des surnoms qui doivent porter chance. On peut changer volontairement de nom au cours de son existence. Quelqu'un né le lundi aura le droit de choisir entre certaines consonances, correspondant au mardi, entre d'autres.
Beaucoup de Birmans se font tatouer sur la peau des diagrammes magiques destinés à les protéger des influences néfastes. Parfois, ils portent la bague Nawarat qui a tous les pouvoirs et porte chance.

Les Nat

Le culte animiste des nat provient d'Inde. La croyance est fondée sur le principe suivant : tout être, vivant ou non vivant, est animé par un esprit. Le culte des nat consiste à se concilier les esprits par des sacrifices, plutôt qu'à les adorer.

Les nat vous accompagneront partout dans votre voyage. Vous verrez qu'on leur fait sans cesse des offrandes pour les amadouer : dans des niches ou dans le creux des arbres où les croyants déposent des fruits et de la nourriture.
Les légendes liées aux nat donnent lieu à des représentations théâtrales (zat) très prisées par la population. L'atmosphère y est fervente et passionnée, et les gens applaudissent et s'expriment parfois avec un enthousiasme de gamins.
Le nat pwe est la fête des nat. Toujours très populaire, cette fête draine toutes les générations. Pendant plusieurs jours les Birmans invoquent les esprits en dansant, en buvant et, surtout, en jouant de la musique le plus fort possible à l'aide de gongs, de cymbales, de tambours, de xylophones. Il paraît que cela les attire. Les nat arrivent alors nombreux et manifestent leur présence en s'emparant du corps de leurs “ fiancées ” (les nat kadaw).Celles-ci sont en quelque sorte “ élues par les esprits ” et entrent en transe.

Savoir-vivre

Voici quelques éléments de savoir-vivre bien utiles pour construire de bons rapports avec les autochtones. Quelques-uns sont communs à d'autres pays de la région (comme la Thaïlande), d'autres bien propres à la Birmanie.

- On ne touche pas à la tête de quelqu'un, même des enfants. De même, la claque amicale dans le dos n'est nullement dans les traditions et on serre rarement la main des femmes.
- Pas de doigt pointé vers le visage de quelqu'un, même pour étayer une explication. Ça peut être interprété comme une remontrance, voire une menace.
- En entrant dans une maison, en présence de l'hôte, se pencher légèrement. Ce n'est pas un signe de soumission, mais simplement un geste de courtoisie. Enlevez vos chaussures si vous en notez d'autres rangées près de la porte et qu'à l'évidence vous avez affaire à un beau parquet ciré et à des tapis. En revanche, si l'hôte est chaussé ou si le sol est en dur, vous pouvez les garder. Possibilité de serrer la main de l'hôte, mais nul ne vous en voudra si vous ne serrez pas celle de son épouse. Les cadeaux s'acceptent de la main droite.
- Comment appeler les Birmans ? Les anciens usages (encore en cours dans certaines régions du Nord) interdisent d'appeler quelqu'un d'important (qui occupe un poste officiel) par son nom, mais il est d'usage de le faire par sa fonction. Pour les gens importants ou plus âgés, on devancera le nom par un U.
- Apparente indifférence : la politesse birmane ne permet pas en principe de manifester de la curiosité lors de la présence insolite d'un étranger. L'apparente indifférence est un signe de bonne éducation. Mais les gens vous manifesteront cependant presque toujours un certain intérêt mâtiné de gentillesse.
- Pudeur birmane : dans la rue, éviter les marques trop prononcées d'affection (se serrer tendrement, s'embrasser).
- Ne pas parler de politique dans la rue : en Birmanie, sous la dictature militaire, on ne parle pas de n'importe quoi avec n'importe qui, ni n'importe quand. Notamment pas de politique.
- Évitez les pourboires, sauf pour de vrais services rendus. Préférez les petits cadeaux.
- Le troc est monnaie courante : ne vous étonnez pas de la passion des Birmans pour le troc. L'usage de la monnaie est récent et ne peut pallier les problèmes de négoce actuels. Aussi serez-vous souvent abordé par des gens vous proposant d'échanger vos vêtements, vos lunettes, votre montre ou des parfums (les cosmétiques français sont très appréciés) contre des objets artisanaux ou des pierres précieuses (souvent fausses).
- Dans les pagodes et les temples et souvent dans les monastères, il convient de retirer ses chaussures et ses chaussettes. Pas seulement à l'entrée de l'édifice, mais très souvent à celle de l'aire de la pagode. Pour la visite, contourner les bouddhas par la gauche.
- Pour la photo, discrétion conseillée. Avant d'immortaliser un moine, lui demander son accord.
- On ne s'assoit pas dos au Bouddha et on ne pointe pas ses pieds dans sa direction, c'est très mal vu (de même, dans une grande pagode avec déambulatoire, en s'asseyant, ne pas tourner le dos au stûpa). Ne pas manquer d'effectuer un petit don dans la boîte destinée à cet effet.
- En principe, on ne serre pas la main d'un moine. On s'assoit plus bas que lui. Les cadeaux s'offrent des deux mains. On ne donne plus de nourriture à un moine après 12 h. Attention, on ne marche pas consciemment sur l'ombre d'un moine (elle fait partie de sa personnalité). Pour une femme, ne pas se trouver en situation de toucher un moine (bousculade dans une foule de rue, dans un bus, etc.).

Traditions

- Le bétel : cette substance provient de la noix de bétel ou d'arak. Elle est très appréciée des Birmans. Ils la mâchent, en fin de repas, écrasée en petits morceaux et enroulée dans une feuille de bétel avec de la chaux et parfois du tabac
- Le tanaka : le produit de beauté des Birmanes par excellence. Vous verrez de nombreuses femmes aux joues couvertes d'une crème de couleur sable jaunâtre. Il s'agit d'une pâte obtenue à partir de l'écorce d'un arbre qui pousse au Myanmar.





 



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