Le bouddhisme est omniprésent dans la vie quotidienne des Birmans qui consacrent, paraît-il, entre 10 et 30 % de leurs faibles revenus à l'entretien des pagodes et des prêtres. Ici, la religion est restée un fait social total.
Les militaires sont aux petits soins avec le (haut) clergé par crainte de son autorité morale et de l'influence qu'il a dans le pays. Pour en prendre conscience, vous n'aurez qu'à comptabiliser le nombre d'appels au peuple en monnaie sonnante et trébuchante qui jalonneront votre itinéraire.
Au Myanmar, le bouddhisme se réclame de la branche Theravāda, dite du « Petit Véhicule ». Plus de 85 % de la population est bouddhiste. Cela ne les empêche cependant pas de croire aux nat (les esprits). Les autres habitants se partagent entre chrétiens, souvent protestants (6 %), musulmans (3,5 %), hindous, animistes, etc.
Le culte animiste des nat provient d'Inde. La croyance est fondée sur le principe suivant : tout être, vivant ou non, est animé par un esprit. Le culte des nat consiste à se concilier les esprits par des sacrifices, plutôt qu'à les adorer.
Le nat pwe est la fête des nat. Le plus célèbre est celui de Taungbyon, à 30 km au nord de Mandalay. Cette fête a lieu en août et dure 8 jours. On invoque les esprits en dansant, en buvant et en jouant de la musique.
- On ne touche pas à la tête de quelqu'un, même des enfants.
De même, la claque amicale dans le dos n'est nullement dans les traditions et
on serre rarement la main des femmes.
- Pas de doigt pointé vers le visage de quelqu'un, même pour étayer
une explication. Ça peut être interprété comme une remontrance, voire une menace.
- En entrant dans une maison, en présence de l'hôte, se pencher
légèrement. Ce n'est pas un signe de soumission, mais simplement un geste de
courtoisie. Enlevez vos chaussures si vous en notez d'autres rangées près de
la porte. En revanche, si l'hôte est chaussé, vous pouvez
les garder. Possibilité de serrer la main de l'hôte, mais nul ne vous en voudra
si vous ne serrez pas celle de son épouse. Quant à lui faire la bise, c'est tout à fait inopportun, même si vous êtes une femme. Les cadeaux se reçoivent et s'offrent des deux mains, en s'inclinant légèrement.
- Au restaurant : si vous vous restaurez dans une gargote et que votre guide ou un ami mange avec les doigts, vous pouvez bien sûr en faire autant. En revanche, dans un resto de ville, ça aurait l'air plutôt démagogique.
- Comment appeler les Birmans ? Les anciens usages (encore en
cours dans certaines régions du Nord) interdisent d'appeler quelqu'un d'important
(qui occupe un poste officiel) par son nom, mais il est d'usage de le faire
par sa fonction. Pour les gens importants ou plus âgés, on devancera le nom
par un U.
- Si vous entendez siffler derrière vous dans la rue, il s'agit sans doute de quelqu'un vous demandant de lui céder le passage.
- Apparente indifférence : la politesse birmane ne permet pas
en principe de manifester de la curiosité lors de la présence insolite d'un
étranger. L'apparente indifférence est un signe de bonne éducation. Mais les
gens vous manifesteront cependant presque toujours un certain intérêt mâtiné
de gentillesse.
- Pudeur birmane : dans la rue, éviter les marques trop prononcées
d'affection (se serrer tendrement, s'embrasser).
- Ne pas parler de politique dans la rue : Malgré les signes récents d'ouverture, il convient de rester prudent pour ne pas embarrasser, inquiéter, voire créer de sérieux ennuis à vos interlocuteurs birmans. Laissez votre interlocuteur aborder lui-même le sujet.
- Le troc : ne vous étonnez pas de
la passion des Birmans pour le troc. L'usage de la monnaie est récent
et ne peut pallier les problèmes de négoce actuels. Aussi serez-vous
souvent abordé par des gens vous proposant d'échanger vos vêtements,
vos lunettes, votre montre ou des parfums contre des objets artisanaux ou des
pierres précieuses (souvent fausses).
- Évitez les pourboires, sauf pour de vrais services rendus. Préférez
les petits cadeaux.
- Dans les pagodes et les temples, et souvent dans les monastères,
il convient de retirer ses chaussures et ses chaussettes. Pas seulement à l'entrée
de l'édifice, mais très souvent à celle de l'aire de la pagode. Pour la visite,
contourner les bouddhas par la gauche.
- Pour la photo, discrétion conseillée. Avant d'immortaliser un
moine, lui demander son accord.
- On ne s'assoit pas dos au Bouddha et on ne pointe pas ses pieds dans sa direction, c'est très mal vu. De même, dans une grande pagode avec déambulatoire, en s'asseyant, ne pas tourner le dos au stûpa. Ne pas manquer d'effectuer un petit don dans la boîte destinée à cet effet
- En principe, on ne serre pas la main d'un moine et, dans la mesure du possible, on ne s'en approche pas de trop près. On s'assoit plus bas que lui. On ne donne plus de nourriture à un moine après 12 h. Attention, on ne marche pas consciemment sur l'ombre d'un moine. Pour une femme, ne pas se trouver en situation de toucher un moine (bousculade, etc.).
- Les Birmans sont à cheval sur la propreté. Rester propre et porter des vêtements décents est une marque de respect.
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