Traditions et coutumes Birmanie

Religions et croyances

La religion est omniprésente dans la vie quotidienne des Birmans qui consacrent, paraît-il, entre 10 et 30 % de leurs faibles revenus à l'entretien des pagodes et des moines.
Les militaires ont d'ailleurs toujours été aux petits soins avec le (haut) clergé par crainte de son autorité morale et de l'influence qu'il a dans le pays. Pour en prendre conscience, vous n'aurez qu'à comptabiliser le nombre d'appels au peuple en monnaie sonnante et trébuchante qui jalonneront votre itinéraire (stands au bord des routes, musique, discours mobilisateurs, gamines avec de grandes bassines sollicitant les automobilistes, etc.).

Environ 90 % de la population est bouddhiste, ce qui ne l'empêche pas de croire aux nat (les esprits). Les autres habitants se partagent entre chrétiens catholiques et baptistes (6 %), musulmans (4 %), animistes (1 %), hindous, etc.

Le Myanmar connaît depuis quelques années un nationalisme bouddhiste extrémiste qui vise l’ensemble des musulmans, en particulier les Rohingyas. Un moine de Mandalay, Wirathu, attise régulièrement le feu à coups de déclarations haineuses et fanatiques, bien éloignées des valeurs pacifistes du bouddhisme...

Le bouddhisme

Au Myanmar, le bouddhisme se réclame de la branche Theravāda, dite du « Petit Véhicule ».

Le bouddhisme s’inscrit dans un mouvement de réaction au brahmanisme, refusant le système des castes et les rites. Il s’appuie sur une démarche strictement individuelle, ou voie de libération, qui ne peut dépendre que de soi.

Les nat

Le culte animiste des nat provient d'Inde. La croyance est fondée sur le principe suivant : tout être, vivant ou non, est animé par un esprit.

Le nat pwe

Le nat pwe est la fête des nat. Le plus célèbre est le Nat Festival de Taungbyon, à 30 km au nord de Mandalay. Cette fête a lieu en août et dure 8 jours. Toujours très populaire, cette fête attire des centaines de milliers de personnes, dont plusieurs milliers de médiums. On invoque les esprits en dansant, en buvant et en jouant de la musique le plus fort possible.

Savoir-vivre et coutumes

- On ne touche pas à la tête de quelqu'un. De même, la claque amicale dans le dos n'est nullement dans les traditions.

- Pas de doigt pointé vers le visage de quelqu'un, même pour étayer une explication. Ça peut être interprété comme une remontrance, voire une menace. Sur un bateau, dans un train, si vous avez à passer par-dessus les jambes de quelqu’un, demandez-le avec le sourire. Dans la plupart des cas, le Birman repliera les jambes avec le même sourire. De même, au resto par exemple, on n’appelle pas le serveur avec les doigts.

- En entrant dans une maison, en présence de l'hôte, se pencher légèrement, signe de courtoisie. Enlevez vos chaussures si vous en notez d'autres rangées près de la porte. En revanche, si la personne qui vous reçoit est chaussée, vous pouvez les garder. Possibilité de serrer la main de l'hôte, mais nul ne vous en voudra si vous ne serrez pas celle de son épouse. Quant à lui faire la bise, c'est tout à fait inopportun, même si vous êtes une femme. Idem en sortant, toujours pas de bise !

- Les cadeaux se reçoivent et s'offrent des deux mains, en  s'inclinant légèrement. C’est d’ailleurs un geste d’une grande élégance, simple et humble.

- Au restaurant : dans une gargote, si votre guide ou un ami mange avec les doigts, vous pouvez bien sûr en faire autant. En revanche, dans un resto de ville, ça aurait l'air plutôt démagogique.

- Comment appeler les Birmans ? Les anciens usages (encore en cours dans certaines régions du Nord) interdisent d'appeler quelqu'un d'important (qui occupe un poste officiel) par son nom, mais il est d'usage de le faire par sa fonction. Pour les gens plus âgés, on devancera le nom par un U.

- Si vous entendez siffler derrière vous dans la rue, il s'agit sans doute de quelqu'un vous demandant de lui céder le passage.

- Pudeur birmane : éviter les marques trop prononcées d'affection (se serrer tendrement, s'embrasser). Dans le même ordre d’idée, respecter la grande pudeur vestimentaire birmane (épaules et jambes couvertes pour les femmes).

- Dans les pagodes et les temples, et souvent dans les monastères, il faut laisser ses chaussures et ses chaussettes à l'entrée, même dans les édifices en ruine couverts de lianes et végétation ; attention, le sol est souvent brûlant l’après-midi. Pas de shorts, bermudas (même pour les hommes), débardeurs, décolletés plongeants, etc. Pour la visite, contourner les bouddhas par la gauche (l’épaule droite est le siège de la force, de la santé et de la prospérité).
- Pour la photo, discrétion conseillée. Avant d'immortaliser un moine, lui demander son accord. C’est bien le minimum de la politesse... Et on ne photographie personne en train de se laver (et encore moins les femmes enceintes dans les villages akhas).

- On ne s'assoit pas dos au Bouddha et on ne pointe pas ses pieds dans sa direction, c'est très mal vu. De même, dans une grande pagode avec déambulatoire, en s'asseyant, ne pas tourner le dos au stûpa. Ne pas manquer d'effectuer un petit don dans la boîte destinée à cet effet

- En principe, on ne serre pas la main d'un moine et, dans la mesure du possible, on ne s'en approche pas de trop près et l'on s'assoit plus bas que lui. On ne donne plus de nourriture à un moine après 12h. Attention, on ne marche pas consciemment sur l'ombre d'un moine. Pour une femme, ne pas se trouver en situation de toucher un moine (bousculade, etc.).

- Les Birmans sont à cheval sur la propreté vestimentaire. Rester propre est une marque de respect.

Spécificités culturelles

- Si certains escaliers vous paraissent un peu raides, rien d’étonnant : le nombre de marches doit toujours être impair, alors forcément, dans certains cas où une marche de plus aurait été nécessaire, l’architecte a dû se débrouiller...

- Au Myanmar, les semaines comportent 8 jours, et à chaque jour correspond une planète (ou un satellite) et un animal mythique. Si bien que pour se caler sur notre calendrier grégorien, le mercredi est double : le matin est associé à Mercure et l’éléphant avec défenses, tandis que le mercredi soir l’est à la Lune (ou nœud lunaire) et l’éléphant sans défenses.

- En Birmanie, le nom de famille n’existe pas. Les Birmans n’ont qu’un prénom, le plus souvent choisi par un astrologue en fonction de leur jour de naissance. On le fait précéder d’un titre (madame, monsieur, docteur...). Néanmoins, certaines personnes empruntent l’héritage familial, telle la « Dame de Rangoon » : Aung San est le nom de son père, Suu celui de sa grand-mère et Kyi celui de sa mère.

- S’il n’est pas rare de voir les femmes (surtout les plus âgées) fumer des cigares, les cheroot, il est encore plus fréquent d’observer les hommes chiquer le bétel (et le recracher), les gratifiant d’un sourire aux dents rouges des plus ravageur.

- En principe, la politesse birmane ne permet pas de manifester de la curiosité lors de la présence insolite d’un étranger. L’apparente indifférence est un signe de bonne éducation. Mais les gens vous montreront presque toujours un certain intérêt mâtiné de gentillesse.

- En 2005, la capitale du pays est déplacée 400 km au nord de Yangon, à Naypyidaw, une ville créée de toutes pièces, surdimensionnée, coupée de tout et si peu attractive que toutes les ambassades sont... restées dans l’ancienne capitale !

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