Au Belize, la société est pluriethnique largement métissée. Les créoles, descendants d’esclaves, furent longtemps le groupe dominant, mais ils ne sont plus que 30 %. Ils sont désormais dépassés par les mestizos, hispanophones d’origine maya-espagnole, qui représentent 44 % de la population. Les premiers furent les Yucatèques ayant fui la guerre des Castes au XIXe siècle (installés surtout dans le Nord), suivis plus récemment par de nombreux réfugiés d’Amérique centrale échappant aux dictatures et aux guerres civiles. Les Garinagu (Garifuna au singulier), Noirs caraïbes de Saint-Vincent et Grenadines, sont environ 6 % et vivent sur la côte, autour de Dangriga (voir à cette ville), de Georgetown et aussi de Belize City et Belmopan. Ils sont catholiques. Ce à quoi il faut ajouter 7 % d’Indiens mopans et kekchis qui peuplent le deep South montagneux et boisé. Cette curieuse « Babel tropicale » serait incomplète sans les quelques milliers de Chinois, d’Arabes et d’Indiens (des Indes) qui travaillent dans le commerce. Les quelques Blancs sont soit des descendants de colons anglais, soit des mennonites (voir la rubrique « Traditions »).