Environnement
Près des trois quarts de la surface du Belize sont couverts par la forêt tropicale qui s'accroche aux flancs d'une chaîne de montagnettes plus connue sous le nom de Maya Mountains. Ces montagnes Mayas traversent l'intérieur du pays du nord-est au sud-ouest. Le point culminant est le mont Victoria (1 225 m).
Dans cet appendice oriental de la grande forêt du Petén, on trouve toutes sortes d'essences précieuses. Ce relief montagneux est traversé par des cascades, des chutes d'eau et des rivières. Il est aussi troué d'innombrables grottes.
L'eau, la végétation dense et une présence humaine infime sont des conditions idéales pour que s'y épanouissent plusieurs espèces animales rares.
Depuis plusieurs années, les autorités ont fait de gros efforts pour sauvegarder ce patrimoine en créant des parcs naturels et des réserves protégées.
- La réserve de Crooked Tree : à 53 km au nord-ouest de Belize City. Un réseau de lagons intérieurs, de marécages et de cours d'eau.
- Le parc de Guanacaste : 20 ha de forêt tropicale, situés à 3 km au nord de Belmopan. Nombreux oiseaux exotiques et très belles espèces d'arbres, tel le guanacaste.
- Community Baboon Sanctuary : une réserve de 47 km2 étalée autour du village de Bermudian Landing, près de Belize City. Le royaume du singe hurleur.
- La réserve naturelle de Shipstern : tout à fait au nord du pays, à 1h30 de piste d'Orange Walk et à 5 km de Sarteneja. Dans la zone côtière des mangroves, nombreuses espèces de papillons, d'oiseaux migrateurs, entre autres, à admirer un jour de soleil.
- Mountain Pine Ridge : une réserve naturelle de 780 km2 au cœur des montagnes Mayas, près de San Ignacio. Forêts, grottes, chutes d'eau, rivières souterraines.
- La réserve de Cockscomb : dans le sud du Belize, près de la ville de Dangriga. La première et unique réserve du monde pour les jaguars. On y voit aussi des oiseaux superbes.
Pour plus d'informations sur les réserves du pays, consulter www.belizeaudubon.org ou contacter le PACT (Protected Areas Conservation Trust), une association qui se consacre à la protection des parcs naturels, basée à Belmopan.
- Le réseau de réserves du récif de la barrière de corail » a été inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en 1996. Il s'agit en effet de la plus grande barrière de l'hémisphère nord.
L'envers du décor
Ce programme de protection de l'environnement, très développé pour ce petit pays marque le pas. Et le site de l'Unesco, inscrit en 2009 sur la liste du patrimoine en péril, montre à quel point la politique environnementale est une vigilance de tous les instants.
Or, le moratoire sur la destruction de la mangrove s'est terminé en 2008. L'Unesco demande donc le renouvellement de cette interdiction et appelle à un développement maîtrisé de la côte et de la barrière de corail.
La gestion des déchets constitue un autre sérieux défi pour les autorités. Le tout-à-l'égout est loin d'être généralisé.
Climat
Comme au Yucatán, et sans doute en plus accentué, le climat du Belize est subtropical, c'est-à-dire chaud et humide. À l'intérieur du pays, dans les montagnes Mayas (Maya Mountains), les journées sont un peu plus fraîches à cause de l'altitude, tandis que dans les cayes souffle un petit vent qui n'est pas désagréable. La saison sèche dure de février à avril dans la moitié nord du pays. Mais en réalité, il pleut souvent au Belize.
L'époque idéale, à notre avis, se situe entre janvier et avril : chaleur supportable, belle lumière, quasiment pas de pluie ; une vague de fraîcheur n'est pas exclue à cette saison : prenez un pull. De juin à août, les pluies tropicales sont parfois quotidiennes et souvent violentes. Pas mal d'orages en cette saison. Il faut noter l'existence d'une courte période de sécheresse en plein mois d'août.
Le Belize est abonné aux cyclones des Caraïbes. À plusieurs reprises, ses côtes ont été soufflées par des ouragans meurtriers. Quand la calamité s'approche, elle s'annonce toujours avant de frapper. Les Béliziens doivent suivre les recommandations d'usage.