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Culture Barbade

Chattel houses et great houses

Great houses

Ce sont elles, bien souvent, qui ont inspiré la décoration des Chattel houses. Ces grandes demeures coloniales, renforcées pour résister aux tempêtes tropicales, s’inspirent des lignes architecturales des grands courants anglais : géorgien surtout, mais aussi jacobéen pour les plus anciennes, comme la plantation de St Nicholas Abbey.

Chattel houses

Voilà une maison typiquement barbadienne. La Chattel house, typique de la fin du XIXe siècle, est une maison de bois où habitaient à l’origine les travailleurs des plantations de canne à sucre. Pouvant être congédiés à tout moment, condamnés à l’itinérance, ils conçurent des bicoques entièrement démontables et remontables ! De petite taille, les Chattel houses étaient réalisées à l’économie : les pièces ne dépassaient pas la longueur de ces planches de pin américain utilisées pour la construction…

Peu à peu, les Chattel houses se sont offertes des éléments architecturaux et décoratifs inspirés de ceux des grandes demeures géorgiennes des planteurs : une porte centrale encadrée de fenêtres symétriques, des frises ornementales en bois, comme sur les cases réunionnaises. Lorsque la famille s’agrandissait, on construisait un appentis à côté, puis deux, puis trois… Souvent emportées par le feu, les chattel houses ont survécu en nombre à Speightstown, sur la côte nord-ouest.

Lime

Non, on ne vous parle pas de citron vert... To lime, en anglais des Caraïbes, c’est s’éclater, traîner avec les copains ou les copines - un, deux, trois, le nombre ne compte pas, tant que l’on s’amuse.

So what’s a good lime ? Une sortie au resto, en boîte, au rum shop, un bon verre et hop, le tour est joué. Surtout pas de party. Là, il faut planifier, réserver, s’habiller... la galère, quoi. Même les mèragosses s’offrent une good lime, une ou deux fois par semaine : un troupeau de bambins, les potins entre copines, et toujours un verre à la main. Cheers!

L'importance du sport

Cricket à la Barbade

Introduit à la Barbade par les Anglais à la fin du XIXe siècle, le cricket était à l’origine réservé aux colons. Il se diffusa peu à peu dans le reste de la société, mais chaque classe sociale et « raciale » possédait sa propre équipe. Les Wanderers et les Pickwicks représentaient la classe moyenne supérieure blanche et les fonctionnaires de Sa Majesté en poste sur l’île ; les Carlton et YMPC incarnaient quant à eux la classe moyenne inférieure et les travailleurs blancs. Le premier club noir fut celui des Spartans.

Le cricket local a donné plusieurs grands joueurs, à commencer par les « 3 W », tous trois anoblis pour leur activité sportive - Sir Frank Worrell (1er capitaine noir de l’équipe des Petites Antilles), Sir Everton Weekes et Sir Clyde Walcott. Autre « chevalier » du cricket, Garfield (Gary) Sobers est un véritable héros national. Il est considéré par les spécialistes comme le meilleur all-rounder de tous les temps. En gros, un joueur polyvalent qui pouvait aussi bien être lanceur que batteur.
Mentionnons aussi Charlie Griffith, si puissant qu’il fractura un jour le crâne d’un receveur (!) et Wes Hall, devenu ministre des Sports... et pasteur. C’est lui qui a obtenu l’organisation à la Barbade et dans d’autres îles antillaises de la Coupe du monde 2007.

Si vous souhaitez assister à un match, rendez-vous au Kensington Oval. Vous pourrez visiter, à deux pas, le Legends of Barbados Cricket Museum. Preuve, s’il en fallait, de l’importance donnée à ce sport sur l’île !

Les great houses étaient bâties en briques de ballast et en blocs de corail, qui offraient une excellente isolation contre la chaleur estivale. Pour se rafraîchir, elles occupaient le plus souvent une hauteur, affirmant ainsi une domination aussi sociale que visuelle. Auvents, jalousies et véranda permettaient de tenir la chaleur à distance en apportant de l’ombre et en favorisant la circulation d’air.

Ryan Brathwaite

Monument culturel à 21 ans ? Oui, c’est possible. Depuis sa médaille d’or sur 110 m haies aux championnats du monde d’athlétisme de Berlin (en 2009), le jeune athlète est devenu le chouchou des Barbadiens et le symbole de leur volonté de reconnaissance internationale.
Le jour de son retour sur l’île, les écoles ont été fermées plus tôt pour que toute la population puisse aller l’accueillir à l’aéroport ! Une cérémonie s’ensuivit, sous la houlette du Premier ministre, avec tapis rouges, danses, chansons et poèmes…
Enfin un successeur pour Obadele Thompson, le premier médaillé olympique de l’histoire de la Barbade ?


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 école de langue31/10/2006
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