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Baléares

Géographie et climat

Climat

Ah, le soleil et la luminosité des Baléares ! Les îles jouissent d’un climat méditerranéen. L’été, il y fait chaud et sec (moyenne de 25 °) et l’hiver reste clément (moyenne de 12 °). Les températures augmentent déjà à partir d’avril et il fait souvent encore très bon en octobre. Comme sur beaucoup d’îles, le vent joue un grand rôle. Majorque en est protégée par sa sierra du nord. Les pluies y sont moins abondantes que sur les autres îles. À Minorque, plus plate, la tramuntana ne se heurte qu’aux kilomètres de murets qui protègent les champs. Pour ceux qui souffrent des grosses chaleurs, c’est l’île la plus ventilée en été. Ibiza est la plus humide.

Géographie

L’archipel des Baléares est constitué des îles de Majorque, Minorque, Ibiza, Formentera, Cabrera et d'une centaine de petits îlots. Les géographes distinguent les grandes Baléares ou Gymnésires (Majorque et Minorque), des petites Baléares ou Pityuses (Ibiza et Formentera). Ibiza se trouve à 80 km de la côte espagnole, et Majorque comme Minorque à 200 km de Barcelone.

- Majorque (Mallorca) est la plus grande des Baléares. C’est une île contrastée, présentant des paysages très différents. Une chaîne montagneuse, la serra de Tramuntana, la traverse du sud-ouest au nord-est sur près de 100 km. Elle protège ainsi du vent la grande plaine centrale El Pla, qui couvre 2/3 de l’île. La serra du Sud est bien moins élevée que celle du Nord.
- Minorque (Menorca) est la deuxième plus grande île des Baléares (700 km²). De forme allongée, elle s’étire d’est en ouest sur environ 50 km. C’est une île plane, son plus haut sommet est le Monte Toro (358 m). Minorque se divise en deux régions bien distinctes, séparées par la route qui relie Ciutadella à Maó. Le Nord est une région de petites collines. Le Migjorn au sud présente un relief de plaines, sillonnées de profonds ravins. L’île est parcourue de milliers de kilomètres de murs de pierre sèche, qui délimitent les champs et les protègent des vents.
- Ibiza est l’île la plus proche du continent et c’est l’île principale des Pityuses. Elle présente un aspect montagneux au sud-ouest et au nord-est. Entre les deux chaînes, une plaine à la terre rouge couverte d’orangers, de figuiers, de caroubiers. C’est au sud de cette plaine que se situent les marais salants.
- Formentera est la plus petite île habitée de l’archipel (23 km sur 17 km). Un détroit la sépare d'Ibiza. Son relief est gentiment bosselé de petites collines ne dépassant pas 192 m. Le nord de l’île est couvert de marais salants.

Les Baléares et le tourisme de masse : un bienfait ou un mal nécessaire ?

Pourquoi les Baléares ?

Une foule de raisons commande le choix de l'archipel comme destination de prédilection des Européens du Nord. Le climat, l’accessibilité, il n’y a qu’une ou deux heures de vol depuis les principales villes européennes, et la sécurité. Autrement dit : du soleil, rapidement, en sécurité et pour pas cher. À tel point que les Baléares sont devenues la neuvième destination touristique mondiale, avec tous les problèmes que cela engendre.

L'or bleu

L’un des problèmes les plus préoccupants est celui de la pénurie d’eau. Le tourisme de masse n’est bien sûr pas à l'origine des sécheresses, mais il est grandement responsable, de manière directe ou indirecte, de leurs conséquences. Il faut savoir par exemple que l'arrosage quotidien d'un terrain de golf représente celui d'un champ de maïs ou encore la consommation de 2 500 personnes.

Menaces

Les îles n’arrivent plus à faire face à la quantité de déchets (record de croissance en 1999 : 10 % de plus que l’année précédente). Le réseau routier est saturé, en été il y a des embouteillages sur toutes les routes importantes des îles. Des milliers d’embarcations stationnent en été au bord des plages, jusqu'à provoquer une réelle situation de saturation maritime. Il devient difficile en haute saison de trouver une plage où aucune embarcation n'est ancrée. Outre les multiples déchets jetés par-dessus bord sans aucun scrupule, les bateaux cherchent des plages tranquilles et jettent l’ancre n’importe où, mettant en danger un écosystème fragile.

Les enjeux actuels

En fait, le développement touristique de l'île a été initialement baclé. Et les mauvaises habitudes, une fois prises, ont perduré. À la fin des années 1980, démocratie aidant, on a enfin commencé à prendre conscience que la croissance du tourisme de masse ne pouvait pas se poursuivre sur le même rythme. L’archipel, précurseur de ce type de tourisme, devait en imaginer la réorientation. L’idée maîtresse de ces dernières années est l’amélioration de la qualité… mais elle va de pair avec l’augmentation des prix et une conséquente « ségrégation » par l’argent. Des mesures radicales ont été prises en ce sens, visant à assainir certains sites balnéaires. Les hôtels se sont vus imposer de nouvelles normes de sécurité, et ceux qui ne remplissaient pas les conditions ont été tout simplement rasés, majoritairement des hôtels 1 étoile. En parallèle, on construisait des hôtels de luxe, des terrains de golf, des marinas.





 



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