- Superficie totale : 5 100 km². Majorque (Mallorca) : 3 640 km² (96 km sur 78) ; Minorque (Menorca) : 700 km² ; Ibiza (Eivissa) : 541 km² ; Formentera : 83 km² ; Cabrera : 48 km².
- Population totale : 1 105 180 habitants. Majorque : 862 390 habitants. Minorque : 93 910 habitants. Ibiza : 129 562 habitants. Formentera : 9 550 habitants.
- Capitale : Palma de Majorque.
- Langues officielles : catalan et castillan.
- Structure administrative : communauté autonome de l'État espagnol.
- Gouvernement : depuis mai 2007, Partit dels Socialistes de les Iles Baleares, à gauche.
- Président du Gouvernement autonome : Francesc Antich.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : en 1993, Minorque a été déclarée « Réserve de la biosphère ». En 1999, l'Unesco a inscrit plusieurs sites d'Ibiza au « Patrimoine de l'humanité » : Dalt Vila, la ville haute d'Ibiza (Eivissa) ; la nécropole phénicienne-punique de Puig des Molins ; les ruines phéniciennes de Sa Caleta ; les prairies de posidonies (herbes des fonds marins) entre Ibiza et Formentera.
Économie
Le tourisme est le moteur fondamental de l'économie des îles Baléares, constituant à lui seul 48 % du PIB (80 % pour l'ensemble des services tertiaires, contre 8 % pour l'industrie, 10 % pour la construction et 1,1 % pour l'agriculture). Son développement fulgurant est à l'origine de la prospérité des insulaires qui figurent en tête du revenu espagnol per capita.
Les locaux ressentent plus ou moins bien la présence de 10 millions de touristes par an et se sentent un peu dépassés par la vitesse avec laquelle se sont produits ces changements. À Ibiza, après les « années folles », on tente désormais d'attirer un tourisme plus familial, d'où l'interdiction des fameux afters... La manne financière a entraîné un doublement de la population durant les deux dernières décennies. Il s'agit pour la communauté autonome de concilier croissance économique, qualité de vie et souci de l'environnement.
À tout miser sur le tourisme, les îles ont fini par enfermer leur population dans une dépendance totale (et saisonnière) à cette activité. Seule Minorque peut prétendre garder encore une activité industrielle. Tout cela n'incite pas les jeunes à rester dans les campagnes et limite l'évolution possible des carrières.
Pour beaucoup une troisième voie doit être trouvée, celle d'une activité durable, œuvrant pour la qualité - de vie, de biens culturels, d'environnement -, plutôt qu'à la quantité.