- Bien sûr, la baignade, voire simplement le farniente
au soleil, est l'occupation privilégiée par beaucoup de visiteurs.
- Les amateurs de plongée sous-marine devront se méfier.
Si vous êtes intéressé, faites-vous préciser le lieu
de plongée, assurez-vous qu'il n'est pas accessible en palmes, masque
et tuba et qu'il justifie vraiment la location du matériel complet. Si
une assurance vous est facturée, demandez qu'un document contractuel
vous soit remis. L'un des meilleurs spots est l'île de Cabrera où,
parc national aidant, la faible activité touristique permet une bien
meilleure qualité des fonds.
- Les îles sont bien sûr propices à la pratique de la voile.
Deux grandes compétitions attirent les foules : la Copa del Rey de
Vela (coupe du Roi de voile) au cours de la première semaine d'août,
et le trofeo S.A.R. Princesa Sofia qui se déroule en hiver. Fédération
baléare de voile : tél : 971-40-24-12. Internet : www.federacionbalearvela.org.
- Fans de randonnée, Majorque est pour vous ! D'innombrables sentiers
vous attendent, surtout dans la serra de Tramuntana. Sóller est une base
de départ réputée. Vous trouverez à Palma un large
choix de topoguides... mais surtout en allemand
- Au printemps, les fous de vélo débarquent à Majorque.
Pour plus de renseignments : www.cyclinginmallorca.com
et www.cyclingadventure.com.
- Le golf se pratique sur 14 terrains, dont 10 de 18 trous. Compétition
annuelle de haut niveau, l'Open des Baléares. Fédération
baléare de golf : tél : 971-72-27-53.
- Plus folklorique, la fronde. Vous pourrez assister aux compétitions,
voire, si vous parlez le catalan ou le castillan, acquérir les bases
de ce sport.
Les talayots de Minorque
Une des particularités de Minorque est qu’elle possède d’importants sites préhistoriques.
On dit d’ailleurs de cette île qu’elle est « un musée à ciel ouvert ». L’âge
d’or de cette civilisation mégalithique fut la période dite « talayotique »
(entre 1600 et 800 av. J.-C.), dont on trouve beaucoup de vestiges, mystérieux
quant à leur origine et leur fonction : les talayots, les navetas,
les taulas et les chambres hypostyles.
- Les talayots : hauts de 5 à 10 m, ce sont des sortes
de tours de pierre, en forme de cône tronqué, qu’on ne trouve guère qu’à Minorque
(il en reste aujourd’hui près de 200 sur l’île). Ce nom vient de l’arabe atalaya,
signifiant « tour de garde », mais il y en a peu sur les côtes (plutôt étrange
pour des tours de surveillance...). Même si leur fonction reste inconnue, on pense qu'ils
servaient de lieu de réunion aux anciens de la tribu. L’intérieur
est souvent plein, mais on en trouve quelques-uns creusés d’un passage étroit
conduisant à une chambre cultuelle (peut-être funéraire ?). Les historiens évoquent leur
ressemblance avec les nuraghi de Sardaigne et les torreanos de
Corse, preuve, peut-être, que ces civilisations étaient en contact.
- Les navetas : des édifices composés de blocs de pierres empilés
en forme de coque de bateau renversée (d’où leur nom), qui servaient très probablement de vastes tombes collectives. L’entrée donne sur un petit couloir
menant à une chambre. Certaines ont deux niveaux : les cadavres auraient pu
être entreposés au premier étage jusqu’à leur décomposition puis, à l’état de
squelette, être descendus au rez-de-chaussée. Le Naveta d'es Tudons est
la plus ancienne construction mégalithique d’Espagne (1 500 ans av. J.-C.) ; elle a conservé
son toit originel et comporte deux niveaux.
- Les taulats sont les vestiges les plus énigmatiques : deux pierres,
l’une verticale, l’autre posée horizontalement dessus, sont dressées en forme
de T (d’où le nom, une fois de plus), le tout d’une hauteur de 4 m environ.
Ils sont toujours dans les villages et à proximité d’un talayot (bizarre,
non ?). Souvent au centre d’une enceinte en forme de fer à cheval, peut-être
était-ce le pilier central d’une grande salle couverte. Mais peut-être aussi
s’agit-il d’autels sacrificiels ou bien encore de représentation de divinités
(leur forme évoque une tête de taureau stylisée).
- Les chambres hypostyles sont, quant à elles, des constructions
de type « cyclopéen » : le toit est fait d’énormes pierres plates soutenues
par des piliers. Elles ne dépassent pas 1,50 m de hauteur, c’est pourquoi certains
pensent qu ’elles servaient d’étables, d'autres penchent pour un théâtre de rites d’initiation...
On en trouve encore une vingtaine à Minorque, comme la torre d’en Gaumes
et celle de Binigaus Nou.