Où manger à Athènes ?
Le choix est tel qu'il est même difficile de s'y retrouver. On trouve de nombreuses tavernès, psistariès (restos spécialisés dans les grillades) ou mézédopolia (spécialisés dans les mezze dont on peut faire un repas complet) qui ont comme point commun d'offrir de la nourriture grecque.
Il est évidemment possible de manger sur le pouce un gyros ou un kebab. Vous en trouverez dans de nombreux endroits (par exemple autour de la place Exarchia). Si vous préférez acheter de quoi vous préparer un repas, il existe plusieurs supermarchés, pas dans l'hyper-centre touristique mais à proximité. Quelques commerces de détail dans Plaka, mais plus chers. Les bonnes boulangeries existent aussi, par exemple sous l'Acropole.
Tout au long de la côte d'Apollon, qui s'étend du sud du Pirée au cap Sounion, d'innombrables tavernes et restos, généralement spécialisés dans le poisson.
Attention, dans les restos, les cartes de paiement sont le plus souvent refusées.
Spécialités gastronomiques
Les Grecs, dans leur majorité, ne vont pas au restaurant dans un but gastronomique,
mais pour s'y sentir bien et passer un bon moment. Le standing est donc une
notion qui ne s'applique pas vraiment aux restos grecs. Ce qui compte, c'est
que l'on mange bien, bon marché et plutôt copieusement, ce qui est le cas dans la plupart des tavernes.
Notez que la cuisine grecque connaît une forte influence orientale.
Entrées
- Féta : le plus célèbre fromage grec (le mot signifie « tranche »).
- Salade grecque (khoriatiki) : littéralement, « salade paysanne », à base de tomates, concombre,
poivron vert, olives et féta, sans oublier l'oignon, avec plus ou moins d'huile
d'olive. L'entrée presque incontournable qui reste bon marché, et dans laquelle on pioche à plusieurs.
- Mélitzanosalata : salade d'aubergines.
- Tzatziki : yaourt, concombre et ail pilé avec de
l'huile d'olive et de la menthe.
- Poulpe (khtapodhi) : se mange sous diverses
formes, par exemple en amuse-gueule (mezze), froid et vinaigré (xydato), chaud,
cuit sur le gril (psito), etc. On trouve, mais assez rarement, des boulettes dans lesquelles le
poulpe remplace la viande (khtapodokeftédès).
- Calamars (kalamaria) : ne constituent pas non plus un plat de résistance à part entière, mais les portions sont
généralement plus copieuses que celles du poulpe et moins chères. Contrairement
au poulpe, ils sont désormais le plus souvent congelés.
Plats cuisinés
- La moussaka : le plus célèbre des plats grecs. Viande
hachée disposée en couches avec des aubergines, le tout recouvert d'une béchamel.
On y ajoute parfois des pommes de terre et on la trouve parfois servie
dans une terrine.
- Pastitsio : dans la recette de la moussaka, on remplace les aubergines par des macaronis.
Assez bourratif.
- Mélitzanès papoutsakia : aubergines farcies à la viande
et gratinées.
- Kolokithia tiganita : courgettes coupées en petites tranches
et frites.
- Domatés ou pipériés (yémista) : tomate et/ou
poivron farcis au riz.
- Dolmadès (feuilles de vigne farcies) :
en conserve, c'est une entrée froide. Beaucoup plus rarement, on tombe sur des feuilles de vigne plus grosses, chaudes,
farcies à la viande hachée et recouvertes d'une sauce citronnée aux œufs (avgholémono).
- Rhorta : herbes cuites de la montagne. Parfois
proposées sous le nom de vlita. C'est un légume qui s'apparente à nos
cardes.
Viandes
- Le souvlaki : un autre plat grec particulièrement célèbre
et dont la réputation n'est plus à faire. Le plus souvent sous la forme d'une
grande brochette de porc ou de bœuf.
- Brizola : côtelette de porc ou de bœuf.
- Païdakia : côtelette d'agneau.
- Bifteki : attention, faux ami ! C'est bien
de la viande, sauf que ça ressemble au hamburger, en meilleur car souvent parfumé avec
des herbes.
- Keftédès : boulettes à base
de viande hachée, parfumées à la menthe et à l'origan. Le mode de cuisson est
différent de celui du bifteki : les keftédès cuisent au four ou dans une casserole,
tandis que le bifteki est un plat tis oras (à la minute) qui est préparé
sur le gril.
- Kokoretsi : du foie et parfois des abats cuits à
la broche.
- Stifado : émincé de viande (lapin ou bœuf) aux oignons.
- Bekri mezze : le mezze du buveur ! De la viande de porc dans une sauce au vin.
Poissons et crustacés
Le poisson n'est pas bon marché, à l'exception du gavros, des gopès
(variante des sardines), ou du kolios (maquereau). On trouve des
soles, des rougets, des daurades, des mulets, de l’espadon (excellent en steak
ou en brochettes), des bars (ou loups), des crevettes, des maquereaux, etc.
Malheureusement, le « vrai »
poisson se fait rare : des poissons d'élevage, notamment les daurades grises
(tsipourès) risquent de vous être proposés. Assurez-vous de la fraîcheur
des produits (notamment dans les lieux touristiques, pour les crevettes, calamars et pouples). Il doit d'ailleurs être spécifié sur le menu
s'ils sont surgelés ou non.
Plats végétariens
En raison des restrictions observées par les orthodoxes, notamment
au moment du Carême, les plats végétariens sont nombreux sur
les cartes. Voici les plus courants.
- Briam : sorte de ratatouille (pommes de terre,
courgettes, poivrons et tomates).
- Imam baïldi : un plat d'origine turque à base d’aubergines
farcies, d'oignons, de tomates et d'herbes.
- Yémista (orphana) : lorsque la tomate et le poivron
sont farcis mais sans viande, on les appelle avec humour orphana (les
orphelins).
Pâtisseries
Les pâtisseries qu'on appelle « orientales » par chez nous sont présentes en Grèce, héritage turc oblige. Le baklava et le kadaifi, tout deux particulièrement caloriques,
sont aussi les plus communs. Goûter aussi au rizogalo (riz au lait saupoudré
de cannelle) et au galaktobouréko (un feuilleté fourré d'une sorte de
crème anglaise en plus compact), ou encore le revani (ou ravani, un gâteau de semoule bien spongieux). Pas mauvais non plus, l'amigdaloto (pâte
d'amandes et de sucre).
On trouve évidemment aussi tous les fruits méditerranéens :
pastèque (karpouzi), melon grec (péponi, avec l'intérieur vert), mais pas de figues.
Boissons
Retsina et autres vins
Les Français font souvent les dégoûtés à leur première gorgée de résiné (retsina).
N'oubliez quand même pas que c'est le vin de table le plus typiquement grec
(il trouve ses racines dans l’Antiquité) et le meilleur marché. Dans l’Antiquité, on enduisait de résine de pin les amphores afin d'en améliorer l'étanchéité. Le vin en prenait le goût. Et aujourd'hui, on a conservé cette habitude, en ajoutant au moût des morceaux de résine de pin d'Alep.
Pour les réfractaires,
on trouve aussi à Athènes pas mal de vins non résinés. La Grèce est plutôt « jeune » en matière viticole, mais des progrès constants ont été accompli au cours des vingt dernières années, qui ont permis d'obtenir des vins de qualité, comme ceux du
Péloponnèse ou de Macédoine. On trouve aussi des vins cuits très renommés
comme le samos ou le mavrodaphni.
Ouzo
C'est le pastis local, pour aller vite. On l'obtient à partir du marc aromatisé à l'anis. Il se boit au verre ou en petite bouteille (karafaki),
accompagné de mezze.
Ce nom d'ouzo vient des caisses que l'on expédiait à l'étranger avec l'inscription italienne uso (« à l'usage de ») suive du nom du destinataire.
Café
En Grèce, c’est le café turc qui est à l’honneur (avec le marc), même si on ne le nomme jamais
tel quel. Évitez d'employer ce terme, vous risqueriez d'être mal vu. Si vous désirez du café comme il se fait en France, le mot utilisé
là-bas est nescafé. Mais ça ne vaudra jamais un café turc.
Goûtez aussi le café glacé, très sucré et rafraîchissant, que l'on appelle nescafé
frappé.