Santé
Vaccinations
L'Argentine n'émet aucune obligation vaccinale, quelle que soit la provenance du voyageur. Il n'y a plus de fièvre jaune, mais cette redoutable maladie peut se contracter dès que l'on franchit la frontière bolivienne. Si vous prévoyez de vous promener en Amérique du Sud sans itinéraire rigide préétabli, il vaut mieux vous faire vacciner en France.
Il est recommandé d'avoir à jour ses vaccinations « universelles » : diphtérie, tétanos, polio, hépatite B. Et comme l'Argentine contient encore des zones de basse hygiène, il est vivement conseillé de se faire vacciner contre deux maladies encore communes et transmises par l'alimentation et le manque d'hygiène :
- hépatite A ;
- fièvre typhoïde.
On peut aussi se faire vacciner contre les deux en une seule fois.
En cas de séjours ruraux prolongés, la vaccination préventive contre la rage est fortement conseillée.
Principaux problèmes
En comparaison de la plupart des pays d'Amérique latine (Pérou, Bolivie, Brésil...), l'Argentine est un pays sans grands risques sanitaires.
À noter, cependant, l'épidémie de choléra qui s'est répandue dans les provinces du Nord-Ouest au début de la dernière décennie, suscitant l'état d'urgence en 1992. Ce fléau concerne avant tout les populations défavorisées. Les touristes doivent respecter les règles d'hygiène élémentaires : boire de l'eau purifiée (en bouteilles capsulées, désinfectée ou micro-filtrée), éviter les crudités et se laver les mains régulièrement.
- Paludisme : il n'y a pas de paludisme grave en Argentine ; il ne subsiste que de petits foyers de paludisme « bénin », très limités, dans l'extrême nord-est du pays : mais même dans ces zones, aucune prévention médicamenteuse n'est recommandée.
- Autres maladies : le fait qu'il n'y ait pas de paludisme ne signifie pas pour autant qu'il n'y ait pas en Argentine d'autres maladies transmises par les insectes : diverses « arboviroses » (virus transmis par les arthropodes) dont des épidémies de dengue, maladie de Chagas (punaises), etc. Pour les séjours ruraux, il convient donc de dormir sous moustiquaire imprégnée de pyréthrinoïdes et d'utiliser des répulsifs anti-moustiques réellement efficaces. À noter enfin qu'il est très déconseillé de caresser les chiens, qui peuvent transmettre l'hydatidose, une très grave maladie qui est encore très fréquente en Argentine (et dans beaucoup de pays d'Amérique du Sud), sans parler de la rage, omniprésente en Amérique.
- Autre problème éventuel, le sorroche (mal des montagnes) pour ceux qui comptent s'offrir quelques émotions dans les Andes. Sensible à partir de 3 000 m d'altitude, le sorroche devient aigu à partir de 4 500 m. Il présente des symptômes similaires au mal de l'altitude et peut aussi dégénérer en œdème pulmonaire. Mais alors qu'un apport d'oxygène atténue le mal de l'altitude, il ne peut rien contre le soroche. Les scientifiques ne sont pas encore parvenus à élucider les mystères de ce mal des Andes absent des autres chaînes de montagne du globe.
Une règle fondamentale : monter progressivement par palier (pas plus de 400 m par jour au-delà de 3 000 m) pour laisser au corps le temps de s'acclimater. Éviter de fumer, boire de l'alcool et, bien sûr, de courir.
Les pharmacies sont assez nombreuses et bien approvisionnées. Celles des grandes villes rivalisent sans problème avec les pharmacies européennes. Attention cependant aux nombreuses contrefaçons. Les médecins sont généralement compétents. L'Argentine a d'ailleurs la réputation d'avoir le meilleur service médical de toute l'Amérique du Sud.
Dangers et enquiquinements
L'Argentine compte parmi les pays les moins dangereux d'Amérique latine. Cela tient au fait que l'écart de richesse entre touristes et locaux est moins grand en Argentine que dans les autres pays d'Amérique du Sud, et parce qu'un Européen se distingue moins au milieu d'Argentins (eux aussi d'origine européenne) que dans des pays où la population est bien plus métissée. L'insécurité existe toutefois dans la capitale et les grands centres urbains.
Comme partout, il faut prendre un minimum de précautions : pas de signes ostentatoires de richesse, et évidemment ne pas laisser traîner ses affaires sans surveillance. Il est préférable de garder de côté un peu d'argent de secours ainsi que les photocopies de ses papiers d'identité...
Concernant les taxis, il est toujours conseillé de prendre des Radio Taxi, que l'on peut commander par téléphone ou reconnaître dans la rue par le numéro de téléphone qui apparaît sur leur portière. Les remis sont également une bonne option pour des distances plus longues. Jetez un coup d'œil à la licence du conducteur en prenant place.
Drogue
La loi argentine est stricte : tout usage et toute possession de drogue, y
compris de marijuana et de cocaïne, sont strictement interdits et passibles
de peines allant de 3 à 12 ans de prison. Les citoyens étrangers n'échappent
pas à la règle : « le consulat de l'inculpé étranger peut uniquement apporter
une aide morale » (sic !). Ces dernières années, l'effectif des pensionnaires des prisons de Buenos Aires a gonflé à cause du nombre croissant d'Européens - de tous âges, sexes et nationalités - voulant jouer aux mulas (mulets) avec des petits paquets dans leurs bagages.
En revanche, la fameuse coca (c'est-à-dire
les simples feuilles de l'arbuste du même nom), considérée comme une herbe médicinale,
est parfaitement tolérée. On en trouve facilement dans la partie andine du pays (région du Nord-Ouest), en vente à un prix dérisoire aussi bien sur les marchés que dans certaines épiceries !