Compte tenu des distances, l'avion est, pour ceux qui en ont les moyens, la meilleure solution pour se déplacer en Argentine et en voir un maximum. Les grandes villes sont assez bien desservies, la plupart du temps quotidiennement. Aerolineas Argentinas et LAN, les deux principales compagnies couvrent la totalité du pays. Revers de la médaille : elles pratiquent des tarifs « nationaux » et « étrangers », les deuxièmes étant bien plus élevés sur certaines liaisons. Il est préférable d'acheter les billets d'avion pour les vols intérieurs en France, en même temps que le vol transatlantique. Vous bénéficiez d'un pass intéressant, le Visit Argentina. Il existe peu de liaisons entre les villes de province ; il est donc souvent nécessaire de transiter par Buenos Aires. Les vols ont une fâcheuse tendance à se concentrer en milieu de journée et rendent les correspondances difficiles. Dans certains cas vous serez donc obligé à une nuit de transit à Buenos Aires. Des taxes d'aéroport sont apparues depuis la privatisation des aéroports en 2001. Elles sont exigées au départ de l'aéroport et payables en $Ar, en US$, en euros ou par carte de paiement. À titre indicatif (très fluctuant), elles s'élèvent à 8 US$ à Bariloche, 18 US$ à El Calafate, 13 US$ à Ushuaia et 18 US$ à Buenos Aires (aéroport international d'Ezeiza seulement).
Le bus
Les Argentins l'appellent bondi ou colectivo pour les bus urbains, et micro ou ómnibus pour les moyennes ou longues distances. Comme on s'en rend rapidement compte, c'est un moyen de transport très utilisé pour les grandes et moyennes distances. Les bus sont en général sûrs et confortables, avec des fauteuils larges et inclinables (on les appelle alors coche cama). On vous sert des en-cas froids ou de véritables repas suivant les compagnies. Café et jus d'orange sont en libre-service. On peut facilement y dormir et ils ne sont pas chers. Les routes sont assez bonnes, mais on risque de se lasser de ce moyen de transport, vu l'importance des distances et la monotonie des trajets (sauf dans les Andes) ! Comme les bus sont très utilisés par les Argentins, il peut être utile de réserver en période de week-ends et de vacances scolaires. Pour réserver, il faut se déplacer à la gare routière et payer son billet à l'avance. Pas de possibilité de remboursement en cas de changement de plan. Tous les bus sont maintenant non-fumeurs, et les places numérotées. Si la ponctualité n'est pas un des grands traits du caractère latin, les bus font exception en la matière. Lorsque l'on fait un aller-retour longue distance, il faut acheter les 2 billets au même moment. Le prix varie du simple au presque double en fonction du confort du bus.
Le train
Depuis la privatisation des chemins de fer en 1992 (que Perón avait rachetés aux Anglais), il ne reste plus que quelques grandes lignes ouvertes, en plus des nombreuses lignes de banlieue. Le transport des voyageurs n'a de toute façon jamais été très performant, et la lenteur des trains est vraiment terrible. La principale ligne de passagers qui subsiste relie la capitale à Mar del Plata et la nouvelle ligne Tucumán-Buenos Aires. Le choix est donc particulièrement réduit. En fait, même pour ces destinations, on conseille plutôt le bus. Si vous aimez le train, prenez la Trochita, qui va d'Esquel à El Maitén (petit village mapuche) en Patagonie.
La location de voiture
Les grandes compagnies sont présentes dans certaines grandes villes. Si cette solution est pratique, elle est tout de même chère (presque les mêmes prix qu'en France). Si vous êtes épris de liberté ou inconditionnel de la voiture, la meilleure solution consiste à faire les grandes distances en avion et prendre des voitures louées dans les aéroports (en ayant réservé à l'avance). Les formules à kilométrage illimité sont l'exception. Il faudra donc souvent estimer les distances à parcourir pour obtenir un prix. Enfin, certains loueurs interdisent l'usage des routes non goudronnées et les passages de frontière sont difficiles. Conduire en Argentine ne pose aucun problème majeur. Même si le comportement de certains chauffards et la rareté de la signalisation (dans le Nord-Ouest en particulier) peuvent demander une adaptation. Il est d'usage de rouler avec ses feux de croisement en plein jour. Quant aux limitations de vitesse, elles sont fantaisistes. Des policiers nous en ont même fait l'aveu ! Les autorités mettent « 30 » ou « 40 » en espérant que les gens ne dépasseront pas le double. Bon à savoir, la priorité à droite n'existe pas. - Formalités et pièces requises : le permis international est demandé, ainsi que le passeport et une carte internationale de paiement. - Stations-service : très nombreuses. Compter environ 2 $Ar/l (0,50 €) pour l'essence sans plomb (especial) et 1,5 $Ar/l (0,37 €) pour du diesel. - Renseignements : Automóvil Club Argentino de Buenos Aires, avenida Libertador, 1850. Tél. : 4802-60-61.
Les taxis
Un excellent mode de déplacement pour la capitale, surtout quand on veut changer de quartier. Compter 5 à 10 $Ar la course : pas bien cher. En province, si vous voulez visiter les environs d'une ville ou un site isolé, envisagez la location d'un taxi remis à la journée. Prix à négocier. N'hésitez pas à échanger quelques mots avec les chauffeurs, vous serez surpris de leur niveau d'éducation... et en oublierez leur conduite à la Fangio ! Veillez seulement à respecter quelques règles de prudence.