Culture et traditions Ardèche, Drôme

Architecture et habitat

Avant d’en venir à nos promenades à travers le temps de la pierre, voici quelques traits forts de l’architecture qui seraient à la limite des lieux communs si les lieux ici n’étaient exceptionnels.

Premier trait : à de rares exceptions près, l'architecture ici, c'est d'abord la tuile. Et il suffit de traverser la France du nord au sud pour constater que c’est bien en Drôme que le Mistral prend son élan, chasse les pluies, découvre l’azur du ciel, que les toits des maisons perdent en inclinaison et que la tuile romaine prend le dessus. L'ardoise, elle, est rare.

Deuxième trait : le religieux ici est roman. Le Romain a plus marqué la région que le Goth. Le vent architectural est un vent du sud en Ardèche.

Troisième trait : l'architecture, ici encore, c'est la pierre. Et la pierre du pays.

Et puisqu’il faut toujours faire un choix, on a privilégié trois aspects typiques de l’architecture de ces deux départements :

  • le côté rural et le côté bourgeois modeste de cette architecture en parlant de la maison et de la ferme ardéchoises ;
  • le religieux et le sacré en présentant le roman à travers quelques-unes de ces belles pages ardéchoises ;
  • et enfin l’histoire par la pierre et l’architecture historique à travers quelques châteaux et quelques bourgs, hameaux ou villages perchés dans la Drôme

Les maisons en Ardèche

C'est l'âpreté de la saison, la volupté trop rare du soleil, la force du vent, l'angle de la pente et le matériau disponible qui font l'architecture rurale.

L'Ardèche compte plusieurs régions naturelles, d'où une extrême variété de solutions architecturales : chaque maison, par ses matériaux, le nombre et la disposition des pièces, illustre une agriculture et des exigences climatiques différentes.
Dans la plaine du Rhône, le mistral a du souffle et le fleuve roule des galets. Alors, les maisons des rives du fleuve sont construites à l'abri d'une terrasse d'alluvions ou derrière un bouquet d'arbres forts. Et on utilise le galet pour monter les murs. Sur les coteaux à côté, sur les flancs de pentes, elles sont en calcaire ou en granit, au gré de la carrière la plus proche. Seule immigrée, la tuile qui est romaine. Et au sud, derrière la maison, le jardin a quelques arbres à fruits.

Le roman en Ardèche

Pourquoi tant de diversité ? Première chose, le roman ardéchois a subi quatre influences : celle du Languedoc, celle de la Provence, celle du Velay et celle de l'Auvergne, en plus du génie personnel des bâtisseurs ardéchois. Mais où ça se complique, c'est qu'une église a parfois subi trois ou quatre influences à dose perlée ou à dose forte.

On avait bâti à l'époque avec le matériau qu'on avait sous la main, la pierre la plus proche.

Et, troisième chose, le roman en Ardèche ne poussait pas n'importe où mais le long de grands axes de passage. Et d'abord le long du Rhône et le long des voies romaines. Mais alors, ces églises qu'on voit perdues là-haut au bout d'un sentier à mules, dans des éloignements déserts, comme bâties pour personne ? Eh bien, ces déserts étaient dans les temps d'avant de grands axes historiques, des grands chemins, des routes de pèlerins, des voies de colporteurs, de longs rubans caillouteux de fortes transhumances. C'étaient là les chemins des « jacquaires », qui filaient vers l'Espagne et Compostelle, et des « mieux » qui transitaient vers Rome et l'Italie.

Les châteaux et les villages perchés de la Drôme

- Le château de Montélimar : il faut voir là d'abord de l'architecture militaire, puis de l'architecture romane civile.

- Le château de Grignan et son village : il y a un rocher là-haut en forme d'acropole qui domine le village et, sur ce rocher, le château. C'est là le plus grand château de la Renaissance de tout le Sud-Est français et même de plus loin.

- Le château de Suze-la-Rousse, dans le Tricastin : cette butte féodale du XIIe siècle s'est transformée en superbe forteresse par des renforcements bien faits des XIVe et XVe siècles. Sa majestueuse cour à l'italienne, ses arcades décorées font de Suze un des spots les plus intéressants de la Drôme.

- La tour de Crest, sur la route de Valence à Die : c'est le plus haut donjon de France à 50 et quelques mètres, c'est le plus beau donjon de France ! Et puis cette tour quadrangulaire, qui fut forteresse à l'heure des grandes razzias, château à l'heure des grands princes et prison.

Et les autres...

Mais il n'y a pas que des grands châteaux en Drôme, il existe de bons châteaux plus modestes portés par cent villages perchés. Nids d'aigles ou nids d'oiseaux de falaises. Ces villages sont des éléments forts de la réalité historique, politique, humaine, sociale, géographique du pays.

Langue régionale

Le langage historique des deux départements est l'occitan (ou langue d'oc) dans sa variété vivaro-alpine, que l'on appelle aussi le provenço-alpin. Pour faire simple, l'occitan de l'Ardèche et de la Drôme, c'est du provençal avec des cha au lieu de ca au début des mots.

Services voyage



Forum Ardèche, Drôme

Voir tous les messages
Culture

FILTRER LE FORUM SUR UN THÈME

Les dernières discussions du forum Culture Ardèche, Drôme

Ils cherchent un compagnon de voyage

Voir toutes les annonces

Vous cherchez un compagnon de voyage pour un trek, un voyage itinérant ou un tour du monde ? Un routard pour louer avec vous une maison à l'autre bout de la terre ?

Petites annonces Ardèche, Drôme

Voir toutes les annonces

Déposez gratuitement vos annonces concernant la vente, l'achat, l'échange ou le don de guides, cartes, sacs, objets utiles, souvenirs de voyage...

Actus Ardèche, Drôme

Agenda Ardèche, Drôme

Ardèche, Drôme Les articles à lire