Drapeau Andorre

Carte d'identité Andorre

- Superficie : 468 km² (1/12 de la Corrèze, 65 fois plus petit que la Belgique et 18 000 fois plus petit que le Brésil !). L'Andorre est divisée en sept paroisses : Andorra la Vella, Canillo, Escaldes-Engordany, Encamp, La Massana, Ordino et Sant Julià de Lòria.
- Population : 78 115 habitants (estimation 2011), dont environ 43 % d'Andorrans, 28 % d'Espagnols, 15 % de Portugais et 5 % de Français.
- Capitale : Andorra la Vella.
- PIB par habitant : 32 939 € US$ (estimation 2011).
- Chef du gouvernement : Antoni Martí Petit (démocrate) (depuis mai 2011).
- Régime politique : coprincipauté parlementaire.
- Coprinces : François Hollande (président de la République française), Mgr Joan Enric Vives i Sicília (évêque d'Urgell).
- Langues parlées : catalan (langue officielle), français et castillan.
- Indice de développement humain (espérance de vie, éducation, niveau de vie) : 0,838. Rang mondial : 32e sur 193.
- Site inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco : la Vallée du Madriu-Perafita-Claror (depuis 2004).

Économie

L’Andorre a longtemps été un pays qui cultivait ses particularismes. Un exemple, au hasard (ou presque) : avant l'adoption de l'euro, la principauté ne possédait pas de monnaie propre ! Y circulaient indifféremment la peseta et le franc français.
Le secteur tertiaire y occupe une place prépondérante. Aujourd'hui, ce pays de moins de 80 000 habitants compte plus de 2 000 commerces, alors que la superficie agricole occupe à peine 4 % du territoire, c'est-à-dire environ 20 km². De cet espace restreint, 350 ha sont consacrés à la culture du tabac, le reste étant réservé aux prés.
Les chiffres sont éloquents : près de 60 % des actifs travaillent dans le secteur du commerce, du tourisme et des services, 0,6 % se consacrent à l'élevage, et moins de 20 % à l'industrie.
Tourisme et commerce sont donc les deux piliers d’une Andorre particulièrement dépendante de l’extérieur. Piliers que la crise qui frappe les pays voisins fait donc aujourd’hui vaciller. Surtout vu la situation de l’Espagne : Andorre réalisant 80 % de ses échanges économiques avec la péninsule Ibérique.
Dès 2008, les performances du commerce comme des banques ont été sérieusement revues à la baisse. En Andorre, les grues à l’arrêt commencent également à faire partie du paysage... Le nombre de touristes a lui aussi drastiquement baissé.
Les Andorrans ont même récemment découvert un mot étranger à leur vocabulaire : chômage. Même si le nombre de chômeurs est presque insignifiant, le gouvernement s’est vu obligé d’ « inventer » une allocation chômage. Et nombre de travailleurs saisonniers ont quitté le pays.
Pour rebondir, le gouvernement andorran a initié ce qui ressemble à une révolution dans ce pays : une réforme fiscale qui prévoit, d’ici à la fin 2013, une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et des impôts directs.