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Andalousie

Traditions

Fêtes et jours fériés

Ici, on ne dort pas ! Pour ceux qui sont venus chercher le soleil en Espagne, une surprise les attend : ils y bronzeront aussi aux lumières de la nuit. On finit même par dormir éveillé. La vie nocturne espagnole est certainement l’une des plus développées d’Europe. La nuit, la rue appartient aux noctambules qui fourmillent dans les quartiers les plus animés.
Toutes les excuses sont bonnes en Espagne pour organiser une fête. Bien sûr, tous les saints y passent mais aussi les escargots, les ânes, les récoltes, les taureaux ! Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les folies.
Si vous êtes là au bon moment, ne manquez pas la feria de Séville, la fête des Patios de Cordoue, la Semaine sainte à Almonte ou ailleurs (mais très people à Marbella), le pèlerinage de la Vierge du Rocío...

Pour éviter les gros désappointements, voici les principaux jours fériés de l’année en Andalousie et à Murcie :
- 1er janvier : Nouvel An.
- 6 janvier : Épiphanie.
- 28 février : journée de l’Andalousie.
- 19 mars : Saint-Joseph (férié en Murcie).
- Jeudi Saint : en 2007, le 5 avril ; férié en Andalousie et en Murcie.
- Vendredi Saint : en 2007, le 6 avril.
- 1er mai : fête du travail (férié en Andalousie et Murcie).
- 9 juin : journée de la région de Murcie.
- 15 août : Assomption de la Vierge.
- 12 octobre : Fête nationale d’Espagne.
- 1er novembre : Toussaint.
- 6 décembre : journée de la Constitution.
- 8 décembre : Immaculée Conception.
- 25 décembre : Noël.

La Semaine sainte

Pendant la Semaine sainte, qui s’étale du dimanche des Rameaux à Pâques, les grandes villes andalouses sont envahies par les touristes, eux-mêmes noyés dans la foule espagnole. La tradition veut que les grands moments de la Passion du Christ y soient donnés en spectacle, dans une ambiance où pénitence et dévotion se le disputent au plaisir de la mise en scène. On ne sait plus très bien si l’on est venu pour se repentir ou si seul le plaisir de voir défiler les pasos surchargés et d’admirer les costumes insolites nous a attirés là. La Semaine sainte est-elle une fête de la piété ou permet-elle seulement aux Espagnols d’honorer leur foi en la fête ? Les mécréants y verront une parade digne d’un carnaval, occasion rêvée de jouer les reporters, tandis que ceux qui sont pénétrés de sentiments religieux ou mystiques seront d’abord sensibles à ce qui semble être une communion fervente et qui l’est peut-être bien.
Voyager d’une ville à l’autre tout au long de cette Semaine sainte est la meilleure façon de profiter de l’événement. L’ambiance est en effet très différente, surtout entre petites bourgades et grandes villes. Dans les premières, la procession n’a lieu que les jeudi et vendredi, alors que chaque jour connaît son lot de cortèges dans les secondes : Séville, Grenade (où musiques et costumes sont de très grande qualité), Málaga (qui donne volontiers dans le gigantisme) ou Cordoue (où l’on observe peut-être plus de gravité qu’ailleurs). Si vous préférez une ville moyenne, nous vous suggérons plus particulièrement Jaén ou Lorca (avec leur folklore spécifique), Ronda ou Úbeda. N’attendez surtout pas le dimanche de Pâques, car les célébrations y sont en général mineures.

La corrida

Rite barbare pour les uns, art sublime pour les autres… Le débat perdure ! À noter tout de même que Barcelone s'est illustrée en 2004 en tentant de devenir la première ville d'Espagne à interdire la corrida. Les temps changent!

Ce qu'il faut savoir

Les courses (corridas de toros) ont lieu pendant les jours de feria et lors d'autres fêtes, ainsi que tous les dimanches en saison dans les grandes villes. La plupart sont des novilladas où les taureaux (novillos) ont moins de 4 ans, où les novilleros n'ont pas reçu la consécration de l'alternative, où il n'y a pas souvent de picadors.

Les différentes phases de la corrida

- Le premier tercio : au cours de cette période, le matador torée avec la cape en de nombreuses figures (pases). Tout le travail que réalisera le matador n'aura un véritable sens que si le taureau s'est réellement révélé sous les piques. Un taureau ne pourra obtenir la grâce que s'il a pris les trois piques réglementaires. Le coup de pique doit être donné en haut du garrot, dans le morillo. Les matadores sont chargés de faire le quite, qui a pour but de laisser un peu de répit au taureau après la phase des piques.

- Le deuxième tercio : les banderilles : Ici, le matador (ou, le plus souvent, ses subalternes) va affronter la bête à corps découvert, avec dans les mains 2 bâtons, les 2 banderilles ornées de papier aux couleurs vives et au bout desquelles il y a un crochet. Il existe de nombreuses manières d'exécuter cette phase, tout étant fonction du taureau et de la position dans laquelle il se trouve.

- Le troisième tercio : la faena (le travail) : il s'agit de soumettre le taureau, tout en mettant en évidence son courage et sa force. C'est le moment le plus difficile à vivre pour l'ami des bêtes. Pendant le toreo de muleta, la muleta (une étoffe rouge repliée sur un bâton) doit aider le torero à tuer le taureau. Vient ensuite la mise à mort. Selon la façon dont l'épée est enfoncée dans le taureau, l'estocade porte un nom différent : il y a l'estocade profonde, courte, contraire (l'épée reste sur le côté gauche du taureau), etc.

- El arrastre : c'est la fin de la corrida. Des chevaux de trait traînent le cadavre du taureau hors de l'arène. Si le public est satisfait du travail du matador, il le manifeste à l'aide d'un mouchoir blanc. Si au contraire, il est mécontent, il y aura la bronca (chahut, cris, etc.).

Patios

Les maisons andalouses sont souvent construites autour d’une petite cour centrale non couverte, héritée des Romains. Les patios de Cordoue sont sans doute les plus beaux d'Andalousie : petits pavés mal ajustés au sol, beaux panneaux d'azulejos sur la partie basse des murs, grille en fer forgé élégamment travaillée à l'entrée.

Ventas

Immortalisé par les épopées de Don Quichotte, la venta est une maison située en pleine campagne au bord du camino real (équivalent des voies romaines en France) où les voyageurs de passage s'arrêtaient pour déjeuner ou dormir. Le coucher allait obligatoirement avec le couvert ou inversement. Les ventas sont encore présentes dans toute l'Andalousie et font partie d'une tradition oubliée. Elles ont souvent servi de repaires de bandits. On en trouve encore dans des endroits reculés, loin de toute station balnéaire. On y mange avec des couverts de cantine sur de vulgaires tables. Evitez d’y chercher du charme à tout prix. Mais quand tombe le soir et que les bougies jouent de leurs ombres dansantes sur les visages burinés, il y a toujours une guitare pour venir chanter le sort des venteros et de leurs clients.





 



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