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![]() Itinéraires conseillés AlsaceLa route des vins Par paresse, on imaginait l’univers du vin butant sur la ligne bleue des Vosges. Et pourtant les vins alsaciens prospéraient déjà sous les Mérovingiens. Au Moyen âge, les riches abbayes et les évêques bien dotés les poussèrent si bien qu’ils partirent abreuver les quatre coins de la Germanie. Une énigme archéologique Obernai est une ville éminemment touristique, la plus visitée du Bas-Rhin après Strasbourg. On découvre une ville enserrée dans ses remparts, peuplée de belles demeures qui jalonnent les rues de la place du Marché, et qui a conservé son ordonnancement médiéval jusqu’à la place de l’Étoile-Elsau et son ensemble de belles maisons aux toits polychromes. Pas loin, le Mont Sainte-Odile est la première montagne vosgienne. Sur ce promontoire couvert de forêts et chapeauté de falaises de grès rose, vous verrez une abbaye dont l’origine remonte au VIIe siècle. C’est là également que vous allez rencontrer une des plus grandes énigmes archéologiques d’Europe : le mur païen. Un rempart de pierres d’une dizaine de kilomètres de long, disposé en trois boucles et fait de 300 000 blocs, dont on ne connaît ni l’origine, ni sa fonction réelle. Une énigme ! 760 incunables ! C’est à Dambach-la-Ville que l’on trouverait les origines du vin. La légende rapporte qu’un petit garçon désobéissant, s’étant aventuré dans la forêt, vit un ours se régaler de drôles de grappes de baies sauvages. Au retour, il raconta son histoire aux gens du village qui découvrirent alors les premiers ceps de vigne sauvage. Une étape obligatoire est dans la flânerie alsacienne à Sélestat pour découvrir la bibliothèque humaniste, l’une des trois merveilles d’Alsace avec la cathédrale de Strasbourg et le retable d’Issenheim. Un endroit d’une richesse hallucinante où l’on trouve pas moins de 760 incunables datant de la bibliothèque de Beatus Rhenanus datant du XVIe siècle. À côté, le château de Haut-Koenigsbourg fait presque figure de parent pauvre, alors que c’est un des plus beaux châteaux de la région. Vous l’avez vu dans La Grande Illusion, le chef d’œuvre de Jean Renoir. Une truite qui frétille On passe dans le Haut-Rhin et on arrive à Ribeauvillé qui, au pays du vin, reste la patrie de l’eau. C’est à Illhaeusern que vous pourrez déjeuner. D’abord, il y a l’Auberge de l’Ill (2, rue Collonges-au-Mont-d’Or, tél. : 03-89-71-89-00) de Marc Haeberlin. C’est très très cher mais c’est très (très très) bon ! Dépêchons, Riquewihr s’annonce. La ville la plus célèbre du vignoble alsacien porte la marque de l’histoire. Ce fleuron de la route des Vins n’a pratiquement pas bougé depuis la Renaissance, époque faste où le vin créa nombre de fortunes. Kaysersberg est une petite cité adorable, encadrée par des monts couverts de vignes, entourée du plus humain des paysages, et c’est ici qu’est né le plus humain des hommes : Albert Schweitzer, prix Nobel de la paix en 1952. Fin du périple du côté de Turckheim, une petite cité moins touristique que Riquewihr mais tout aussi intéressante. On découvre des maisons Renaissance, des oriels fleuris, des petites cours secrètes, des colombages et des écussons. Il y a même un veilleur de nuit qui accomplit sa ronde tous les soirs d’été à 22 h. Et bien entendu, sur tout le parcours, on trouve des caves et des vignerons qui aiment leur métier, leurs vignes et leurs vins. |
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