Activités d'été
À pied
Itinéraires balisés, topoguides, gîtes et refuges sont là pour vous permettre de découvrir la montagne en toute sécurité, alors respectez les consignes qu'ils vous donnent. Équipez-vous toujours de bonnes chaussures, de vêtements chauds, d'une gourde et de barres énergétiques. Pensez à consulter la météo avant de partir, et à avertir vos amis ou voisins de la direction prise. Évaluez surtout, pour les périples en altitude, le temps nécessaire au retour. Il vaut mieux partir avec le lever du jour, car les nuages montent souvent à partir de 12h. Enfin, évitez de picorer les baies qui se trouvent trop près du sol, car, hélas, elles peuvent être souillées par des animaux atteints de la rage, ainsi que par ceux qui paissent et urinent, tout simplement, comme moutons et chamois (idem pour l'eau des torrents).
Au-dessus du vide
Les via ferrata : originaires des Dolomites, ce sont les militaires italiens qui développèrent ces voies de vertige, des itinéraires à travers des falaises équipées d'échelons, d'échelles, parfois même de plates-formes solidement scellées dans la roche. Sans difficulté technique majeure (pour la plupart), les via ferrata permettent à « tout un chacun » de gravir des parois vouées à l'escalade. L'assistance d'un professionnel est cependant vivement recommandée et un équipement minimal (harnais d'escalade, sangles et mousquetons, casque) est indispensable. En effet, il est nécessaire de bien se renseigner sur le niveau de la via ferrata, la durée du parcours, et son côté vertigineux qui peut impressionner !
À cheval
Activité qui ne manque pas de charme, d'autant plus que le réseau des clubs équestres s'est considérablement développé dans les Alpes. Il y a les « pros » qui, en vrais baroudeurs, réalisent de grandes traversées, d'après les itinéraires signalés sur topoguide, et... ceux qui montent sur des canassons « dressés » aux petits périples autour des stations.
À vélo
Le VTT, vélo tout-terrain, est un sport vedette ici. Il n'est plus une station qui ne propose un itinéraire.
C'est fatigant, et pas très évident, mais sensations garanties ! Pour résoudre le problème des montées épuisantes, les stations ont converti les télésièges en télébikes qui vous mènent sans effort aux sommets des pistes de ski ; puis redescente par herbe et chemins forestiers, jusqu'à la station.
Dans les airs
Parapente et deltaplane sont très prisés en montagne, mais ce sont des sports qui requièrent beaucoup de prudence.
Les écoles de vol libre se multiplient et proposent baptêmes et stages. Attention, cette activité est réglementée dans les parcs et les réserves.
Dans l'eau
Plutôt que de faire trempette dans une bonne vieille piscine, essayez les activités sportives qui font fureur !
- L'hydrospeed : ou nage en eaux vives. Une espèce de luge des eaux à laquelle on s'accroche avant de se laisser emporter dans les eaux tourbillonnantes des torrents.
- Le rafting : une sorte de gros radeau pneumatique, où l'on tente de pagayer sans pagaille à plusieurs. Plus les eaux sont fantasques et plus les sensations sont fortes.
- Quant au canyoning, le dernier-né, il consiste à descendre le cours d'un torrent en virevoltant de falaise en cascade et en canyon. Descente par corde de rappel, plongeons, natation, escalade : c'est un sport complet et grisant.
Ces trois disciplines demandent un matériel spécial, de la technique, et se pratiquent uniquement sous forme de stages organisés et encadrés par des professionnels.
Sous terre
Plus qu'une simple balade sous terre, la spéléologie est une activité à pratiquer avec beaucoup de prudence.
Elle exige un sacré sens de l'orientation, une connaissance aiguë des roches et de données spécifiques, telles les prévisions de montée des eaux. Non-initiés s'abstenir ! En revanche, ne pas hésiter à tenter l'aventure quand l'activité est encadrée par les professionnels, ou proposée en initiation dans les stations.
Quelques adresses pour les randonneurs
- Fédération de la randonnée en Isère : office du tourisme, 14, rue de la République, 38000 Grenoble. Tél. : 0871-78-88-04. E-mail : rando.isere@free.fr. Les principaux GR sont les 91, 54, 9, 50 et 549.
- Comité départemental de randonnée pédestre en Hautes-Alpes : Le Lombard, 13 avenue du Maréchal-Foch, BP 46, 05102 Gap. Tél. : 04-92-53-65-11. Internet : www.ffrandonnee05.net. Ouvert du mardi au samedi de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h.
La Savoie à pied, sac au dos
Les trois tours majeurs de Savoie :
- Le tour de la Vanoise : une boucle qui emprunte les GR 5 et 55. Les glaciers scintillants, les chamois... la Vanoise quoi ! Durée : 1 semaine. Internet : www.vanoise.com. Topoguide réf. 530 FFRP.
- Le tour des Bauges : GR 96. Topoguide réf. 031 FFRP. Six jours. Dans le plus vrai des massifs savoyards. Internet : www.parcdesbauges.com.
- Le tour du Beaufortain : GR de pays. Six à huit jours autour du pays des 1 000 chalets. Internet : http://tourisme.lebeaufortain.com.
- Mais aussi des centaines de balades faciles, à faire en famille, dans l'avant-pays comme dans les massifs montagneux !
La Haute-Savoie à pied, sac au dos
- Le tour du pays du mont Blanc : à ne pas confondre avec le tour du Mont-Blanc (la plus prestigieuse des randos des Alpes un peu victime de son succès...). Ce tour-là fait 140 km (11 jours au maximum) et ne grimpe pas au-dessus de 2 500 m. Topoguide réf. 044 FFRP.
- La Traversée du Léman au mont Blanc : 10 jours à travers la Haute-Savoie sur le fameux GR 5 de la grande traversée des Alpes. Paysages variés et territoires de caractère. Topoguide réf. 504 FFRP.
- Le tour des Dents-Blanches : un des itinéraires les moins fréquentés. Chaîne des Fiz, Chablais, Valais (Suisse) et réserve des Aiguilles-Rouges : le plein de paysages en 7 jours. GR 96. Topoguide réf. 906 FFRP.
Le ski
Le ski alpin
Il procède d'une technique fondée sur le virage. « Fléchir les genoux vers l'avant » et « se jeter dans la pente » sont des prières que formulera bien souvent votre moniteur lors des premiers cours.
Le ski nordique
Le ski nordique regroupe les disciplines nordiques suivantes : le ski de fond, le combiné nordique (ski de fond et saut à ski) et le biathlon (ski de fond et tir). Bref, cette appellation communément retenue désigne essentiellement le ski de fond.
Le ski de randonnée
Autrefois réservé à une petite élite de sportifs, il s'est démocratisé depuis peu. Le ski de randonnée allie la frénésie des descentes sur pentes vierges du ski alpin et les sensations héroïques de l'effort à accomplir du ski de fond. En montée, le talon est libéré et permet une poussée alternative sur les skis qui accrochent la neige. En descente, on refixe le talon au ski, qui devient alpin.
Le hors-piste
Ski pratiqué hors des pistes balisées et surveillées mais dans un domaine skiable accessible depuis le sommet des remontées mécaniques. L'expression « hors-piste » est désormais out : on dit freeride ! Il se pratique sous l'entière responsabilité du skieur, seul juge de ses capacités et des dangers auxquels il est confronté. Certaines stations ont aménagé un domaine « hors-piste » balisé, surveillé mais non damé.
Les nouvelles glisses
Le snowboard
On distingue deux différences principales par rapport au ski : les pieds sont l'un derrière l'autre, en position oblique sur une même planche, et on n'utilise pas les bâtons. Les neiges souples tolèrent mieux les erreurs.
Le ski nouvelle manière
Le ski nouvelle manière
- Les skis paraboliques : dits aussi de carving. Ils ont
quasiment désormais remplacé les skis traditionnels. La différence ? Ceux là
ont une grosse tête (des spatules surdimensionnées) et une taille de guêpe.
Une forme qui permet des virages coupés, c’est à dire rapides et très serrés
donc des sensations autres qu’avec des skis traditionnels, proches de celles
du snowboard en fait.
- Le snowblade : ces miniskis (de 60 à 90 cm de long) sont, pour
schématiser, au ski ce que le roller est au patin à roulettes d’antan. Facile
d’apprentissage (on se débrouille après une heure de cours), le snowblade se
pratique sans bâton comme le snowboard, sur piste (amples courbes) ou dans un
snowpark (figures sur les modules ou dans un half-pipe) .
- Le télémark : nouvelle glisse ? Eh oui, le grand ancêtre, oublié
dans les musées, s’offre un retentissant come-back. Style d’une vraie élégance
mais pratique d’une grande technicité : on négocie les virages, en pliant fortement
les genoux (l’arrière de la chaussure n’est pas fixé) pour placer le ski aval
très en avant du ski amont. Comptez quand même de longues heures d’entraînement
avant de réussir un loom (cercle parfait). Le télémark se pratique sur piste
comme en free-ride.
- Le skwal : hybride du surf et de l’éphémère monoski, inventé
à Val Cenis, en Maurienne (pour une fois pas par les Américains, tiens !). La
planche (longue d’1,70 m) est plus étroite que celle d’un snowboard et le skwaleur
descend face à la pente.
- Le kilomètre lancé : sur une piste toute droite et bien raide.
Pour les amateurs de sensations fortes (même si l’amateur ne passera pas les
200 km/h souvent franchis par les cadors de la discipline). À essayer une fois,
sur une piste spécialement aménagée (on vous prête casque et/ou skis) comme
aux Arcs ou à La Plagne.
- Le ski joëring : ou ski attelé. Très populaire dans les pays nordiques, cette discipline (un cheval tire sur le plat un skieur qui le dirige à l'aide d'une longue rêne) apparue dans les Alpes dès le début du siècle avait quasiment disparu. Si les premières courses ont eu lieu à Saint-Moritz en 1906, on peut désormais à nouveau s'y essayer dans plusieurs stations.
- Le kite-surf : ou kite-ski. La dernière née des nouvelles glisses.
On glisse tracté par un gigantesque cerf-volant.
Les autres sports d’hiver
- La raquette : ou le grand retour de la grande ancêtre ! Longtemps méconnue dans les Alpes, la raquette est l'activité qui connaît le plus fort développement depuis les années 1990.
- Le patin à glace : un grand classique, pas nécessairement alpin d'ailleurs. Pour l'anecdote, le patinage artistique a longtemps été le seul sport venu du froid à figurer au programme des J.O. d'été.
- La luge : le plus démocratique des sports d'hiver.
- Le bobsleigh : les indiens Micmacs glissaient sur un engin de bois recourbé à l'avant, appelé tobaakun. Importé en Europe, doté d'un volant, de freins, d'un carénage aujourd'hui digne d'une Formule 1, le tobaakun, devenu bobsleigh, est un des plus spectaculaires sport d'hiver. Véritablement impressionnant (on dégringole dans ce couloir de glace à plus de 80 km/h) mais sans danger : ce bob-là (appelé bob-raft) est guidé automatiquement et freine tout seul !
- Le curling : une vraie curiosité inventée (enfin, ils s'en vantent) par les Écossais au XVIe siècle sur les lacs gelés de Calédonie. Une sorte de pétanque sur glace (même si les pratiquants préfèrent rapprocher cette discipline du billard).
- Traîneaux à chiens : ramenés des solitudes nordiques par Paul-Émile Victor dans le Haut-Jura, les traîneaux à chiens ont aujourd'hui colonisé tous les massifs. Autre discipline : le ski-pulka, qui se pratique avec un seul chien et un petit traîneur manœuvré par un fondeur.
À quels professionnels s'adresser ?
- Les moniteurs nationaux : ils donnent les cours de
ski sur les pistes et peuvent également accompagner leurs élèves en
hors-piste ou en randonnée. En revanche, l'accès au domaine glaciaire
et aux lieux nécessitant du matériel d'alpinisme leur est interdit,
ainsi que les raids avec nuit en refuge. Leur travail est d'enseigner
le ski. Dans les stations, s'adresser aux moniteurs de l'École de ski
français (ESF).
- Les guides de haute montagne : leur
rôle est de nous accompagner en montagne, quelle que soit la
difficulté. Ils peuvent aller partout à skis ou à pied. La plupart des
guides sont également moniteurs de ski et, à fortiori, accompagnateurs
de moyenne montagne. Ils sont de plus en plus souvent appelés « guides
de montagne ».
- Les accompagnateurs en moyenne montagne :
ils vous feront une véritable visite guidée de la montagne (faune,
flore, habitat). Ils n'ont le droit ni de fouler le terrain glaciaire
ni d'utiliser du matériel d'alpinisme.
- Les pisteurs : les
saint-bernard des pistes. Ils surveillent, mine de rien, tout ce qui se
passe. Ils ferment les pistes, assurent la sécurité, préviennent des
risques d'avalanche, conseillent les skieurs.