Il n’y a aucun risque sanitaire majeur en Alaska. D’une manière générale, les services de soin américains sont excellents, mais ils sont hors de prix. Pas de consultation médicale à moins de 100 $. Et pour les médicaments, multipliez au moins par deux les prix français... D'où l'importance de souscrire, avant le départ, une assurance voyage intégrale avec assistance-rapatriement.
Au quotidien, attendez-vous à de grandes variations de températures. Privilégiez de nombreuses couches de vêtements (faciles à « éplucher ») et un bon vêtement imperméable plutôt qu’une unique doudoune qui risquerait de se mouiller. En randonnée, cela vous permettra d’éviter plus facilement l’hypothermie si vous vous faites surprendre par une tempête. Si vous partez plusieurs jours, il vous faudra traiter l’eau, soit en la faisant bouillir, soit en utilisant des pastilles d’hydroclorazone, par exemple.
Pensez aussi à prendre de la crème solaire : l’air n’est peut-être pas très chaud, mais les UV sont puissants, surtout avec les reflets sur la neige ou la glace. Des lunettes noires (de glacier) peuvent être utiles. Pour les petits bobos, vous trouverez tout ce dont vous aurez besoin dans les pharmacies des supermarchés. Par contre, même si les moustiques pullulent en été, nous déconseillons les traitements chimiques, mauvais pour vous comme pour l’environnement, au profit de manches longues et de filets de tête - pas très esthétiques, certes, mais tout à fait efficaces.
Le numéro à tout faire est le 911 (gratuit depuis n’importe quel téléphone public). L’opérateur (-trice) vous enverra le service adéquat : pompiers, urgences médicales ou police. Évidemment, dans le bush, tout se complique, car le premier hôpital est parfois bien loin.
L’Alaska est une destination sûre pour les voyageurs, avec un taux de criminalité faible. Les principaux problèmes rencontrés sont liés à l’abus d’alcool le week-end dans certains bars des grands centres-villes.
Les ours présentent le plus grand risque. Pourvus d’un très bon odorat,
ils sont attirés par tout ce qui sent bon, de la barre de céréales
glissée dans une poche au tube de dentifrice gisant au fond d’un
sac. Par principe, l’ours fuit l’homme, mais s’il ne le sent
et ne le voit pas, il peut déchirer une toile de tente d’un coup
de patte pour voir ce qui s'y trouve...
En cas de rencontre fortuite, éloignez-vous du chemin de l’ours,
cela suffit généralement. S’il se montre inquisiteur, levez
les bras au-dessus de la tête (pour paraître plus grand) et parlez-lui
pour qu’il reconnaisse en vous l’humain qu’il cherche généralement
à éviter (il a très mauvaise vue).
Les attaques sont rares
et souvent provoquées par une observation trop rapprochée ou un
comportement jugé agressif. Et même là, il s’agit
souvent de bluff, histoire de forcer l’intrus à s’éloigner.
Dans ce cas, ne tournez pas le dos à l’ours, reculez en le regardant,
éventuellement en jetant votre sac dans sa direction pour détourner
son attention.
Il convient donc, en randonnée, de cuisiner à distance de la tente (30-50 m) et de placer nourriture et affaires de toilette dans un sac accroché à une branche d’arbre assez distante du tronc, à 3 m du sol au moins. S’il n’y a pas d’arbre, enveloppez tout ce qui doit l’être dans des sacs hermétiques, et cachez-les sous un tas de pierres. Certains se munissent de sifflets ou de clochettes pour prévenir les plantigrades de leur passage dans la journée.
Ne vous approchez pas des orignaux. Une mère orignal peut tuer un homme d’un coup de tête s’il se glisse entre elle et son petit.
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