Routard.com, guides de voyage en ligne

Santé et sécurité Pérou

Santé

L'hygiène

On s'y attend : sous-développement rime avec manque d'hygiène. Les précautions universelles doivent être respectées : pas de boissons non contrôlées (sauf bouillies : thé, café) et en cas de doute, désinfection par Micropur®DCCNa ou par filtration microbienne type Katadyn® ; pas de glaçons non plus (sauf dans les restos ou cafés chic) ; éviter les crudités dans les petits restos pas chers, le lait et ses dérivés non industriels, les viandes peu cuites ou servies non fumantes, etc. Dans certains pays d'Amérique du Sud sévissent périodiquement des épidémies de choléra. En pratique, le touriste, fût-il routard, a très peu de risques d'attraper le choléra s'il respecte les précautions alimentaires de base.

En cas de diarrhée

- Si coexiste une fièvre ou s'il y a émission de glaires, de pus ou de sang : consulter en urgence un médecin.
- Si ce sont les grandes eaux (nous disons bien de l'eau, c'est-à-dire incolore) et que cela dure plus de 24h et sans fièvre, il faut à priori penser qu'il s'agit d'un choléra : prendre le premier avion pour un pays sérieusement médicalisé.
- Pour le reste, il ne s'agira que d'une simple turista, ce qui est heureusement le cas le plus fréquent. Le traitement aujourd'hui admis par tous les spécialistes est alors un antibiotique et un ralentisseur du transit intestinal.

Le mal aigu des montagnes (soroche)

C'est le problème qui peut arriver le plus vite. Il est provoqué par l'élévation trop rapide du niveau d'altitude, l'organisme n'ayant pas eu le temps de s'adapter. Il y a toutes les formes de gravités possibles : depuis le simple mal de tête ou la gêne respiratoire (sensation de manque d'air) jusqu'à l'œdème pulmonaire aigu, qui peut être mortel.
La solution la plus simple pour faire cesser ces troubles est de descendre à une altitude inférieure le plus rapidement possible. Sinon, se rendre au plus vite dans une clinique et faire quelques séances d'oxygène.
Des médications locales sont disponibles, mais il n'existe aucune information objective à leur sujet. Au Pérou et en Bolivie : la feuille de coca ou comment retrouver les plaisirs ancestraux de la chique. Vous pouvez la mastiquer ou la boire en infusion, le mate de coca. Avant un trajet de bus, nous vous recommandons aussi d'acheter des bonbons au citron dans les stations d'autocars.
Les premiers jours, il convient de laisser l'organisme s'adapter aux conditions d'altitude et donc de ne pas le fatiguer ; ne montez que progressivement : ce n'est qu'au bout de cinq jours au minimum que vous pourrez envisager un circuit vers les sommets. Ne mangez pas trop, préférez les nourritures pauvres en graisse ; proscrire toute boisson alcoolisée ; ne pas fumer ; pas de « calmants » ni de somnifères. Pour les maux de tête légers, ne prendre que du paracétamol.
Enfin, en plus de l'altitude, l'air sec et frais expose aux problèmes ORL : angines, sinusites, otites sont fréquentes ; prévoir ce qu'il faut avant de partir même si, dans les grandes villes, on trouve facilement un médecin et que les pharmacies sont nombreuses (et souvent ouvertes tard le soir).

Le paludisme

Il est effectivement présent au Pérou et en Bolivie, mais il n'y a pas de risque de transmission au-dessus de 1 800 m, ni dans les grandes villes ni pendant la journée. En revanche, si vous descendez en Amazonie, la prévention devient impérative :
- dès le coucher du soleil, porter des vêtements recouvrant le maximum de surface corporelle. Sur les parties découvertes, utiliser des répulsifs antimoustiques efficaces type Insect Écran. Pour la forêt amazonienne, imprégnation des vêtements conseillée (Insect Écran Trempage) ;
- vous pouvez acheter dans les pays traversés des serpentins antimoustiques. N'oubliez pas de vous munir d'une petite boîte en fer pour les protéger pendant votre périple. Attention : il ne faut jamais mettre de serpentins dans une pièce fermée, et encore moins dans la chambre dans laquelle on va passer la nuit ;
- dormir sous moustiquaire : la plupart des hôtels situés dans les zones à risque, même bon marché, en sont pourvus ; mais bien souvent, vu leur état, mieux vaut se munir d'un stock d'épingles à nourrice ou de pinces à linge pour reboucher les trous. La meilleure solution reste donc les moustiquaires pré-imprégnées d'insecticide. Elles peuvent être achetées en pharmacie ou par correspondance.

- Médicaments antipaludiques préventifs : pour le versant amazonien seulement. Aujourd'hui on recommande en première intention la Malarone®. Seul inconvénient : son prix élevé. À défaut, prendre le Lariam® (qui fait mauvais ménage avec l'altitude et aux nombreux effets secondaires) ou la Doxycycline® (qui fait mauvais ménage avec le soleil).

Les autres maladies tropicales

Les personnes qui se rendent en Amazonie profonde doivent savoir que des maladies telles que la leishmaniose, la maladie de Chagas, la fièvre jaune sont transmises par les innombrables bestioles qui pullulent. Toute expédition sérieuse doit prendre en compte l'existence de ces maladies, dont le traitement, quand il existe, est très coûteux et imparfait.

Vaccinations

Le vaccin contre la fièvre jaune est conseillé, pour la selva amazonienne : à faire plus de 10 jours avant l'arrivée, dans un centre agréé.
Il est recommandé de ne partir qu'en étant à jour pour les vaccins universels, contre : diphtérie, tétanos, polio, coqueluche, hépatite B. Le vaccin contre l'hépatite A est recommandé pour toutes les personnes qui ne sont pas naturellement immunisées (prise de sang éventuelle, surtout chez les voyageurs de plus de 65 ans). On n'ose plus compter le nombre de lecteurs et amis qui en ont contracté une sur place. Vaccin contre la typhoïde pour les séjours prolongés.
Ne faire en aucun cas la vaccination contre le choléra (elle n'est d'ailleurs plus commercialisée en France).
Consulter la liste des centres de vaccinations en France.

Dangers ou enquiquinements

Les régions déconseillées aux étrangers pour des questions de terrorisme et de trafic de drogue sont très peu nombreuses : Tantamayo et la vallée de Monzón, ainsi que certaines zones nord de la forêt amazonienne, et le Alto Huallaga, principale région du trafic de cocaïne. N'essayez pas de passer outre, c'est assez dangereux.
Le ministère des Affaires étrangères déconseille aux plus aventureux de se rendre dans des régions qui servent de base à certains groupes armés de la mouvance du Sentier lumineux.

Malgré tout, la sécurité au Pérou s'est nettement améliorée. Ne restent que les narcotrafiquants qui, parfois, se réclament encore du Sentier Lumineux. La police, plutôt active, se montre serviable et rassurante avec les touristes. Et la loi est du côté des touristes puisqu'elle punit plus sévèrement une attaque contre un touriste que contre un Péruvien.

Le problème du vol

- Pas de richesse ostensible, pas de grosses montres, colliers et bracelets rutilants.
- Ne pas mettre tout son argent au même endroit.
- Ne jamais laisser ses affaires seules dans un restaurant, un train, un bus lors des arrêts, et même, semble-t-il, dans l'avion.
- Reste le coup de la crème à raser, du dentifrice ou de tout autre produit gluant ou malodorant (style moutarde). La technique du voleur consiste à jeter sur le sac à dos, le sac à main ou l'épaule de la victime de la crème à raser ou de la moutarde pour l'amener à se débarrasser du sac pour le nettoyer et mieux le saisir au vol lorsqu'il aura été déposé. Donc NE JAMAIS POSER UN SAC PAR TERRE SOUS AUCUN PRÉTEXTE. Restez calme, malgré votre dos ou votre sac barbouillé, et ne réagissez pas comme les voleurs le prévoient.
- Une petite remarque : la police touristique cherche parfois à faire baisser les statistiques de vol dans leur ville et essaie d'intimider les touristes (surtout les femmes) qui se présentent pour porter plainte. Ce n'est pas vrai partout mais un routard prévenu en vaut deux et l'on vous conseille d'éviter de vous rendre seul à la police.
- N'acceptez jamais ni nourriture ni boissons proposées par des inconnus. Parfois elles sont bourrées de somnifères puissants qui vous assomment pour de longues heures, le temps de vous faire dépouiller et de vous retrouver nu sur le bas-côté !



On en parle sur le forum Pérou

SUJET par dernier
 En sécurité à Ayacucho? (1 réponse)Pierrre25/11/2009
 mal de montagnes (31 réponses)sylvie196625/11/2009
 Partir seul au pérou (11 réponses)Altar5909/11/2009
 Vaccination Sud Perou (6 réponses)jules et jules27/10/2009
 Grippe A au Pérou/Bolivie (1 réponse)Lylette16/09/2009
 Cannabis au Pérou (1 réponse)jambon42002/09/2009
 Insécurité dans la région de mancora: lobitos, El alto. (3 réponses)romain-8324/08/2009
 moustiques au Machu Picchu (5 réponses)fanfan3814/08/2009
 mal des montagnes au Pérouyetideville12/08/2009
 lima-cuzco en avion mal des montagne? (6 réponses)sabou26/07/2009
 medicaments (1 réponse)cloperou20/07/2009
 Vaccin fièvre jaune obligatoire pour le Pérou (10 réponses)GC0608/07/2009
 virus A/H1N1 (3 réponses)cat1626/06/2009
 dangers sur sites touristiques (Cusco - Puno) (6 réponses)kiki-vert16/06/2009
 Peut on prendre du Maté de coca en étant enceinte (1mois) ? (9 réponses)sireaud05/06/2009
 Vaccination (3 réponses)Anne C30/05/2009
 Assurance voyage (4 réponses)Cococinelle27/05/2009
 recommendations pour un voyage au Pérou (5 réponses)reymlaeti16/05/2009
 sécurité au Pérou (24 réponses)carine1809/05/2009
 traitement anti palu! (8 réponses)iria4409/05/2009
Accéder au forum Pérou


 

© 2009 Cyberterre / Hachette tourisme. Le contenu de ce site ne peut être reproduit sans autorisation écrite.
Accès rapide : Contact, Plan du site, Avis hôtel, Maroc, Turquie, Grèce, Egypte, Tunisie, Marrakech, Lisbonne, Italie, Portugal, Paris, Espagne, Chine, Thaïlande, Canada
Crète, Etats-unis, Barcelone, République Dominicaine, Sénégal, Cuba,Vietnam, Mexique, Madagascar, Berlin, Toulouse, Venise, New York, Japon, Paris, Budapest
Bretagne, Corse, Amsterdam, Bruxelles, Madrid, Vienne, Québec, Ile Maurice, Réunion, Normandie, Australie, Seychelles, Lyon, Nice, Marseille, Croatie