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Traditions Pérou

Fêtes et jours fériés

La fête, la vraie, celle qui entretient des rapports étroits avec le sacré, est le moment où l’Indien tente d’échapper quelques jours durant à sa vie et à son destin... Le calendrier des fêtes est particulièrement étoffé. En effet, l’Église a cherché à faire coïncider ses fêtes religieuses avec les foires locales et le calendrier inca, lui-même lié au cycle annuel du soleil.

- Du 1er à mi-janvier : fête des rois de Piura.
- Du 2 au 9 février : semaine de la Vierge de la Candelaría à Puno.
- Les dimanches de février : fêtes à Jauja et à Iquitos.
- Février ou mars (fête mobile) : Carnaval à Ayacucho.
- Du 8 au 15 mars : fêtes des Vendanges à Ica.
- Du 15 au 22 avril (fête mobile) : semaine sainte à Ayacucho, Arequipa, Tacna et Lima. Vraiment fabuleux à Ayacucho.
- Du 23 au 30 avril : fête d’Ayacucho.
- Le 24 juin : fête du Soleil de Cuzco (l’Inti Raymi) et d’Ayacucho. Tous les hôtels de la région sont complets.
- Le 28 juin : fête de Saint-Pierre célébrée sur l’Altiplano péruvien.
- Fin juin ou début juillet : fête de l’andinisme à Huaraz. Plein de petits limenos. Réserver avant de vous déplacer. Tout le callejon de Huaylas affiche complet !
- Les 28 et 29 juillet : fête nationale, à Lima notamment. Attention, tout est fermé ! On vous déconseille de vous déplacer vers Huaráz ou Ayacucho, voire vers Cuzco, sans réservation : vous risquez de dormir dans la campagne avec les lamas !
- Du 4 au 8 août : à Motupe (80 km de Chiclayo), pèlerinage de la Cruz del Chalpon en commémoration de la découverte miraculeuse d’une croix en 1868.
- 3e semaine d’août : fête de Huanuco. Surtout le 14 : les negritos.
- Le 15 août : fête de Cerro Azul.
- Du 15 au 22 août : fête d’Arequipa.
- Du 26 au 29 août : fête de Tacna.
- Le 30 août : fête de Santa Rosa de Lima. Tout est fermé. Également fête de Santa Ana à Ayacucho.
- Du 23 au 30 septembre : fête du Printemps à Trujillo.
- En octobre : commémoration du Seigneur des miracles à Lima. Procession religieuse.
- Le 5 novembre : fête de Puno.
- Le 25 décembre : Noël. Tout est fermé.

Savoir-vivre et coutumes

La médecine, la magie, la Pachamama

Elles sont étroitement imbriquées et mêlent nourritures spirituelles et terrestres. La religion catholique s'est facilement superposée aux schémas existants, et elle inclut souvent des pratiques ancestrales !
On fait plus facilement appel dans les campagnes au curandero, le guérisseur, qu'au médecin. De fait, depuis les Incas, l'élite des curanderos se trouve au village de Charazani en Bolivie. Les kallawayas sont les médecins itinérants des Andes. Leur pharmacopée a été étudiée par des médecins français. Nombre de remèdes efficaces seront tirés de cette science vieille de plusieurs siècles.
La religion animiste des Andes régit la vie de tous les jours ; lorsqu'on passe un col, il faut poser sa pierre blanche sur le petit tas déjà accumulé. C'est un signe de respect envers l'Achachila, le dieu millénaire personnifié en montagne. On honore les esprits qui résident dans les lieux élevés. Le jour des morts, on sert des repas aux défunts.
La richesse ne vient pas seule, il faut l'attirer sur un lutin bossu, l'ekekó, le demi-dieu aymara de l'abondance, alter ego andin de Mercure, qui a son jour de fête le 24 janvier lors de la célébration des Alasitas à La Paz. Ainsi, toutes sortes de représentations miniatures de ce que l'on convoite - enfants, nourriture, véhicules, argent - sont bénies par l'évêque de La Paz... On accroche ce mémorandum aux dieux païens dans la maison après l'avoir fait bénir par le curé et par le sorcier (ce syncrétisme apparaît sur les chemins de croix, par exemple à Copacabana en Bolivie, et sur les marchés, particulièrement au mercado de las Brujas - marché des Sorciers -, calles Linares et Sagárnaga à La Paz). La croyance aux lutins du genre du duende (d'origine post-hispanique) reste encore très vivace dans la population andine.

La musique et la danse

Elles conservent leurs caractéristiques anciennes. La mélodie qu'on chante en forçant sa voix à l'octave supérieure, c'est le huayno, qui utilise la gamme précolombienne même si aux tambours (cajas et tinyas) et percussions, sifflets et ocarinas, flûtes de Pan (antaras) et flûtes droites (kenas), on a ajouté des instruments à cordes, guitare et violon. La mélodie nous paraît triste, mais les paroles ne le sont pas, poèmes romantiques ou insinuations sexuelles populaires en quechua.
Le folklore n'a pas encore été détrôné par la musique américaine ; allez le découvrir dans une peña, où les couples des classes moyenne et supérieure vont danser la valse créole et la marinera.
Les Indiens n'ont pas besoin de fréquenter les peñas. Alternativement, ils célèbrent entre eux toutes sortes de fêtes. Pendant plusieurs jours, l'alcool arrose les danses d'origine rituelle (on y mime l'accouplement, la chasse), rythmées par des orchestres amateurs. Une mention spéciale pour la célèbre diablada d'Oruro qui évoque la lutte entre le bien et le mal.
D'origine moins ancienne, on entend aussi beaucoup de tangos argentins et les tintamarres de cuivres de la musique mexicaine au romantisme morbide.
Il existe également une importante tradition de musique afro-péruvienne, mêlant habilement rythmes africains et musique andine, dont Susana Baca est la plus célèbre représentante.
Malheureusement, ce que l'on entend de plus en plus dans les lieux touristiques, ce sont les Beatles et Simon & Garfunkel revisité façon flûtes de Pan.





 

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