- Population : 13 600 000 habitants.
- Superficie : 283 560 km².
- Densité : 49 hab/km².
- Capitale : Quito (1,8 million d’habitants). Guayaquil reste
la plus grande ville avec près de 2,6 millions d'habitants.
- Langues : espagnol (langue officielle) : 93 %, quechua : 6 %, shuar et autres : 1%. Mais beaucoup d’indiens sont bilingues espagnol-quechua.
- Composition ethnique : métis : 60 % ; Indigènes (Amérindiens) : 30 % ; Blancs : 7 % ; Noirs : 3 %.
- Monnaie : le dollar américain (qui a remplacé le sucre en septembre 2000).
- Régime : république, régime présidentiel.
- Religion : catholique (94 %) ; protestante (6 %).
- Chef de l'État : Rafael Correa (Allianza Pais, gauche ; depuis novembre 2006, réélu au 1er tour en 2009).
- PIB/hab. : 3 265 US$.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : la vieille ville de Quito ; le centre historique de Santa Ana de los Ríos de Cuenca à Cuenca ; le parc national Sangay ; les îles Galápagos.
Économie
Comme chez ses voisins, le développement économique en Équateur s'est profilé à travers une succession de « booms » de différents produits : le cacao d'abord (début XXe s), le panama (en 1944), puis la banane (années 1950), le pétrole (années 1970), la crevette (en 1990). Et, avec l'envolée du prix du baril, un nouveau boom pétrolier est fort probable. D'abord créateurs d'emploi, ces booms s'achèvent par des catastrophes financières et sociales quand les prix s'effondrent sur le marché mondial.
Une grave crise économique a secoué l'Équateur en 1999, avec faillite d'une grande partie du système bancaire. La dollarisation a redonné au pays une certaine stabilité, mais a fait chuter sa compétitivité et appauvri la classe moyenne.
À peine « relevé », le pays a subi de plein fouet la crise économique de 2008-2009, associée à la « chute » des cours du brut. Après plusieurs années de croissance positive, l'économie équatorienne s'est rétractée de 1 % en 2009.
Le pays souffre d'une trop grande dépendance économique vis-à-vis des États-Unis (près de 50 % des exportations équatoriennes vont aux USA !). La corruption généralisée provoque un dysfonctionnement global des secteurs.
L'industrialisation est à peine balbutiante.
L'émigration des Équatoriens, déjà importante auparavant, ainsi que la fuite des cerveaux se sont encore accrues suite à la dollarisation.
L'Équateur est un pays de moins en moins agraire, avec un nombre d'agriculteurs représentant seulement 8 % de la population.
Le pétrole a pris le pas sur l'or vert dans les espoirs nationaux. Il est devenu l'un des principaux produits d'exportation du pays.
Le tourisme est devenu la 4e activité génératrice de devises pour l'économie équatorienne.
Les salaires restent parmi les plus bas d'Amérique du Sud et malgré le ralentissement de l'inflation (autour de 3 %), et près de 35 % de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté.