Géographie
L'Équateur est l'un des plus petits pays d'Amérique du Sud, avec une superficie de 256 370 km2. Il a perdu une grande partie de ses territoires amazoniens (la moitié de son ancienne superficie) annexés par la force en 1941 par son voisin péruvien…
Petit, donc, mais incroyablement riche en diversité ! C’est son grand avantage touristique puisque le routard y passe rapidement de la montagne à la mer ou à la jungle.
Quatre zones peuvent être différenciées.
- La côte, ce n’est pas la Costa Brava ! La plupart du littoral a conservé son aspect sauvage. La saison des pluies s'étend de décembre à août, mais la baignade reste agréable. En juillet-août, les nuages ou la garúa (brouillard humide) sont souvent présents. On y trouve de belles plages, la température y est agréable et l’ambiance chaleureuse. Cette bande de terre, constituée de collines et de plaines, est arrosée par les ríos Guayas, Esmeraldas et Santiago.
- La sierra, dont les plateaux se situent entre 2 000 et 3 800 m. La saison des pluies est comprise entre novembre et mai, mais il y a une forte nébulosité toute l'année. On passe ainsi de paysages doucement vallonnés, frais et lumineux, à des landes roussâtres ravagées par les vents, et à des terrasses abruptes, cultivées comme des jardins.
La plupart des villes importantes se trouvent le long de cette avenue fertile. Sur plus de 600 km de Cuenca à Ibarra, on rencontre une trentaine de volcans dont 8 à plus de 5 000 m d'altitude. Le Chimborazo, point culminant du pays, atteint 6 310 m.
Il a longtemps été considéré comme le sommet le plus élevé d'Amérique (ce qui, bien sûr, n'était pas le cas) ; mais il est le point le plus éloigné du centre de la planète. Autre curiosité : le Cotopaxi, volcan en activité le plus haut du monde (5 897 m).
Les Indiens de la Sierra possèdent quelques terres en altitude, juste de quoi survivre en vendant leur maigre récolte sur les marchés de la région.
Plus haut encore, une zone appelé paramo, constituée de prairies humides peuplées de moutons ou de lamas. Enfin le chaparro, dont la végétation arbustive conduit aux neiges éternelles.
- L'Oriente qui, par rapport au reste de l'Amazonie, a l'avantage d'être facilement accessible par la route. On y trouve un climat chaud et humide avec des pluies abondantes toute l’année, sauf entre décembre et février, saison la plus sèche.
La forêt recouvre encore, et ce malgré une impitoyable déforestation, près de la moitié du pays. Entre les volcans et l’Amazonie profonde on traverse un piémont tempéré : les villes de Puyo et Tena jouissent d’un climat sain et agréable. Puis on passe dans la plaine alluviale, une région plate (250 à 300 m de moyenne) sillonnée par les multiples affluents du fleuve Amazone, parmi lesquels le río Napo (plus de 1000 km de long) ou le río Pastaza.
- Les Galápagos : fameux archipel, propriété de l'Équateur malgré son éloignement (1 000 km des côtes). Îles volcaniques à la végétation diversifiée.
Climat
De type tropical, mais modéré par la présence de la cordillère des Andes. La côte est ensoleillée, les collines sont verdoyantes ou pleines d'aloès, les plaines humides et les sommets couverts de neiges éternelles... Mais pas d'illusions : on a beau être sous l'équateur (si, si !), le climat est relativement frais dans les villes d'altitude, à savoir dans tout le centre du pays.
Vous n'aurez chaud que sur la côte et dans l'Oriente. Quoique... il peut faire frisquet en forêt, la nuit et pendant les trajets en pirogue... surtout s'il pleut (et comme il pleut tous les jours...). Un autre mythe s'effondre : il ne fait pas toujours très chaud aux Galápagos, à cause du courant antarctique, le Humboldt ! Les Équatoriens sont habitués à ce climat imprévisible : ils disent qu'ici on expérimente les quatre saisons en l'espace d'une journée.
On distingue deux grandes saisons qui varient selon les régions et l'altitude.
- La saison des pluies (época de las lluvias) : de décembre à mai dans la Sierra, de janvier à avril sur la côte. Les pluies sont alors quotidiennes, généralement en fin d'après-midi. Enfin, ça, c'est la théorie, parce qu'avec les changements climatiques de ces dernières années, les cycles semblent moins prévisibles qu'avant. En Amazonie, pluies tout au long de l'année, mais précipitations plus élevées d'avril à juin.
- La saison sèche : quand ce n'est pas la saison des pluies (voir ci-dessus)... En gros, de juin à novembre dans la Sierra et de mai à décembre sur la côte.