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Réponse à Combe.
Bonjour,
Je pense que lorsque l'on naît dans un tel pays et que l'on y a reçu durant 17 années une éducation nous incitant à tenter de comprendre la culture, les traditions, la langue et la religion...sur la base du respect de l'autre : que l'on s'y est senti chez soi et non point considéré comme un étranger ...alors oui on aime ce pays là.
Nombreux sont les Français et Européens qui, comme je le fais, reviennent sur cette terre sur laquelle ils ont partagé la même eau, les mêmes fruits de la terre quelques pouvaient être leur couleur de peau et leurs origines.
Il est vrai que dans mes écrits chacun pourrait y discerner une forme de « partisianisme », je vous l'accorde, mais c'est pour moi une manière de compenser ainsi les mauvais procès, les images tronquées sur un pays et sur ses populations que je vois défiler dans certains écrits.
Bien heureusement, la quasi-totalité des personnes qui y ont effectué un premier voyage au Maroc y reviennent ensuite. Ceci confirme bien qu’il y a quelque chose de magique dans ce pays où se mêlent subtilement les "parfums" berbères, arabes et orientaux.
Pour ce qui concerne la pauvreté il convient, à mon sens, de la relativiser. C'est un sujet bien difficile car où commence la pauvreté ? Le seuil de pauvreté varie d'une étude à l'autre et d'un pays à l'autre. Ce qui est pauvreté ici peut être situation acceptable ailleurs !!!
Durant presque trente années j’ai eu le privilège d’effectuer des séjours dans une douzaine de pays d’Afrique. De la Mauritanie en passant par le Sénégal, le Togo, le Niger, le Tchad …. jusqu’à Djibouti avec un détour par la Tanzanie, le Kenya et l’Ethiopie j’y ai croisé la pauvreté mais hélas, trop souvent, la misère qui souffrait de l’ignorance voire du dédain de l’opulence, pas forcément blanche mais bien plus parfois « couleur locale ».
A la différence de cela, s’il y a pauvreté au Maroc (comme partout dans le monde et peut être moins qu’ailleurs en Afrique) je n’y ai jamais croisé la misère humaine telle qu’au Tchad dans les années 70/75 ou en Ethiopie 80/95.
Ce qu’il faut savoir c’est que j’ai constaté que, bien plus qu’ailleurs, il existe au Maroc une solidarité qui n'est pas un vain mot et qui fait partie intégrante d’une culture locale dans laquelle se retrouvent traditions culturelles et religion musulmane ; une forme d’héritage…consistant à aider les plus pauvres.
On ne meurt pas de faim ni d’indifférence au Maroc car il se trouvera toujours quelqu’un pour vous tendre la main.
Cordialement.
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