Posté par José le mercredi 17 janvier 2007 à 17:17 dans Actualité
Cela semble sérieux ...
Un retour aux affaires de Fidel Castro de plus en plus improbable
LA HAVANE (AFP)
Le sombre tableau de la santé de Fidel Castro dressé par des sources médicales citées par le quotidien espagnol El Pais laisse mal augurer d'un quelconque retour au pouvoir du leader cubain, une perspective exclue désormais par la plupart des diplomates à La Havane.
En moins de six mois, le fondateur du régime aurait eu à subir, à 80 ans, trois lourdes opérations chirurgicales et autant d'anesthésies générales, une péritonite, l'ablation du côlon et des complications au niveau de la vésicule biliaire, selon les sources médicales citées mardi par le journal.
Commentant ces informations, un gastro-entérologue parisien, le Dr Gilles Lesur, a estimé que "cette succession de complications graves chez un homme âgé, multi-opéré et probablement dénutri pose à court ou moyen terme la question du pronostic".
"Fondées ou non, ça n'est plus le problème. La seule certitude, c'est qu'il affronte de graves complications et que son retour n'est plus d'actualité, ni à court, ni à moyen terme", a déclaré mardi un diplomate occidental.
"C'est clair, il est désormais impensable que son état lui permette de reprendre un jour les rênes", a déclaré un autre diplomate occidental, sans se prononcer sur le pronostic de Washington, qui évalue en mois sa durée de vie.
Les Cubains eux-mêmes sont maintenant quasi unanimes en privé à considérer que Fidel Castro a d'ores et déjà passé la main à son frère, même s'ils estiment en même temps que ce dernier, qui a promis la "continuité révolutionnaire", continuera à le consulter à son chevet tant que son état le permettra.
Officiellement, il n'y a toujours ni "transition" ni "succession" à Cuba, et Raul Castro, ministre de la Défense, est toujours présenté comme le "numéro deux" du parti communiste et de l'Etat lors de ses rares apparitions.
"Cela fait drôle de ne plus le voir à la télévision à tout moment", s'étonne un quadragénaire, selon qui néanmoins "on s'habitue à tout, même à son absence".
Pour autant, derrière un calme apparent, nombre de Cubains s'inquiètent de ce qui pourrait se passer après sa disparition, redoutant des manifestations face aux grandes difficultés quotidiennes, un exode massif, le retour des exilés de Miami ou même une intervention militaire américaine.
Le 26 janvier, Cuba entrera dans son sixième mois sans avoir revu en public son vieux chef révolutionnaire.
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