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Tes 65 points peuvent être beaucoup plus qu'il n'en faut ... ou pas ; ça dépend de la discipline que tu enseignes. Mais, d'une manière générale, il faut savoir que la démographie galopante en Guyane entraîne beaucoup de créations de classes, et donc conduit le rectorat à accueillir pas mal d'enseignants. C'est plutôt bon signe.
Je comprends ton jugement sur la vie parisienne : je l'ai vécue, moi aussi, et pour l'essentiel, je partage ton avis. Simplement un petit conseil : il ne faut pas venir en Guyane pour des raisons négatives (fuire une région, un établissement, un mal-être, ...) parce que, au fond, la mutation ne résoudra rien. Si tu es naturellement stressée ou déprimée, la latitude tropicale ou équatoriale ne changera rien à l'affaire : tu subiras des embouteillages (Cayenne aux heures de pointe, c'est quelque chose ... même si ça ne vaut pas Fort-de-France !), tu te heurteras à des petits chefs, tu seras à la bourre pour commencer à 7 heures ou 7 h 30 le matin, tu subiras des grèves énervantes (ex : on sort d'une semaine de coupures d'électricité tous les jours aux heures de bureau).
Bref, la Guyane c'est vraiment très intéressant, y'a vraiment des choses à voir, et on peut y enseigner dans des conditions souvent bien meilleures qu'en métropole ... Mais, en soi, ça n'est pas suffisant pour guérir un mal-être (si mal-être il y a... ).
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