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de qui se moque t'on c'est une question que je pose à l'ensemble des tours opérator qui vendent madagascar.
Rien à dire le bouche à oreille est en train de couler cette destination.
voici l'article d'un malgache qui résume la situation.
HUMEUR
TOURISME AMATEUR
Edition du 20.08.2003
Bien entendu, par rapport à la saison 2002, les responsables peuvent, dans une certaine mesure, se pavannaient car il est clair que la situation ne peut être pire que l'an dernier. Ceci étant, les résultats probables de cette année n'autorisent aucun triomphe. Car tout est absolument à revoir et de fond en comble de surcroît. Seule la semaine comprenant le 15 août a été quelque peu positif pour les professionnels du touristes qui ont attendu en vain des clients auparavant et qui ne se font plus guère d'illusions sur les semaines à venir.
Les responsables vont bien entendu chercher des responsables ailleurs. Parmi eux, ceux qui véhiculent une image peu reluisante du pays à l'extérieur. Pourtant cette année, il n'y a eu ni peste ni choléra à Madagascar. On pensait à plus ou moins juste titre que ces fléaux freinaient l'arrivée massive des touristes. D'autant que les opérations de charme effectuées à travers les différents salons internationaux du tourisme ont, d'après les responsables, des résultats positifs avec la venue massive de tourisme. En fait ce sont les délégations officielles qui arpentent ces salons.
Mais il y a autre chose, plutôt de nombreux facteurs qui entrent en ligne de compte. Dans le collimateur des professionnels figurent en premier les compagnies de transport aériens avec leurs tarifs prohibitifs et leur qualité de service déplorable dont rendent compte régulièrrement des passagers. Bien que cet aspect soit important, en faire le seul et unique frein serait trop facile. Car les problèmes sont ailleurs. A ne croire les quelques touristes interrogés après un séjour à Madagascar, dans des lieux touristiques réputés, les prestations hôtelières sont déplorables avec un manque de profesionnalisme flagrant. Le touriste n'est guère roi et dans de nombreux établissements, son impression est qu'il perturbe la nonchalance et la quiétude du personnel. L'accueil est désinvolte alors que les prix sont excessivement élevés. A un point tel que le sentiment de se faire arnaquer domine et ni le soleil, ni la mer ne parviennent à l'effacer.
Car les touristes ne dépensent pas toujours sans compter et des comparaisons avec d'autres pays à grande vocation touristique s'imposent. Toujours au détriment de la destination Madagascar où l'amateurisme est la règle. En effet, n'importe quel quidam peut s'improviser hôtelier, restaurateur ou transporteur. Les établissement fleurissent ainsi sans aucune norme. Tant que pouvoirs publics ne manifestent aucune volonté réelle d'y remédier, le cap de 200.000 touristes annoncé depuis belle lurette est impossible à atteindres.
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