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Les 2 h00 que j'avais à attendre à Casa passèrent très rapidement. Assis à côté d'un viel homme qui attendait un ami qui arrivait à 17h00, l'observation et l'attente est ici un sport national, je patinentais tranquillement quand un petit malhabar vint s'asseoir à coté de lui. Il commenca à me parler puis à rigoler, si bien qu'au bout d'un moment, me voyant rigoler, il me proposa de m'accompagner boire un verre.
Arriver au bar, un autre ami à lui nous a rejoint.
Au bout de quelques minutes, la situation commenca à devenir tracassante. L'homme qui nous avait rejoint, en veston bege, allure de terroriste, me demande si je peux lui preter 500 DH contre 50 euros qu'il me donnerais plus tard à la station de bus. Bien sur il devait prendre le meme bus que moi.
Gentillement je refusa et lui demanda pourquoi il ne demandait pas à quelqu'un d'autre, dans une banque par exemple.
Il répondit en se vexant très fort qu'il devait acheter des babouches (à 500DH ben voyons). Son collègues le calma un peu et tout en m'injuriant me demanda plus que 100 DH. J'essaya de comprendre pourquoi il faisait ca. Cela les ennervaient encore plus. Nous sommes sorti après une discussion orageuse mêler d'injures pour aller à la gare routière ou je leur changerais 10 euros (bien sur je n'en avais pas la moindre intention, mais il fallait bien sortir de ce traquenard). Dans la rue ils se firent plus insitant et plus menacant. L'homme au veston bège, mettait ses mains dans les poches comme s'il avait une arme. Il fini par dire une phrase qui je crois restera graver dans ma mémoire :
"Tu vas voir, moi, je vais te pourrir ton voyage, tu ne vas pas voyager tranquille, je vais t'attendre à Safi, je vais te ballafrer".
Ce dernier mot résonne encore dans ma tête et me donne le frisson.
Je n'ai plus rien dit, et j'ai avancé en les regardant toujours, comptant sur la foule pour me protéger.
Finalement à l'approche de la gare, ils arrêtèrent de me suivre. Je retourna m'asseoir peu rassurer à coter du petit vieux. Lui parler et écouter sa petite voix tranquille d'ou sortait un mot toutes les 10 secondes me calma.
Finalement, il y eu plus de peur que de mal.
A suivre...
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