|
Tout d'abord, un grand merci à ceux qui me suivent et commence à dialoguer entre eux. Je trouve ca emouvant et cela me pousse à continuer. Surtout que en ce moment il ne fait pas très beau et cela décourage un peu par moment.
Pour votre information, Poloch est un ami de la fac à Pau qui m'a hébergé lors de mon passage à Murcia (il y habite en ce momment), et Ahmed est une rencontre internet que je remercierais chaleureusement sur sa boite email. On ne va pleurer ni s'émouvoir ici, on n'est pas la pour ca.
Passons maintenant à l'objet de cette discussion, après ces quelques petits égarements, qui méritent quand même d'avoir été dit.
Je suis maintenant à Essaouera, sur la cote, bien loin de Rabat et de Meknes.
J'ai quitté Rabat sous la bruine dans un train en direction de Casablanca (il y en a toutes les demies-heure, c'est très pratique et pas cher), laissant derrière moi une agréable branche de ma famille. Des cousins plus ou moins éloignés qui vivent à Rabat depuis 3 ans. Il faudrait l'aide de ma mère, spécialiste généalogie de la famille, pour vous resituez le lien.
Une famille unie par la foi catholique, ce qui peut surprendre dans ce pays à majorité musulmane (les catholiques vivent en sécurité), et un véritable havre de paix ou se mêle les rires d'enfants et les repas traditionnels francais influencés par quelques touches de cuisine marocaine. La maison et son ambiance me rappel la maison de feu mes grands parents de Laval (d'autant que la grand mère des enfants était en visite), que je suis francais et que j'ai une bonne petite famille qui m'attend pour Noel. Il me tarde.
Bon, cela ne fait pas avancer mon histoire. Excuser moi je m'égare un peu mais ca fait du bien.
Je disais donc Casablanca (mon grand père y est né en 1915). La ville qui comptais 20 000 habitants à l'époque de mon grand père n'a plus rien à voir. C'est maintenant une grande métropole de 4 000 000 d'habitants. J'espère ne vexer personne en disant que je n'ai fait qu'y passer.
Je suis arrivé sous la pluie, j'ai directement pris un taxis pour voir la mosquée Hassan II. Je suis arrivée trop tard pour la dernière visite, elle ferme à 13 h00 en période de ramadan, mais j'ai quand même pu voir l'intérieur des portes encore ouvertes à mon arrivée.
Cela valait vraiment le déplacement. Déjà du train je voyais le haut du minaret culminant à plus de 200 m d'altitude. Quand vous êtes au pied, vous en avez le vertige d'essayer de distinguer le haut de la flèche (il faut dire que j'avais mon sac à dos de 20kg sur mon dos).
Ici tout est démesure. L'intérieur peut accueillir 25 000 fidèles selon le guide du routard (non je ne fait pas de pub, mais il faut bien désigner les choses comme elles sont), et je veux bien le croire.
Ceci dit, il pleuvait et cela commencait à m'ennuyer, alors je suis retourner à la gare, routière cette fois-ci pour aller voir à Safi, si les frères de Ahmed existaient bien. J'ai appellé pour prévenir de mon arrivée. J'eu un peu de mal à expliquer à quelle heure j'arrivais, mais la femme qui m'a répondu semblait être au courant et on a réussi à s'entendre. On viendrait me chercher.
Il était à peine 14h00 et mon bus était à 16h00, et il pleuvait toujours. Cela faisait maintenant depuis près d'une semaine que le temps alternait entre pluie et soleil, ce qui fit dire plus tard à Rachid (le frère de Ahmed) que c'est un pays ou l'on peut avoir les 4 saisons en une seule journée; l'après midi l'été, le soir l'automne, la nuit l'hiver et le matin le printemps.
A suivre...
|