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Forum SénégalNotre voyage en Casamance, Avril 2011Posté par FREDERIC le 12 mai 2011 à 01:09 dans Itinéraires SénégalVoir aussi : Casamance Après un voyage entre amis en avril 2010 dans le nord du Sénégal, Dakar, la Petite Côte, le Siné Saloum et Saint Louis, prolongé de 5 jours à Dakar pour cause de volcan fumant, nous avons décidé de découvrir cette année la Casamance en famille, avec 2 de nos enfants (12 et 16 ans). Ce compte-rendu de voyage permettra je l’espère à d’autres de construire leur séjour, comme nous l’avons fait nous-même grâce aux témoignages et à l’aide de Chantal que nous remercions. Samedi 23 avril : 0h : départ de notre ville du centre de la France vers Roissy. Nous avons en effet choisi un vol CDG – Cap Skirring (CSK) avec Air Méditerranée, seule compagnie desservant la Casamance en vols secs (via Go Voyage). Nous avons hésité avec un vol Paris-Dakar puis bateau jusqu’à la Casamance, mais il aurait fallu transiter par Dakar à l’aller et au retour et nous n’avions que 7 jours. D’ailleurs, le surcoût du billet jusqu’à CSK correspondait à peu près au coût du bateau + repas à bord + hébergements et déplacements à Dakar. Décollage prévu à 7 H, départ vers 7 H 40 et après un vol sans histoire et une escale à Dakar, atterrissage à l’heure prévue à CSK (le vol Dakar Cap Skirring ne dure que 30 minutes). Découverte de ce petit aéroport et des modalités de débarquement : toutes les formalités douanières et la récupération des valises se font à l’extérieur, sous le grand fromager qui nous protège du soleil. Sympa, mais impossible de changer ses euros en francs CFA sur place ! Charlemagne, du campement Asseb à DIEMBERING nous accueille et nous sommes véhiculés en taxi jusqu’au campement après une quinzaine de kilomètres de piste. Lieu sympa en plein cœur du village et équipe non moins agréable (http://www.campementasseb.com/campementasseb/ACCUEIL.html). Malgré la fatigue après cette nuit quasi blanche, nous déposons nos affaires dans nos cases et prenons le chemin de la plage pour profiter avant la tombée de la nuit. Bien entendu, nous nous perdons, et en 40 minutes de marche au lieu de 15, nous visitons les rizières, les jardins (en particulier les cultures d’oignons que nous retrouverons avec bonheur dans nos assiettes) et la longue plage blanche où nous sommes seuls avec vaches, veaux et quelques vautours qui nous surveillent de loin. A l’aller comme au retour, nous rencontrerons de nombreux et magnifiques oiseaux : l’immersion dans la nature est immédiate. Bain agréable même s’il faut être très prudent car les vagues « tapent » fort. Premiers coups de soleil. A notre retour au campement, l’équipe est en train de s’ « occuper » d’un petit cochon de lait qui sera la base du déjeuner du dimanche pascal. Tandis que les enfants s’installent, les parents visitent le village, et ce sont les premières rencontres avec l’ambiance de la Casamance, où l’on vient spontanément vers nous pour discuter, échanger, nous montrer les rues et les maisons du village, nous expliquer, sans le moindre geste commercial à notre égard. Quel plaisir de pouvoir circuler sans être harcelés par des vendeurs. Première Gazelle (la bière locale) au milieu des habitants au petit café sur la place du village à côté de l’immense fromager, où toute la vie sociale semble se concentrer. Longue discussion avec un jeune du village, musulman fervent, qui nous offre une grande leçon de tolérance en nous expliquant comment les communautés religieuses se côtoient, s’entraident et partagent même des moments de leurs fêtes respectives. Ainsi, ses voisins catholiques partageront le lendemain avec lui et sa famille le dessert de Pâques, et la réciproque est de mise au moment de l’Aïd (appelé Tabaski au Sénégal). Repas au campement en compagnie d’une autre famille française qui vient d’arriver par le bateau, et qui, surprise, est du même département que nous (l’Allier). Le monde est décidément bien petit. Nourriture succulente et sommeil récupérateur. Dimanche 24 avril : à notre réveil matinal (notre horloge biologique est encore à l’heure française), nous découvrons avec plaisir le petit-déjeuner disposé sur une table devant nos cases. Il faudra un peu partager avec les poules et autres volatiles, mais c’est plutôt sympa. C’est le dimanche de Pâques, et nous avons fait le choix, quoique non-croyants, d’assister à l’office dans la petite église de Diembering. C’était d’ailleurs la raison principale de notre venue dans ce village. Et nous ne regrettons pas notre choix : outre les costumes magnifiques, la musique et les chants rythmés par les djembés, l’accueil et le sentiment de fraternité partagée, l’ambiance et la ferveur des participants, la qualité des textes choisis par le Prêtre (en Français et en Diola), ce fut un temps très fort, même pour des non-croyants. Lorsque l’esprit s’élève, il y a toujours quelque chose à prendre dès lors que l’on a la volonté d’aller à la rencontre des autres sans se figer sur ses croyances et incroyances. Nous apprendrons plus tard, au cours de ce voyage, ainsi que ce jeune musulman nous l’avait expliqué, que la religion ne crée pas pour les Diolas de frontières, puisqu’elle vient en complément d’une culture commune, celle du culte des Ancêtres et des Esprits de la Nature. Et à l’occasion de cette Messe de Pâques, au cours de laquelle se déroulait également un mariage dans l’ambiance que l’on imagine (d’ailleurs, la mariée n’était pas catholique et on ne lui a pas demandé semble-t-il de se convertir) et plusieurs baptêmes, nous nous rendrons compte que de nombreux musulmans du village sont présents. Grand moment. C’est entourés de grappes d’enfants aux tenues multicolores, dont aucun ne cherchera à quémander quoi que ce soit, que nous regagnons le campement. Longue discussion avec Jean Diatta, le jeune propriétaire du campement, fondé par son père. Jean nous explique ses projets pour réhabiliter progressivement le camp qui était tombé à l’abandon, et surtout pour aider son village à se désenclaver, à développer des activités touristiques, à lutter contre la montée des eaux salées qui compromet les récoltes de riz au moment de l’hivernage … Espérons une évolution des politiques, tant dans son pays que dans le notre, pour que des porteurs de projets aussi imaginatifs et dynamiques que Jean puissent être aidés et accompagnés financièrement et techniquement. En attendant, c’est en fréquentant les campements de Casamance que nous pouvons, à notre modeste niveau, leur apporter notre aide. Courage Jean ! Il est 15 heures et c’est le moment du départ : une seule nuit était prévue au campement Asseb et le taxi pénètre dans la cour. C’est Luc en personne qui vient nous chercher, pour nous conduire au campement qu’il dirige à ELINKINE (http://campementvillageoiselinkine.e-monsite.com/). Le contact passe immédiatement, mais il est vrai que les échanges que nous avions eu au préalable par emails nous avaient laissé entrevoir les qualités humaines de Luc. Taxi brousse jusqu’à Cap Skirring (les adultes à l’intérieur, les enfants ravis et les bagages à l’exterieur) où nous embarquons en pirogue pour une quarantaine de minutes de navigation sur les bolongs (les bras de mer du fleuve Casamance) jusqu’au campement d’Elinkine. Premiers échanges avec Luc, ancien cadre commercial qui a plaqué la société de consommation pour venir animer et réhabiliter le campement villageois tombé en ruines. Outre le plaisir de la rencontre avec un compatriote au profil éminemment sympathique, notre discussion nous permet de nous rendre compte que nos visions de l’Homme et de son environnement sont convergentes. Ce n’est pas indispensable, mais ça ne gâte de rien de partager des valeurs communes ! Arrivée au campement, avec des cases judicieusement installées le long d’une plage de sable bordée de cocotiers. Là-aussi, le confort est sommaire mais convient parfaitement à des occidentaux en quête d’authenticité, et la réalité est conforme à la description du site internet. Nous faisons connaissance avec quelques membres de l’équipe – mais beaucoup sont en congé puisque c’est le dimanche de Pâques - et avec l’élevage de crocodiles de Luc, puis nous profitons du temps qui nous sépare de la tombée de la nuit pour aller faire trempette dans l’eau tiède du bolong. Puis c’est l’arrivée d’un groupe d’une dizaine de français dans une grande pirogue au son des djembés : ce sont les autres clients du campement, 2 familles de normands accompagnés de leurs jeunes et un couple de retraités du sud qui reviennent d’une excursion à l’Ile de Karabane. Manifestement, vu l’ambiance, ils ont passé une super journée. Ne risquons-nous pas de rester à l’écart ? Non bien sûr, grâce à l’esprit du lieu et à la présence de Luc, les liens se tissent rapidement et nous ne tardons pas à sympathiser. Le crépuscule approche, et c’est le solide Basse qui nous accompagne pour nous faire découvrir son village, un village de pêcheurs où se côtoient Sénégalais et Ghanéens sédentarisés par la pêche. Un village étonnant, où, malgré l’absence d’électricité, l’activité et la vie sociale sont malgré la pénombre des plus dynamiques. Comme à Diembering, les enfants et les jeunes viennent à notre rencontre et nous accompagnent une grande partie du chemin. Repas sympathique au campement sur une grande tablée, et Luc nous présente les excursions que nous avions envisagées. Demain lundi de Pâques, il nous propose de partir tous ensemble en pirogue à la découverte des îles du Bolong. Bonne idée de nous faire partir en grand groupe, cela permettra de faire encore mieux connaissance (et accessoirement de diminuer le coût par personne de la sortie en pirogue). Lundi 25 avril : accompagnés par Basse, toute la troupe embarque dans la pirogue avec les djembés pour rythmer la navigation, ô combien agréable le long des mangroves, où toutes les variétés d’oiseaux semblent s’être donné rendez-vous sur les palétuviers. Et c’est notre jour de chance, puisque Luc nous a informé que nous allions pouvoir assister à un mariage Diola. Quelques centaines de mètres après avoir débarqué, nous sommes guidés par la musique et les rythmes des percussions. Sous le baobab, les hommes exécutent sans discontinuer des danses guerrières. A quelques dizaines de mètres, sous le fromager, ce sont les femmes qui dansent frénétiquement au son du saxophone. Et nous sommes intégrés, accompagnés par des nuées d’enfants, sans cérémonie aucune par tous ces villageois en fête qui nous accueillent comme si nous faisions partie de la famille. Les costumes sont magnifiques comme il se doit. Des chants et des chants, des danses et des danses plus tard, tous convergent sous le baobab pour poursuivre la fête. Puis vient le tour de la lutte où les hommes, sous les encouragements démonstratifs de leurs supportrices, se lancent des défis spectaculaires et rivalisent dans leurs combats. C’est le moment de partir déjeuner, mais nous reviendrons dans l’après-midi. Départ en pirogue pour l’Ile des Féticheurs, où nous pourrons nous baigner et manger un excellent barracuda grillé. Tandis que les enfants jouent avec les singes, notre piroguier qui a déniché une bouteille de vin de palme, tente de nous convertir aux vertus de ce breuvage. Comme il fait peu d’émules (il est vrai que c’est un peu particulier et que la chaleur nous pousse à être prudents), il paiera de sa personne pour ne pas en laisser une seule goutte, sans que sa dextérité dans la manœuvre de son embarcation n’en souffre un seul instant ! Baignade à nouveau puis visite rapide de l’Ile, ses cases et son arbre sacré. C’est l’une des îles où persiste de manière intense la tradition animiste. Nouvel embarquement vers l’île du mariage, où l’accueil est toujours aussi chaleureux. On nous présentera le marié, puis, privilège que nous recevons comme tel, on nous conduit dans la case où la mariée attend, et on nous fait entrer sans cérémonie dans la chambre où elle se fait coiffer et où nous défilerons, manifestement à son grand plaisir, les uns après les autres ! Autre exemple de la tolérance religieuse : les mariés sont musulmans, mais c’est dans la case d’une famille catholique, ornée de nombreuses gravures représentant le Pape où les Saints, que la mariée s’apprête … Et comme il s’agit de la case d’une famille productrice de miel, nous profitons de l’occasion pour faire quelques emplettes. A l’extérieur, la fête se poursuit, chants et danses, et nous resterons longtemps en leur compagnie, tandis que les enfants défient nos jeunes à la lutte. Leur technique est très affûtée, car bien que beaucoup plus petits que nos enfants, ils mettent plusieurs fois les toubabs en difficulté, à leur plus grande joie ! Le moment est venu de repartir, avec la nuée d’enfants habituelle qui nous tiennent par la main jusqu’à la limite du village et nous sollicitent pour faire des photos. Des moments très forts, et comme pour marquer la fin de cette belle journée, des dauphins viennent à la rencontre de notre pirogue sur le chemin du retour. Repas du soir tous ensemble au campement, puis, gorgés de soleil, de lumière, de musique et d’émotions, nous regagnons nos cases respectives. Mardi 26 avril : accompagnés par Basse, nous partons en pirogue en famille vers l’Ile de Karabane. Nos collègues ont choisi quant à eux une excursion terrestre, que nous découvrirons le lendemain. Nous regrettons presque de partir sans eux, tant les liens se sont noués lors de la journée précédente, et en particulier avec René et Marie-France, un couple de retraités provençaux qui se sont connus au Sénégal des années plus tôt et qui reviennent aux sources à l’initiative de leurs enfants. Départ donc pour Karabane, île importante à l’embouchure du fleuve Casamance, très tôt colonisée par les français compte-tenu de sa place stratégique le long de la côte ouest de l’Afrique, y compris pour le commerce des esclaves puisque Karabane, comme Gorée, compte une maison des esclaves qui hélas tombe en ruine. Visite intéressante du village, en décrépitude progressive compte-tenu de son isolement (on n’y accède qu’en pirogue). Des travaux importants sont en cours pour que l’Aline Sittoe Diatta, le bateau qui assure la liaison Dakar-Zinguinchor puisse accoster et désenclaver l’île. A Karabane comme dans tous les villages de Casamance, un monument rend hommage aux victimes du naufrage du "Joola" le 26 septembre 2002 après l’escale à Karabane : 1.953 morts et seulement 64 rescapés. Curieusement, ce naufrage qui a fait plus de victimes que "Le Titanic" n’est pas resté dans la mémoire collective des occidentaux, peut-être parce qu’il s’agissait de « gens de peu » qui plus est noirs ! Visite de la maternité qui permet aux jeunes femmes d’être prise en charge dans les meilleures conditions au lieu d’accoucher seules à domicile ou dans la brousse. Baignade le long d’une belle plage bordée de cocotiers et repas de poissons en bord de mer. Traversée en pirogue pour rejoindre Diogué, village de pêcheurs toujours dans l’embouchure du fleuve où sénégalais et ghanéens débarquent le fruit de leur pêche puis préparent et conditionnent (glace ou salage) les poissons et les requins. Très intéressant et spectaculaire, mais l’accueil par toutes ces personnes, qui travaillent dans des conditions difficiles, de touristes en goguette est un peu froid, ce que l’on peut comprendre. Retour au campement en affrontant le courant – la mer monte – et navigation sur les bolongs avec une halte à Kachouane, petit village où nous visitons une magnifique case à impluvium, et où nous prenons un rafraîchissement salutaire, desséchés que nous étions par le soleil et l’air marin. Et pour cette dernière soirée à Elinkine, après avoir remis les 30 kg de médicaments que nous avions apporté aux responsables institutionnels et médicaux du dispensaire, Luc a organisé une soirée djembé avec les jeunes du village. Ambiance très sympathique, mais nous sommes vraiment trop fatigués pour en profiter pleinement et nous regagnons nos cases un peu prématurément. Mercredi 27 avril : c’est le moment de quitter Elinkine, ce que nous faisons avec quelques difficultés tant nous étions bien intégrés et compte-tenu des sympathies que nous y avions nouées. Mais lorsque l’on a la prétention de vouloir découvrir et pratiquer l’art du voyage, n’est-ce point quand on commence à prendre ses habitudes qu’il faut rompre et aller à la rencontre des autres ? Nous embarquons pour une excursion terrestre en taxi qui nous conduira jusqu’à Zinguinchor, la capitale de la Casamance, où nous resterons 2 nuits. Cette fois ci, c’est Augustin qui nous accompagne. Encore une belle journée, avec le musée des traditions Diolas dans une magnifique case à impluvium, les cases à étages, le village des potières et l’exploitation d’anacardiers, où Joseph, après une carrière en France à 30 kilomètres de chez nous (une nouvelle fois, le monde est petit), produit des noix de cajou en employant une majorité de travailleurs handicapés. Chapeau Joseph. Avant d’arriver à Ziguinchor, crochet vers la Ferme aux crocodiles de Djibelor où on nous laisse payer l’entrée avant de déclarer les visites accompagnées closes. Heureusement, Augustin récupérera la mise ! En milieu d’après-midi, il nous dépose donc à l’auberge Aw Bay, chez Doudou Goudiaby, le fils du créateur des campements intégrés en Casamance, qui avaient pour but de permettre aux touristes de découvrir la Casamance profonde et authentique en impliquant les villages dans la gestion des hébergements et en leur reversant une partie des bénéfices recueillis. L’auberge Aw Bay est un havre de paix, situé dans un quartier populaire de Zinguinchor (230 000 habitants), à proximité d’une école (on entend les chants des enfants) et des jardins des maraîchers. Les chambres de son auberge sont modestes mais les sanitaires collectifs très propres, et la cour, sous le grand manguier (attention aux chutes de mangues !) est un lieu où l’on a plaisir à séjourner. Rétrospectivement et à l’issue de notre périple, les mangues mûres s’écrasant au sol représenteront le seul danger que nous pourrons identifier en Casamance … Comme Doudou n’a pas – encore – internet, c’est Luc qui a eu la gentillesse de réserver pour nous et de l’informer de nos souhaits pour notre séjour à Zinguinchor. Et comme nous voulons faire une sortie en pirogue le lendemain, Doudou a convié Monsieur Toussaint, LE piroguier de Zig, celui qu’il ne faut pas manquer, à venir nous rencontrer à l’auberge afin de recueillir nos attentes. Elle est pas belle la vie ? Excellent repas à l’auberge puis soirée télé avec les habitants du quartier venus voir le match Madrid-Barcelone. Sympa. Jeudi 28 avril : nous rejoignons le port en taxi et retrouvons Monsieur Toussaint pour l’embarquement. Nous pouvons voir de loin l’Aline Sittoe Diatta, le magnifique bateau qui assure la liaison avec Dakar, dans lequel nos 8 amis normands rencontrés à Elinkine vont bientôt prendre place avant leur vol Iberia vers Paris. Et une journée en pirogue entre Monsieur Toussaint, dont les connaissances en botanique et en ornithologie sont étonnantes – et c’est un vrai bonheur de l’écouter nous décrire les nombreuses espèces d’oiseaux que nous rencontrons -, et Doudou, le Sage, avec lequel les conversations prennent rapidement une tournure philosophique, c’est une chance que nous savourons à sa juste valeur. Les pêcheurs à la crevette de Zinguinchor, l’Ile aux Oiseaux, la case peinte de Djilapao, la visite du campement villageois d’Affiniam et de sa case à impluvium avec un excellent repas sur place sont au programme de cette journée exceptionnelle. A l’arrivée, un rafraîchissement au port et un petit tour au marché local, puis retour à l’auberge pour un repos bien mérité. Vendredi 29 avril : visite de Ziguinchor avec Doudou, qui nous reçoit décidemment comme des membres de sa famille. Après un passage dans les rizières transformées à cette période de l’année en jardins maraîchers, nous irons successivement au marché Saint-Maur et au marché artisanal pour quelques emplettes et achat de souvenirs. L’ambiance y est moins détendue, à l’image des marchés de Dakar où le besoin de vendre crée quelques tensions sur l’acheteur, mais la présence de Doudou et peut-être notre habitude de tels lieux rend néanmoins le moment très agréable. Une petite gazelle à l’alliance franco-sénégalaise, le centre culturel de Zig, magnifique ensemble de cases à impluvium juxtaposées et décorées de toutes les couleurs, puis un poulet Yassa au restaurant avec Doudou, et le moment est venu de regagner l’auberge où un taxi doit venir nous chercher pour nous conduire à Cap-Skirring. Et Doudou nous propose déjà d’autres visites pour notre prochain passage à Zig ! La route Ziguinchor – Cap Skirring est excellente, et en un peu plus d’une heure, nous sommes rendus au Mansa Lodge, petite structure hôtelière que nous avions choisie en raison de sa proximité avec la plage, avec l’aéroport, et de son organisation de type familial car nous détestons les concentrations de touristes. C’est un principe pour nous de passer la dernière nuit le plus près possible de l’aéroport pour éviter les mauvaises surprises le jour du vol. Les évènements nous montreront que nous n’avions pas tort. C’est le retour à la civilisation et au confort : wifi, climatisation, douches chaudes, piscine, dans un cadre enchanteur surplombant la longue plage blanche de Cap Skirring. Et c’est un plaisir de rencontrer notre hôte, Erik Distinguin, qui exerce dans l’hôtellerie en Casamance depuis une trentaine d’années. Erik est en outre le correspondant local d’ Air Méditerranée à Cap Skirring, et fait à cet effet fonction de chef d’escale pour notre vol. Pour ce séjour de 24 heures au Mansa Lodge, nous avons prévu d’agir en parfaits touristes, c'est-à-dire de faire piscine, plage et lecture. Pour une courte durée, je peux y arriver ! Erik nous explique comment procéder pour le vol retour : il nous commande un taxi pour aller enregistrer nos bagages à l’aéroport le lendemain vers 11 H, puis il nous y conduira après le déjeuner pour un décollage envisagé aux alentours de 15 H. Excellent après-midi de baignade en mer (avec les vaches et les veaux sur la plage) et en piscine et repas du soir à la hauteur du lieu. Samedi 30 avril : c’est le jour du retour, enfin c’était le jour prévu ! En effet, en consultant le site internet d’aéroport de Paris pour s’enquérir de l’heure effective de départ de CDG de notre avion (normalement à 7 H heure française), nous nous rendrons vite compte qu’il y a du souci : 9 H 30 puis 11 H 30 puis 17 H30 sont annoncés sur le site d’ADP. Nous réalisons très vite que nous avons tout notre temps pour fermer nos valises ! Un coup de fil à Elinkine pour prévenir René et Marie-France, qui prennent le même vol que nous, en leur suggérant de venir nous rejoindre au Mansa Lodge pour que nous attendions ensemble l’arrivée de l’avion. Erik vient alors nous avertir que le vol n’atteindra pas Dakar avant minuit et comme l’aéroport de Cap Skirring n’est pas homologué pour les atterrissages et décollages de nuit, notre départ est reporté au lendemain matin. Et bien, ce sera un après-midi et une soirée supplémentaires au Mansa Lodge, que nous aurons de plus le plaisir de passer avec René et Marie-France qui décident de rester en notre compagnie en attendant le top départ. Faisons contre mauvaise fortune bon cœur, et tout bien pensé, il vaut mieux attendre son avion en se baignant au Cap Skirring qu’au Terminal 3 à l’aéroport CDG. Soulignons le professionnalisme d’Erik qui se sera dépensé pour prévenir le maximum de passagers. Dimanche 1 er Mai : à l’heure prévue, des taxis viennent nous chercher pour nous conduire à l’aéroport. Embarquement et vol sans histoire à l’heure prévue, pilotés par une sympathique commandant(e) de bord qui prendra fréquemment la peine de nous décrire les régions survolées, et nous expliquera les raisons du retard de la veille (une panne du système hydraulique de l’avion). En conclusion, ce voyage restera pour nous l’un des plus intense, tant par les rencontres réalisées que par l’accueil qui nous a partout été réservé. On peut penser que la formule retenue, celle des campements villageois, qui permet d’être au contact de la population, est pour beaucoup dans la réalisation de cet objectif. Cela vaut réellement la peine d’abandonner quelques éléments du confort occidental pendant une semaine pour trouver l’authenticité du pays que l’on visite. Argument complémentaire, quand on connaît le prix élevé des vols pour le Sénégal (les taxes d’aéroport y sont parmi les plus élevées au monde pour financer le nouvel aéroport de Dakr/Saly), la formule campements villageois permet d’amortir le coût du transport aérien. Par exemple, sans nous priver de rien, nous n’avons dépensé sur place que 1070 euros pour 4 tout compris (transports, excursions, hébergement, alimentation, dons et pourboires, boissons et visites). Concernant le choix d’un vol Paris-Cap Skirring pour rejoindre la Casamance, nous persistons à penser que c’est la meilleure formule quand on dispose de peu de temps afin d’éviter les fatigues et tensions d’un transit par Dakar, mais nous connaissions déjà cette ville il est vrai. Et, malgré les problèmes de retard rencontrés au retour, nous sommes très satisfaits d'Air Méditerranée (en espérant qu’ils nous rembourseront sans histoires les frais supplémentaires engagés !), même si le T3 de CDG est toujours aussi pénible. Conclusion générale: on retourne en Casamance à la Toussaint 2012, avec les copains du voyage au Sénégal de l’année dernière qui voudront bien nous accompagner. casamancePosté par lucocza le 13 mai 2011 à 23:41merci pour votre recit , c'est bien agreable d'etre remis dans l'ambiance Annonces Google
CasamancePosté par AgnèsV. le 17 mai 2011 à 20:39Bonsoir, Il est sympa votre récit. Je pars en Casamance début juin et en lisant votre compte rendu j'ai hâte de partir. Agnès CasamancePosté par Louisette* le 2 juin 2011 à 22:04Merci pour ce joli témoignage, Je pars avec ma fille de 5 ans pour 2 semaines en Octobre Vous m'avez conforté dans mon choix puisque j'hésitais entre la petite côte, pour la solution de facilité: proche de Dakar et nombreux sites à proximité. Mais c'est décidé et reviens à mon 1er choix, la Casamance! Merci*** Nadine casamancePosté par francoise7 le 20 juin 2011 à 10:58Bonjour comme beaucoup d'autres je trouve votre récit super, je pars mais pas dans l'immédiat en casamance et j'aimerais savoir coment vous avez organisé votre voyage,réservation des camps villageois des taxis de l'hotel etc..; et à peu prés votre budget hors vols un grand merci si vous avez le temps de me répondre bye !!!!!!!!!! Voyage en CasamancePosté par FREDERIC le 20 juin 2011 à 12:18Bonjour Celà a été très simple puisque j'ai pris contact par mail avec les campement Asseb de Diembering et Luc du campement villageois d'Elinkine, lequel a bien voulu téléphoner pour moi à Doudou de l'auberg Aw Bay de Ziguinchor qui n'a pas internet. Pour les transferts, Charlemagne du campement Assb est venu nous récupérer à l'aéroport de Cap Skirring, Luc est venu nous chercher (taxi puis pirogue) à Diembering et a organisé sous forme d'excursion notre départ pour Ziguinchoer, et Doudou nous a trouvé un taxi pour relier à nouveau Cap. Tout compris, nous avons dépensé sur place 1070 euros pour 4 (transports, excursions, hébergement, alimentation, dons et pourboires, boissons et visites), vols exclus bien sûr. A disposition pour d'autres renseignements et bon voyage. Annonces Google
re casamancePosté par blogtrotter le 20 juin 2011 à 13:54comme beaucoup d'autres je trouve votre récit super, je pars mais pas dans l'immédiat en casamance et j'aimerais savoir coment vous avez organisé votre voyage,réservation des camps villageois des taxis de l'hotel etc..; et à peu prés votre budget hors vols un grand merci si vous avez le temps de me répondre bye !!!!!!!!!! Si vous voulez d'autres commentaires et photos, pour vous aidez à passez du cap de reflexion à la décision, ci dessous l'adresse de mon blog, ou sur l'onglet 2009, je racontes mes 2 semaines fantastique passées chez Luc à Elinkine. Et surtout n'hésitez pas, car mon Dieu que c'est beau la Casamance. Déja rien que le voyage aéroport / campement en pirogue à 2 heures du matin, quel souvenir fantastique http://jacques-leblogtrotter.blogspot.com/ et surtout si vous avez des questions, n'hésitez pas bonne prépa Jacques - le Blogtrotter suite casaPosté par francoise7 le 20 juin 2011 à 15:35merci pour tout, je garde tout cela précieusementnye Les campements en CasamancePosté par Thierry Dufour le 22 juin 2011 à 13:56Trés beau récit . Facon intelligente de voyager et lorsque l on connait Mister Luc alors il est vrai que l on a une seule envie y retourner !!! Pour l avion , perso notre vol était parti sur Bissau !!! Le bateau cela vaut vraiment le coup quand à la route expérience vécue qui vaut aussi le détour . Pour info , Luc vient de lancer un appel pour parrainage des tous petits qui devront accéder à la nouvelle école maternelle , si interressés , contactez le , cela lui fera plaisir . Amicalement Thierry retour de casamancePosté par paboul le 23 juin 2011 à 10:21Vous avez fait un voyage qui me semble trop beau pour être vrai. En effet, je connais le Sénégal et je suis allée en Casamance. Ce qui me paraît étrange dans votre récit c'est qu'à aucun moment vous n'avez été ennuyés par les sénégalais dans les campements alors que tous ceux qui y sont allés doivent se souvenir des nuées d'enfants qui se bousculent pour vous réclamer tout et n'importe quoi... De plus, concernant les médicaments (30 kgs quant même) vous avez payé combien de surcharge à l'aéroport ? En effet, je compte retourner cet hiver et lorsque l'on connait les conditions dans lesquelles vivent la plupart des sénégalais (manque d'électricité, eau non potable, prix exorbitants, salaires de misère, chômage etc) il est vrai que leur apporter des vêtements, des livres pour les enfants dans les écoles et des médicaments pour les dispensaires est très important. Seulement il faut bien savoir que la totalité de ce que l'on donne est souvent revendu sur le marché local... J'espère que le modérateur de ce forum laissera mon message, histoire de ne pas faire croire que tout est beau et que l'on peut se promener comme on le veut en Casamance.... ca depend du momentPosté par esouketei le 23 juin 2011 à 13:00J'espère que le modérateur de ce forum laissera mon message, histoire de ne pas faire croire que tout est beau et que l'on peut se promener comme on le veut en Casamance.... Bonjour Paboul, On peut tout a fait passer une semaine en Casamance et ne pas garder comme souvenirs d avoir été ennuyés , tout depnd du lieu, du moment , de l attitude que l on a et aussi parfois de qui vous accompagne . Dire que l on a jamais éte sollicité est illusiore ( sauf parfois avec un guide) , mais un sourire et une attitude naturelle resout vite le probleme le plus souvent . Concernant les cadeaux , je me souviens lors de mon premier sejour au Senegal j avais 18 ans, apres avoir passé 6 mois dans une famille, j ai donne a mon ami , comme cadeau d adieu , un t shirt et un sweet que j adorai ; Qunad je suis revenu , j ai vu quelqu un d autre qui portait ces ventements, J ai donc demandé a mon ami et il m a repondu tout naturellemnt qu il l avait vendu . Autre conception du cadeau , qui d ailleurs arrive bien chez avec tous les sites de reventes de cadeaux de Noel . Pour les medicaments , ca depend a qui on les donne ; Il y a bien des dispensaires qui les distribuent gratuiotement, dautre qui les foint payer symboliquementr et parfois aussi du personnel medical vereux On peut passer un tres agr,eable sejour en Casamance Ukatolal Annonces Google
re casamancePosté par blogtrotter le 23 juin 2011 à 13:16He bien moi non plus je n'ai jamais été "ennuyé" lors de mon séjour en casamance. Nous sommes resté 2 semaines dans le village d'Elinkine, nous n'avons jamais été confronté à une "nuée" d'enfant. D'ailleurs chez les Diolas ce ne serait pas très bien admis, et il y a toujours un adulte qui fera un peu la police. Je me promenai seul dans le village, et les seul sollicitations, c'était de m'assoir pour faire une partie de dame avec des pêcheurs ganéens ou simplement partagé un verre de thé. Comparez à la petite côte, ce fut 2 semaines e bonheur intense, avec des gens tooujours gentils et prévenant. J'ai gardé le contact ave Luc, qui fait vivre avec passion le campement villageois, et quand je vois l'énergie qu'il met pour réaliser ces projets, bravo. Nous n'avons pas pour projet immédiat de retourner en Casamance, mais c'est certain nous y retournerons. En tout cas, tout ceux qui hésitent encore à y aller, n'ayez pas peur, vous découvrirez des paysages grandioses et un peuples Diolas formidable ! région instablePosté par Jérome caillau le 23 juin 2011 à 13:16Il faut tout de même souligner que la région est très instable. Les incidents de type braquages, explosions de mines, accrochages entre militaires et rebelles ne diminuent pas. Cette instabilité rends tout projet de voyage pour le risqué ! re casamancePosté par blogtrotter le 23 juin 2011 à 13:47he oui risqué, très risqué... autant que d'aller faire un jogging en ardèche, ou d'envoyer ses enfants dans une école du coté de Sevran !!! Le débat va encore reprendre de plus belle sur le sujet !!! AttentionPosté par FREDERIC le 23 juin 2011 à 13:51Je le répète, prudence quand les mangues mûres tombent des arbres sans prévenir. insécuritéPosté par Jérome caillau le 23 juin 2011 à 15:58Bonjour, A tous les internautes qui font confiance au site du routard. Méfiez vous des infos sur la Casamance. De nombreux intervenants sur ce forums sont en faits des professionnels du tourisme de la région... Voici, pour preuve, quelques faits de ces derniers jours : - Lundi 20 juin, une mine explose et fait un blessé (c'est tout de même plus douloureux qu'une simple mangue qui tombe d'un arbre) - Mardi 21 juin attaque à main armée (AK47 et machettes) dans un village de casamance. Bilan : un mort. La région reste totalement quadrillée par les militaires sans qui la situation serait hors de contrôle. Voulez vous d'autres faits d'ordre militaire qui prouvent que la région est belle et bien en conflit armé ? . Il ne s'agit pas de simples faits divers comme certains veulent le faire croire ! Annonces Google
re casamancePosté par blogtrotter le 23 juin 2011 à 16:14Youpiiiiiiiiii c'est reparti pour un tour !!! Voila qui va faire avancé le schmilblick Perso je n'ai aucun intérêt en Casamance !! Professionnels du tourismePosté par FREDERIC le 23 juin 2011 à 16:33Un bon moyen: cliquer sur le nom de l'auteur du post, ce qui permet de voir tous les messages adressés par la personne et donc s'il s'agit d'un professionnel intéressé ou d'un simple voyageur. C est reparti encore une foisPosté par Thierry Dufour le 23 juin 2011 à 16:41Bonjour . Voila un simple récit et c est reparti pour une polémique , j adore le commentaires qui prétend que le plupart des intervenants ont des actions dans le tourisme , mon pauvre messieurs vous ne savez certainement ce que veut dire secteur du tourisme au Sénégal !!! Par contre bizarre que vous ne parliez pas de certaines personnes du Nord ou de la Petite Côte qui se prêtent au jeu pour faire de la désinformation . Quand a la personne qui demande comment il faut faire pour transporter 30 kg de bagages suplementaires , et bien là encore une fois c est possible avec compagnie aérienne , dernierement via la TAP nous avons recu en plus des 46 kg par personne un suplément de 23 kg par personne . Les médicaments ne sont pas a distribuer à tout vent mais à remettre dans un dispensaire , si l infirmier fait bien son boulot il doit les enregistrer comme dons , mais avant de critiquer le fait qu il puisse en revendre , il faudrait aussi savoir que la plupart des " infirmiers " ne sont que des ASC bénévolles non soutenu par le district de santé au niveau salaire . Les vêtements et bien si la fruit de la vente permet d assurer un plus dans la casserole du repas , je ne vois pas ou est le problème . Je préfère me faire " harceler " par des gamins que par mon patron !!! Comprendra qui le pourra . Thierry retour de casamancePosté par paboul le 24 juin 2011 à 08:38Bonjour, je n'ai aucun intérêt à désinformer sur la Casamance, je voyage pas mal, je n'ai jamais une attitude désinvolte avec les habitants des pays que je visite et je ne travaille ni pour une agence de voyage, ni pour un tour operator. Mais je persiste et je signe la Casamance est une région très dangereuse (mon fils à une amie d'origine sénégalaise), j'y suis allée et l'année dernière encore (cette fois là j'étais à Saly) les sénégalais rencontrés m'ont confirmé que les combats se poursuivaient, il s'agit de guerilleros qui passent la frontière et qui font des carnages au hasard dans les villages. La Casamance c'est superbe c'est vrai, la région est envoutante, néanmoins il est toujours fortement déconseillé de s'y balader en routard.... Et ca continue ............Posté par Thierry Dufour le 24 juin 2011 à 09:55Bon c est votre vision retransmise via Pierre Paul Jacques , c est bien là le probleme car la plupart des sénégalais ne savent pas eux même ce qu il se passe en Casamance , route faite entre Elinkine et Toubacouta par Farafenni c était en décembre 2009 le moment le plus chaud des actes de rebellion ...... Il est vrai que Saly est nettement plus calme , quoique ......... Amicalement Thierry Annonces Google
retour casamancePosté par paboul le 24 juin 2011 à 10:37Ce n'est pas une simple vision mais la réalité, à tel point que l'amie de mon fils devait se rendre en Casamance cette fin d'année, elle n'ira probablement pas, de plus il est vrai que se balader dans MBOUR sans accompagnateur sénégalais n'est pas vraiment recommandé, à moins de bien connaître et de ne pas faire trop touriste... Au risque que de se faire alpaguer par un rabateur qui va vous emmener voir une "pauvre famille" et vous soutirer en un rien de temps de quoi nourrir toute la famille. Maintenant chacun fait ce qu'il veut, mais il vaut mieux être averti et savoir où l'on va vraiment. Le Sénégal est un pays superbe, un dépaysement total, les sénégalais des gens charmants, souriants et qui aiment plaisanter, il ne faut pas oublier que ce n'est pas la Dordogne, la Vendée ou la Côte d'Azur, c'est l'Afrique dans tout ce qu'elle a de magique mais aussi de risquer pour le routard novice... Cordialement. Mbour ...........Posté par Thierry Dufour le 24 juin 2011 à 11:03Alors là Mbour vous êtes bien la premiere personne qui dit que ce n est pas conseillé de s y promener sans accompagnateur sénegalais ............ Je comprends mieux maintenant le fait que vous déconseiller vivement la Casamance . Une amie y est actuellement depuis le 10 juin , le seul probleme la cure de mangues ......... Sans rancune Amicalement Thierry problème de lecture ?Posté par Jérome caillau le 24 juin 2011 à 11:27Monsieur DUFOUR n'a pas du bien lire le message de Paboul. Il indique très clairement que à Mbour (et plus largement sur la petite cote) il s'agit d'un risque d'arnaque. En ce qui concerne la Casamance, même si le risque d'arnaque existe aussi, il y a un risque sécuritaire évident. Personne ne peut affirmer que la casamance est en Paix. c'est une région sous tension. La présence militaire y est très importante. Ce n'est pas pour le décor tout de même ! Présence militaire ?Posté par FREDERIC le 24 juin 2011 à 11:31Je vais aller chez l'ophtalmo, car en une semaine, à part quelques contrôles routiers comparables à tous les pays, je n'ai pas vu de militaires. retour de casamancePosté par paboul le 24 juin 2011 à 11:40C'est je n'ai pas parlé d'insécurité à MBOUR mais seulement d'arnaques, et que personne ne me dise le contraire car j'en déduirai immédiatement que celui ou celle qui écrit n'a jamais mis les pieds au Sénégal... En ce qui concerne la Casamance je persiste et je signe LA REGION est extrêmement instable et la sécurité des touristes (voir le site du ministère des affaires étrangères) n'est pas garantie. Maintenant je n'empêche personne d'y aller, chacun fait ce qu'il veut, mais je n'encouragerait pas non plus des routards novices à s'y rendre. Annonces Google
RDV OpphtalmoPosté par Jérome caillau le 24 juin 2011 à 11:44Avez vous déjà vu en France une telle concentration de militaires comme sur tous les axes routiers de la Casamance ? Y a t-il un couvre feu en France qui interdise de circuler la nuit sur les nationales ? Il y a an 1/2, j'ai un proche qui s'est pris une balle dans la cuisse alors qu'il revenait de Cap Skirrrig. C'est arrivé à Djibelor à quelques kilomètres seulement de Ziguinchor. Le braquage avait fait un mort ! la région est en conflit depuis 30 ans et vous osez dire qu'il ne s'y passe rien. Restez à la maison ...........Posté par Thierry Dufour le 24 juin 2011 à 12:08Personne ne peut affirmer que la casamance est en Paix. c'est une région sous tension. La présence militaire y est très importante. Ce n'est pas pour le décor tout de même ! Voila la phrase en copié collé il est vrai que se balader dans MBOUR sans accompagnateur sénégalais n'est pas vraiment recommandé, à moins de bien connaître et de ne pas faire trop touriste Arrêtez la psychose , quand au MAE il est vrai qu ils sont trés bien informé ............... Revenons au sujet initial qui est un récit de voyage vécu . Vous ne vvoulez pas y aller c est votre droit Amicalement Thierry re casamancePosté par blogtrotter le 24 juin 2011 à 12:12Ha ben j'avais vu le coup arriver depuis 2 jours !! Ca y est ça repart !! on à compris les arguments de tout le monde !! En fait ceux qui ne veulent plus y aller, he bien ils n'y vont pas, c'est tout !! vous avez argumenter, seulement laisser ceux qui ont envie de faire autre chose que d'aller passer des vacances à un hotel club de Saly, allez découvrir la Casamance sachant que effectivement il peux y avoir un petit risque. Mais finalement dès que vous vous levez le matin, vous prenez un risque non ?? Quand vous allez dans une banlieue parisienne, ne prenez vous pas un risque ? En tout cas, moi j'encourage tout ceux qui veulent découvrir dette région à y aller, bien évidemment en prenant quelques précautions élémentaires, comme on se doit de les prendres partout finalement !! Quand à être obliger d'avoir un accompagnateur pour visiter M'bour, là on est dans le grand n'importe quoi !! Quand on part un peu seul dans ce genre de pays, on sait que l'on s'expose un peu, à ce genre de désagrément mais c'est le jeu non ?? Moi aussi mon premier jour au Sénégal je me suis fait avoir de quelques dizaines d'euros, mais c'est quoi pour nous europééens 30 ou 50 € ??? Les plus grands arnaqueurs ne sont il pas tous ces grands hôtels qui vous font payer des excursions à prix d'or, mais qui n'enrichissent que des toubabs et non pas des sénégalais !! bons voyages a tous Voyages, sécurité, discernementPosté par FREDERIC le 24 juin 2011 à 12:13Chacun gère son anxiété comme il le peut. Je suis habitué à lire de tels messages qui transforment un fait divers en une situation générale sans être allé sur place. Il suffit de fréquenter le forum Tunisie, où je retourne du 23 (jour des élections!) au 30 octobre, et le forum Egypte, où je vais fin décembre pour retrouver de telles réactions parfois totalement fantasmatiques. Tout celà n'exclut pas la prudence, laquelle est indissociable du discernement, d'où la nécessité de toujours prendre du recul par rapport aux faits relatés àl'état brut. Je retourne en Casamance en octobre 2012, pas possible avant. Revenons à du vécu en Casamance !Posté par Jérome caillau le 24 juin 2011 à 12:47Je suis d'accord avec vous Monsieur Dufour, revenons à du vécu ! Et bien justement, lorsqu'un proche se prend une balle dans la cuisse alors qu'il circule en sept places en Casamance, c'est du vécu. Ne vous en déplaise, chacun à le droit de s'exprimer et de témoigner sur ce sur ce forum ! n'est ce pas ? Annonces Google
Du vécuPosté par Thierry Dufour le 24 juin 2011 à 13:35Et bien justement, lorsqu'un proche se prend une balle dans la cuisse alors qu'il circule en sept places en Casamance, c'est du vécu. Ne vous en déplaise, chacun à le droit de s'exprimer et de témoigner sur ce sur ce forum ! n'est ce pas ? Ben oui du vécu , en décembre dernier on c est pris trois cocos dans le parebrise dans le parc du Nioko . Cordialement Thierry Tourisme équitable en CasamancePosté par kassoumaye le 5 juillet 2011 à 13:05comme beaucoup d'autres je trouve votre récit super, je pars mais pas dans l'immédiat en casamance et j'aimerais savoir coment vous avez organisé votre voyage,réservation des camps villageois des taxis de l'hotel etc..; et à peu prés votre budget hors vols un grand merci si vous avez le temps de me répondre bye !!!!!!!!!! Les voyages en Casamance laissent toujours des souvenirs inoubliables ! Certes il faut respecter les règles de sécurité car si la basse Casamance représente, pour les touristes, moins de dangers que Dakar (pourtant en paix) il en est pas de même du nord de la Casamance. Il faut donc arriver, soit par air, soit par mer, mais pas par terre Personnellement j'y voyage seule et ne suis pas importuné (moins en Casamance qu'à Dakar ou Saly....) Les comportements des enfants est conformes à celui des touristes toubabs ! il serait temps que ceux ci arrêtent de les considerer comme des singes à qui l'on jette des bonbons ou des stylos, ce sont ces comportements qui créent celui des enfants et non l'inverse : au grand désespirs de leurs parents.... J'ai eu l'occasion de rencontrer là bas Augustin qui dirige un centre d'accueil des enfants de la rue à Dakar. L'association SPER (solidarité pour les enfants de la rue) manque de ressources. Pour la financer, il a eu l'idée de développer un tourisme solidaire dans sa région d'origine (La casamance). Sa motivation tient aussi dans son amour de la Casamance qu'il veut nous faire partager . Je vous le recommande, si vous souhaitez être accompagné dans votre voyage. Vous trouvez ses coordonnées sur son site kajamo.net. Belle CasamancePosté par laf le 12 juillet 2011 à 09:55depuis 1983 que j'allais en Afrique travailler ou simplement y vivre, j'aurais de quoi raconter... mais comme m'a dit un jour un vieux baroudeur français " a qui veux tu raconter ça ?" sous entendu, personne ne te croira Les vraies infos deviennent rares sur les forums de voyages, trop d'écrivains se la jouant et un journal de bord comme celui tenu depuis des années est périmé en quelques mois avec le monde qui change. Oui, un pro pourrait, s'il était honnête et arrête de faire des fautes en écrivant, fournir de vraies infos en temps réel, sauf que les enjeux individuels faussent les écrits. Les messages disparus censurés sur Dakar Mbour en sont une preuve,. Ceci étant, après avoir connu 11 pays en Afrique, la Casamance est l'une des régions les plus belles qui a su conserver son authenticité, le tourisme de masse ne pouvant y accéder hors Cap skirring et comme un coucher de soleil en haut d'une montagne, ça se mérite.Il faut donc voyager différemment pour y accéder et avec des yeux différents de ceux des touristes de la petite côte. La Casamance n'a rien à voir avec le reste du Sénégal, point de vue perso. message à Casamance vtt : change ton clavier, il est foutu, mauvaise pub pour ta boutique! récit de voyage CasamancePosté par MAMY le 23 juillet 2011 à 11:53Bonjour, et merci de ce récit qui colle tellement à la qualité de services proposés dans les campements de Casamance. Merci pour la valorisation de Diembering, magnifique village qui surplombe l'océan et Merci pour l'éloge de notre ami Luc qui s'est engagé dans cette grande aventure de la vie ! Nous pouvons témoigner de son implication totale pour faire revivre ce campement abandonné et délabré qu'il a trouvé au cours de son premier voyage casaçais, et qui l'a immédiatement séduit ! Bravo Luc, sans compter que tu contribues largement, à travers cette activité, à faire revivre Elinkine ! A tous les futurs adeptes d'une telle destination, je ne peux qu'encourager, je dis FONCEZ, vous ne le regretterez pas, le seul "risque" étant que vous n'ayez que l'envie d'y retourner ! Une suggestion : le Kassa, zone d'Oussouye/enamporte mérite aussi qu'on s'y attarde. Idem pour les Kalounayes, le bluff, le Karone. Notre vie de terrain de 20 ans de terrain nous permet de vous informer, notre e.mail : asso.un@gmail.com Mamy séjour en casamancePosté par daniel le grec le 8 août 2011 à 17:58je vis 6 mois par an en casamance faisant tous les 8 jours le trajet kafountine -zig et je n'ai hormis les pannes de 7 places jamais eu le moindre problème ; il faut éviter de circuler après 17 h , d'autant plus q'a partir de 19 h l'axe diouloulou bignona est effectivement fermé ....mes seuls problèmes en 5 ans 2 tentatives de vol , la nuit en octobre qui est tres chaud et ou mes fenetres étaient ouvertes : un a la canne à peche , l'autre avec tentative d'intrusion que j'ai déoiuragé ; Annonces Google
la paix en casamancePosté par daniel le grec le 16 août 2011 à 12:03c'est quoi ton association ? la paix en casamance ce n'est ni pour demain, ni après demain , tout le monde sauf la population a intéret que ça dure ....guérilla , voleurs , armée , politiques , les responsables du nord , .... que de problémes!Posté par actéon le 16 août 2011 à 19:05Bon à ce que je peus lire pour la éniéme fois, il ya encore et toujours des "problémes" touristes et autochtones, eh! bien faîtes-vous une raison, au lieu de deviser sur les ennuis que celà vous procure actuellement au Sénégal, n'y aller plus choisissez une autre destination en Afrique, elles ne manque pas! Beaucoup on déjà et malheureusement choisis cette option. Maintenant vous voulez continuer, d'accord, mais de grâce, puisque ce site et un site de tourisme ( on pourrai ne pas le croire) nous serions heureux de n'y lire que des récits de séjours voire de randonnées, mais ras le bol des plaignants, pas contents n'y mettez plus les pieds......... Ah oui, j'oubliais, il n'y a pas que Saly au Sénégal.... ou alors il est triste de passer à côté de "coins" qui sont vraiment le Sénégal. les divagations d'actéonPosté par daniel le grec le 17 août 2011 à 10:35mon povre actéon toujours aussi taré , tu as du recevoir qques flèches d'Artémis dans ce qui te sers de bulbe ; je vis en Casamance 6 mois par an et en novembre je vais m'y installer sans doute définitivement .....mais ignorer ce qui s'y passe tient de la "débilité" ...et je comprends que certains touristes aient peur , au grec!Posté par actéon le 18 août 2011 à 06:49si votre connaissance de l'orthographe est de la même facture que votre politesse, alors là j'approuve, ne resté pas 6 mois au Sénégal, mais restez-y déffinitivement, à ne pas vous saluez...... |
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