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Forum Sao Tomé et PrincipeRetour après 1 mois : les SantoméensPosté par rguinamard le 7 mars 2010 à 22:26 dans Autre Sao Tomé et PrincipeAprès avoir parlé des Roças et des plages, quelques mots sur la population. Les Santoméens en eux même sont un sacré dépaysement... La population est pauvre, mais pas malheureuse. On ne peut d'ailleurs pas bien mourir de faim à Sao Tome : il suffit d'aller dans la forêt ou alors de pêcher. Il ne fait bien sur pas froid non plus bien sur. On voit tout de suite en arrivant que le rythme est très différents de chez nous. Tout va doucement à Sao Tome. Il y a un monde entre nos mentalités d'Européens pressés et celle « leve leve » des Santoméens. La nature est généreuse sur l'ile, et je dirais même que la nature est tellement généreuse que les gens n'ont pas à faire trop d'efforts pour vivre. Mais du coup, entre la nature généreuse la colonisation qui n'a sans doute pas du tout encourager l'esprit d'initiative les aides Européennes ou aides d'autres pays qui dévellopent l'assistanat plus qu'autre choses, ben on constate que du coup les Santoméens « se laisse un peu vivre ». Il n'y a que très rarement d'initiatives locales. Les seules constructions ou projets sont toujours liés à des aides étrangères. Quand l'aide s'arrête, ça s'arrête. Ce que j'ai trouvé dur à Sao Tome, c'est de constater que les gens manquent énormément d'initiative, d'organisation, et tout bêtement d'envie d'amélioration. Après y avoir bien réfléchi, je pense que c'est du aux 3 facteurs ci dessus. Il n'y a quasiment aucune maintenance, que ce soit dans les Roças, les routes, ou autres. Et c'est pas seulement par manque d'argent. Plutôt par manque d'envie. Souvent on se dit en voyant des cases locales qu'ils pourraient améliorer hyper facilement leur ordinaire (et gratuitement, juste en rafistolant avec des matériaux de la forêt). Mais en fait, ça c'est notre mentalité d'Européen. A Sao Tome, il s'en foute un peu de tout ça. Ils vivent plus au jour le jour. Quand quelquechose menace de casser, on ne se fatigue pas à réparer. Quand ça casse, ben tant pis, ça reste cassé. On ne répare pas. A la fin tu te dis que finalement, les projets d'aides qui visent théoriquement à rapprocher leurs conditions de vies des notres ne sont pas très utiles car ils renforcent encore l'assistanat, sans encourager l'initiative. Du coup quand les subventions s'arrêtent, ça s'arrête. Parallèlement (mais c'est sans doute lié), l'organisation est désastreuse à Sao Tome : ne comptez pas sur des réservations, un respect d'horaire ou un minimum d'efficacité. Bon, vous me direz qu'on choisit souvent Sao Tome pour le dépaysement, et que ça en fait parti. Et c'est vrai. Mais au bout d'un moment ça peut être pesant. C'est sans doute dur ce que je dis, mais quand vous parlez à des expatriés ou des gens qui connaissent bien le pays, vous aurez quasi tout le temps ce même genre d'avis. Il n'empêchent que les Santoméens sont très gentils et souriants. Par contre pas si évident de lier connaissance : force est de constater qu'on a fait beaucoup moins de rencontres en 1 mois que dans d'autres pays tout aussi pauvres. Bizarre. Je ne sais pas trop pourquoi. Peut être une méfiance lié au colonialisme qui ne date pas de si longtemps?. Je ne sais pas. Enfin bon, que cela ne vous dissouade pas d'aller à Sao Tome. C'est un super pays, et comme je disais, cela fait parti du dépaysement. Mais en tous cas, soyez y préparés. Nota : pour les gens de retour de Sao Tome, avez vous le même avis que moi sur tout cela ? Cordialement Raphaël |